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ATP / WTA : négocier la dernière ligne droite

Daniil Medvedev, Alejandro Davidovich Fokina, Leylah Fernandez et Kimberly Birrell ont marqué de leur empreinte le début de la tournée asiatique.

Daniil Medvedev / Photocall trophée - ATP 250 Hangzhou
 - Romain Vinot

Alors que le collectif s’est taillé la part du lion dans l’actualité tennistique ces derniers jours (Billie Jean King Cup, Coupe Davis, Laver Cup), des visages bien connus du circuit ont profité individuellement de cette période pour (re)prendre confiance, peaufiner leur palmarès et entrer tambour battant dans le désormais célèbre Asian Swing de fin de saison.

Medvedev, toujours en embuscade

Privé de Finales ATP l’an dernier pour la première fois depuis 2018, Daniil Medvedev a bien l’intention de monter dans l’avion pour Turin cette saison. Déjà sacré à Brisbane et à Dubaï en début d’année, l’actuel 8e à la Race (et 6e joueur mondial) a triplé la mise à l’ATP 250 d’Hangzhou, remportant ainsi le 22e titre sur dur de sa carrière pour égaler John McEnroe, Stefan Edberg et Michael Chang, rien que ça.

Tombeur consécutivement de Roman Safiullin et d’Andrey Rublev sur le même score (7/5, 6/4), "Meddy" a pu compter sur une mise en jeu de grande qualité (23 aces) pour boucler sa finale entre amis en 1h33. "Je suis vraiment ravi de t’avoir retrouvé sur la dernière marche, a-t-il lancé à l’attention de "Rublo". Je suis désolé d’avoir aussi bien servi aujourd’hui mais j’espère qu’on pourra tous les deux terminer la saison en beauté."

Idéal pour lancer le sprint final de cet exercice 2026 et arriver en confiance du côté de Pékin, où il affrontera Pablo Carreno Busta lors de son entrée en lice ce jeudi.

ADF est définitivement guéri

Battu lors de ses cinq premières finales sur le circuit principal – dont une particulièrement déchirante contre Alex De Minaur à Washington en 2025 – Alejandro Davidovich Fokina avait mis fin à l’anomalie et à la malédiction en récoltant une belle couronne de lauriers à Majorque, en juin. "Ce sacre m’a permis d’évacuer toute l’énergie négative accumulée lors de mes précédentes finales, a-t-il confirmé ce mardi. Je sais désormais comment gérer la pression dans les moments décisifs. Aujourd’hui, c’était serré dans le tie-break mais je savais que j’aurais ma chance."

Mené 6-3 par Hubert Hurkacz dans le jeu décisif de la deuxième manche en finale de l’ATP 250 de Chengdu, l’Espagnol a en effet confirmé sa capacité à se transcender dans les instants clés, lui qui a tout bonnement enchaîné six des sept derniers points pour glaner le deuxième titre de sa carrière (6/4, 7/6(7) en 1h46). Lancé à pleine vitesse vers les hautes sphères de la hiérarchie mondiale cet été, ADF faisait son grand retour à la compétition en Chine, trois mois après avoir contracté une blessure au dos, du côté d’Umag. Un come-back rêvé qu’il tentera désormais de sublimer à Tokyo, où il a rendez-vous jeudi avec Matteo Berrettini, dont la résilience n’est également plus à prouver.

Fernandez, l’Asie lui sourit

Privée de titre en 2026, Leylah Fernandez a brillamment mis fin à cette disette en s’adjugeant le WTA 500 de Singapour le week-end dernier. Malgré la belle résistance de Talia Gibson en finale – une grande première pour l’Australienne sur le circuit principal –, la Canadienne a su se montrer patiente avant de remporter les neuf derniers jeux de la partie (7/5, 6/0 en 1h38). Un succès synonyme de sixième sacre en carrière, le troisième sur le continent asiatique après ceux glanés à Hong Kong en 2023 et à Osaka en 2025. "Je voudrais remercier tous les supporters singapouriens et philippins qui sont venus assister aux matchs, a-t-elle déclaré lors de la cérémonie de remise des prix. Pas seulement mes rencontres d’ailleurs, celles de toutes les joueuses. Vos encouragements, votre énergie et votre bonne humeur ont rendu cette semaine vraiment exceptionnelle. Ça a énormément compté et je vous remercie encore d’avoir regardé des matchs de tennis féminin."

Un victorieux parcours au doux parfum de Roland-Garros puisque la finaliste de l’US Open 2021 s’est imposée face à Mirra Andreeva en quarts de finale avant de renverser Maja Chwalinska dans le dernier carré. Sa victoire en deux manches (6/2, 7/5 en 1h32) face à la lauréate Porte d’Auteuil – la deuxième en quelques semaines après celle acquise au troisième tour du WTA 1000 de Toronto – lui a d’ailleurs octroyé un boost d'assurance qu’elle compte bien mettre à profit lors de ses prochaines sorties. "Ça donne beaucoup de confiance sur le moment mais je sais aussi que dès le lendemain, il faut repartir de zéro, a-t-elle confirmé en conférence de presse. Un autre grand tournoi commence désormais à Pékin et ce ne sera pas facile parce qu’il y aura de nombreuses joueuses de haut niveau. A partir de maintenant, ça va devenir de plus en plus difficile. Mais le fait d’avoir surmonté ce genre d’adversité à Singapour me donne la conviction que je peux le refaire ailleurs." La désormais 26e joueuse mondiale débutera sa campagne chinoise ce vendredi.

Birrell, la troisième est la bonne !

Puisque l’Australie n’était pas présente dans le Final 8 de la BJK Cup à Shenzhen, ses représentantes en ont donc profité pour se distinguer individuellement. Outre Talia Gibson à Singapour, ses deux compatriotes Kimberly Birrell et Maya Joint ont rallié la dernière marche du WTA 250 de Séoul. Une première finale 100% Aussie depuis 2017 qui a tourné à l’avantage de l’ainée (28 ans), elle qui n’avait pourtant encore jamais connu le bonheur d’un sacre sur le circuit principal en carrière (6/4, 6/2 en 1h23).

Finaliste malheureuse à Chennai l’an passé mais aussi à Osaka en 2024, Birrell a ainsi brisé un double plafond de verre puisque ce trophée lui permet d’intégrer pour la première fois le Top 50 mondial (41e). "La troisième est la bonne, waouh, a-t-elle posté sur son compte Instagram. Je ne saurais assez remercier toutes les personnes qui se sont sacrifiées, qui y ont cru (parfois plus que moi) et qui ont tout mis en œuvre pour que ce moment arrive. C’est l’aboutissement d’un travail acharné."