La moisson automnale se poursuit ! Malgré la fatigue accumulée tout au long de l’année et les forts enjeux d’une période toujours décisive en vue des Masters, les stars des circuits ATP et WTA ont de nouveau produit du grand spectacle et ne se sont pas économisées sur les courts d’Europe et d’Asie la semaine passée.
ATP / WTA : savourer les dernières récoltes
Lorenzo Musetti, Daniil Medvedev, Tallon Griekspoor, Elena Rybakina et Katerina Siniakova ont récolté les doux fruits de leur dur labeur ce week-end.

Musetti, la fin d’une (trop) longue attente
Avant de se rendre à Paris pour disputer le dernier Masters 1000 de l’année à la Plenitude Arena, plusieurs stars du circuit ATP ont croisé le fer à Lyon, à l’occasion du Grand Prix Auvergne-Rhône-Alpes. Et nul doute que Lorenzo Musetti ne regrette pas d’avoir fait le déplacement en France. Privé de lauriers depuis son titre à Naples en 2022, l’Italien s’était incliné lors de ses sept dernières finales, incluant celle de Hong Kong, en début de saison.
Vainqueur autoritaire de Taylor Fritz sur la dernière marche ce dimanche (6/3, 6/4 en 1h21), le principal intéressé ne semblait pas y croire, lui qui a très longuement bataillé face à Luca Van Assche en quarts (7/6(5), 6/7(7), 6/4 en 3h33) avant de sauver quatre balles de match contre son compatriote Flavio Cobolli dans le dernier carré (4/6, 6/2, 7/5 en 2h32). "C’est une semaine totalement inattendue, ce tournoi a été un véritable rollercoaster pour moi, a-t-il confié à la suite de son succès. J’ai sauvé quatre balles de match hier avant de disputer une finale fantastique aujourd’hui. En entrant sur le court, j’avais mal partout mais j’ai réussi à me concentrer sur la rencontre et j’ai joué ce que je considère être mon meilleur tennis. J’en suis vraiment fier et heureux […] Mon état d’esprit combattif a été la clé, j’ai vraiment fait preuve d’une attitude incroyable. Je tiens à remercier mon équipe, notamment le staff médical et le kiné qui m’ont aidé à retrouver la forme. En finale, j’étais plus détendu, mon jeu était plus fluide et j’ai vraiment livré une superbe performance. C’est un tel rêve que je n’ai pas envie de me réveiller !"
Cette libération – après quatre ans de malédiction –, il tentera désormais de la sublimer à Vienne et Paris. De son côté, Taylor Fritz (12e à la Race) a grappillé de précieux points dans la course aux Finales ATP de Turin et voudra faire de même à Bâle puis dans la capitale française.
Medvedev, répéter pour mieux gagner
Absent de la fameuse grand-messe de fin de saison en 2025, Daniil Medvedev a mis un pied dans l’avion ce dimanche en conservant son bien à l’ATP 250 d’Almaty. Longtemps habitué à la nouveauté (il avait soulevé ses 22 premiers trophées lors de 22 événements différents jusqu’à ce cru 2026), l’actuel 5e joueur mondial a remporté son 4e titre de l’année après Brisbane, Dubaï et Chengdu, en venant à bout de Nikoloz Basilashvili sur la dernière marche (6/7(6), 6/1, 6/3 en 1h50).
Malgré une balle de set manquée et la perte de la première manche, "Meddy" n’a jamais perdu de vue son objectif de la semaine, lui qui avait aisément écarté ses précédents adversaires. "C’est une question de temps et de chance, a-t-il expliqué sur le fait d’avoir conservé son titre. J’étais en forme, en bonne condition physique et la blessure de Sascha (Bublik, ndlr) en demi-finales m’a donné un coup de pouce supplémentaire. Je suis heureux d’avoir enfin réussi."
Ce premier back-to-back synonyme de 25e titre en carrière lui offre 790 points d’avance sur Alex De Minaur à la Race. De quoi entamer sereinement sa nouvelle campagne à Vienne cette semaine.
