Grâce à ce nouveau succès sur le Centre Court de Wimbledon, le n°1 mondial a une nouvelle fois marqué les esprits et ajouté de nouveaux records à sa longue liste d’accomplissements en signant sa 100e victoire en Grand Chelem.
Wimbledon 2026 : Sinner, royale confirmation
En s’imposant contre Alexander Zverev en finale (6/7(7), 7/6(2), 6/3, 6/4 en 3h46), Jannik Sinner a conservé sa couronne londonienne. Il décroche son cinquième titre du Grand Chelem.
Une ode à la précision
La rencontre promettait d’être serrée et indécise dans ce duel entre deux serveurs de qualité. Elle a tenu toutes ses promesses. Particulièrement précis sur leurs mises en jeu, Jannik Sinner et Alexander Zverev n’ont pas réussi à prendre l’avantage au cours d’une première manche très disputée. Pendant ces 65 premières minutes, une seule balle de break a d’ailleurs été disputée et rapidement effacée par le lauréat de l’édition 2026 de Roland-Garros grâce à une bonne première à 4-3. Mais après plus d’une heure d’échanges aussi longs que spectaculaires, la surprise est peut-être venue du vainqueur de ce premier acte. Contre toute attente – ou presque – et après avoir concédé les 14 derniers sets disputés contre l’Italien (en six rencontres), Sascha a empoché la manche inaugurale de sa première finale à Wimbledon, le poing serré. Sans grande surprise, le deuxième set a été similaire tant l’intensité de la rencontre était grande. Aucune occasion de break, une précision à couper le souffle de part et d’autre, des points époustouflants et un tie-break pour conclure. Mais cette fois-ci, le Transalpin a pris le meilleur départ, allant jusqu’à mener 4-0 et s’offrir trois balles de set à 6-2. Bien malin celui qui pouvait à ce moment-là prédire le vainqueur de cette troisième finale majeure de l’année 2026.
Particulièrement solide sur sa ligne de fond de court, très inspiré également au filet (91,5% de réussite dans les deux derniers sets) et dans la forme des grands jours au service, le tenant du titre est finalement parvenu à faire basculer la rencontre. Dans le troisième set, c’est grâce à un break au moment opportun qu’il a pris les devants au score pour la première fois de la partie (à 4-3), s’offrant le droit de servir pour le gain de la manche. Dans le dernier, il s’est envolé au même moment avec autorité, sur un coup droit gagnant. Une arme toujours aussi bien rôdée grâce à laquelle il a converti sa première balle de match. Bousculé et challengé, Jannik Sinner n’a pourtant jamais semblé dans la position d’un joueur qui a douté ce dimanche. Il a brillamment décroché son premier titre du Grand Chelem en 2026.
La patience récompensée
Vous avez bien lu : aussi surprenant que cela puisse paraître, le n°1 mondial (avec près de 4 000 points d’avance sur son dauphin avant le tournoi de Wimbledon) n’avait pas encore soulevé le moindre trophée du Grand Chelem au cours de cet exercice. Oui, c’est pourtant bien lui qui a encore marqué l’histoire il y a peu en remportant tous les Masters 1000 entre le Rolex Paris Masters en octobre et Rome en mai. Six trophées supplémentaires à ranger dans son armoire pour l’Italien et pas le moindre dans la catégorie "Grand Chelem". Alors ce dimanche était particulièrement important pour le nouveau quintuple vainqueur en Majeur. Comme un symbole, celui qui n’avait remporté qu’un seul tournoi sur gazon avant son sacre à SW19 l’année dernière a finalement décroché un troisième titre sur cette surface – dont deux Wimbledon ! "Chaque Grand Chelem est différent, mais celui-ci représente beaucoup pour moi parce que ça a été difficile de me remettre après Paris comme l’an passé, a décrit celui qui s’est incliné au deuxième tour à Roland-Garros cette année. En arrivant ici, j’avais vraiment envie de me mettre dans les meilleures conditions pour être le plus compétitif possible et je suis très heureux d’y être parvenu."
Avec ce nouveau succès, il est également devenu le 8e joueur à remporter le Majeur londonien sans avoir joué de tournoi de préparation pour faire la transition entre la terre battue et l’herbe. Décidément, si le dur est sa surface de prédilection, Sinner a marqué un grand coup en soulevant une nouvelle fois la célèbre coupe ornée d’un ananas.
Dans une autre dimension
Celle-ci a été plus facile à digérer. Battu pour la quatrième fois de sa carrière en finale d’un Grand Chelem, Alexander Zverev n’a pas semblé abattu à l’issue de la rencontre. Il faut dire que pour la première fois de sa carrière, l’Allemand s’est hissé sur cette dernière marche dans la peau d’un vainqueur de Grand Chelem, et ça a tout changé !
Avec la confiance nouvelle d’un champion sacré il y a quelques semaines sur la terre battue de Roland-Garros, celui qui sera n°2 mondial ce lundi n’a pas abordé cette rencontre comme les précédentes et ça s’est ressenti. Il n’a pas livré la même copie qu’à l’occasion de ses défaites passées et il a même fait trembler le champion en titre, allant jusqu’à lui prendre une manche. "Évidemment, j’aurais aimé soulever le trophée, mais je suis très satisfait, a-t-il déclaré en conférence de presse. J’ai gagné le titre à Paris, atteint la finale ici pour la première fois. Est-ce que tout est parfait ? Non, mais je crois qu’on va dans la bonne direction." Alors, si ce Zverev-là n’est pas parvenu à réaliser la performance exceptionnelle qu'est le Channel Slam, nul doute qu'il a clairement franchi un cap cet été.