Griekspoor, roi du come-back belge
Tout comme Daniil Medvedev, Tallon Griekspoor a dû renverser la table pour s’adjuger le titre lors de l’ATP 250 de Bruxelles. Mais le Néerlandais ne l’a pas seulement fait en finale face à Jan-Lennard Struff (4/6, 6/3, 6/4 en 2h02), il a également signé deux autres remontadas face à Jiri Lehecka puis Francisco Cerundolo, respectivement têtes de série n°2 et n°3 du tournoi ! "Encore un gros combat, a-t-il humblement commenté. Nous nous étions déjà affrontés à plusieurs reprises et chacune de ces rencontres a été une véritable bataille, qui aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre. Je ne sais pas comment j’ai réussi à l’emporter aujourd’hui, j’ai simplement essayé de rester dans le match. Et j’ai réussi à retrouver un bon niveau de jeu à la fin de la partie."
Ce 4e titre en carrière lui permet par ailleurs de gagner 10 places au classement pour réintégrer le Top 50 mondial. De son côté, Struff – qui pouvait devenir à 36 ans le deuxième joueur le plus âgé à remporter un tournoi ATP cette année après Novak Djokovic à Pékin – émarge au 47e rang mondial grâce notamment à de prestigieuses victoires contre Zizou Bergs et Arthur Fils.
Rybakina, la domination se poursuit
Eliminée dès son entrée en lice à Pékin puis forfait à Wuhan, Elena Rybakina a repris sa marche en avant sur les courts du WTA 500 de Ningbo, là où tout avait commencé pour elle la saison passée. "Je suis très heureuse, c’est un endroit spécial pour moi, a-t-elle confirmé face aux médias. L’année dernière, j’ai commencé à très bien jouer à partir de ce tournoi et ça a continué tout au long de l’exercice 2026. J’espère que cette victoire me donnera encore plus de motivation et d’énergie positive pour poursuivre au mieux cette saison et bien commencer la suivante. J’ai l’impression de m’être améliorée à chaque match cette semaine et aujourd’hui, j’ai livré une performance vraiment solide. Je veux continuer sur ma lancée, dès la semaine prochaine."
A l’image de Daniil Medvedev, la Kazakhstanaise y a réalisé le premier back-to-back de sa carrière pour y remporter son 4e sacre de l’année après l’Open d’Australie, Stuttgart et l’US Open, rien que ça. Au sommet de la hiérarchie depuis le Grand Chelem américain, elle a largement dominé Leylah Fernandez en finale (6/2, 6/2 en 1h16), engrangeant ainsi sa 53e victoire de la saison, soit le plus haut total sur le circuit féminin, devant les 50 succès de Mirra Andreeva et Jessica Pegula.
Victorieuse de 15 titres en 28 finales disputées tout au long de sa carrière, la reine de la discipline a été sacrée à 11 reprises lors de ses 15 dernières tentatives sur la dernière marche. Une impressionnante statistique qui a naturellement changé la donne. "Je me souviens que j’étais très frustrée de perdre sans cesse en finale mais aujourd’hui, les choses tournent en ma faveur, a-t-elle poursuivi. Bien sûr, je ne peux pas m’attendre à ce que ça se passe toujours comme ça, une finale reste une finale et il y a toujours une adversaire qui veut gagner autant que moi. Mais pour l’instant, ça fonctionne et je suis vraiment ravie que ça aille en ce sens."
Siniakova, vite fait, bien fait
1h04, c’est le temps qu’il a fallu à Katerina Siniakova pour sceller son succès face à Ashlyn Krueger en finale de l’ATP 250 d’Osaka (6/1, 6/0). Également tombeuse de Peyton Stearns, Magda Linette, Mary Stoiana et Katie Boulter en ne lâchant qu’un set en chemin, l’actuelle n°1 mondiale en double a surnagé tout au long de la semaine pour s’offrir son sixième titre en simple, le premier depuis Nanchang en 2023.
Un scénario idéal pour engranger une bonne dose de confiance avant une fin de saison assez chargée. "J’ai réalisé un très bon match, je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai aussi bien joué, a-t-elle expliqué. Tout allait dans mon sens et j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir. J’étais très confiante et je suis fière de ma prestation. Demain, je pars pour Guangzhou puis ce sera ensuite les finales WTA. Il reste encore quelques semaines de compétition mais j’ai hâte de les disputer !"