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Mercredi 3 juin : les quarts de finale du jour

Focus sur les trois quarts de finale du simple programmés en journée, ce mercredi.

FAA vs Cobolli - 3000x2000
 - Hadrien Hubert

Maja Chwalinska – Anna Kalinskaya (n°22)

Court Philippe-Chatrier - 1ère rotation

Duel d’outsiders pour ouvrir le bal sur le Philippe-Chatrier ! Le quart de finale entre Maja Chwalinska et Anna Kalinskaya (n°22) opposera deux joueuses affichant une trajectoire aussi belle qu'inattendue. Issue des qualifications (une première pour une quart-de-finaliste à Roland-Garros depuis Nadia Podoroska et Martina Trevisan en 2020), la Polonaise vit un véritable conte de fées sur la terre battue parisienne. Tombeuse de Qinwen Zheng lors de son entrée en lice dans le tableau principal, elle a ensuite facilement disposé d’Elise Mertens, avant de renverser une Maria Sakkari pourtant de retour à son meilleur niveau. En huitièmes de finale, elle a mis fin au très beau parcours de la Française Diane Parry.

Titrée au Challenger d’Oeiras (Portugal) en avril, la 114e joueuse mondiale brille par ses variations et sa science du fond de court ainsi que par sa capacité à garder son calme et sa bonne humeur en toutes circonstances. Avant sa formidable épopée parisienne, elle n’avait atteint le tableau principal d’un Grand Chelem qu’à deux reprises et n'avait accumulé que deux petites victoires sur terre battue sur le circuit principal...

De son côté, Anna Kalinskaya sort d’une rencontre longue de 2h49 contre la tombeuse de Coco Gauff, Anastasia Potapova. Menée à plusieurs reprises, elle est finalement parvenue à se qualifier pour les quarts de finale, un stade qu'elle avait déjà atteint en Majeur, à l’Open d'Australie 2024. Mais du côté de la Porte d'Auteuil, la tête de série n°22 n'avait jusqu'ici gagné qu'une seule rencontre dans sa carrière !

Un changement de braquet qui s'explique par une nouvelle approche. "J’ai abordé cette saison sur ocre avec beaucoup de sérénité, je ne me suis pas mis trop de pression pour bien jouer, a-t-elle confirmé. Je suppose que ça m’aide. Je m’entraîne aussi dur que d’habitude et chaque année, je me sens plus à l’aise sur terre battue grâce à l’expérience, mais je ne me fixais aucune attente particulière sur cette surface. Je suis simplement heureuse de ma situation actuelle. Si on m’avait dit il y a deux semaines que je serais ici, je ne l’aurais pas cru."

Y croire et tout donner, tel sera l'unique objectif de ces deux joueuses, qui ont un dernier carré à portée de raquette.

Aryna Sabalenka (n°1) – Diana Shnaider (n°25)

Court Philippe-Chatrier, 2e rotation

Parviendra-t-elle à profiter de l'occasion ? Après les éliminations précoces d’Elena Rybakina, d’Iga Swiatek et de Coco Gauff, Aryna Sabalenka est devenue l’immense favorite de cette édition 2026. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle assume ce statut depuis son entrée en lice. Sur ses standards habituels, elle a passé peu de temps sur le court (son plus long match a duré 1h36), n'a pas perdu de set et ne s'est fait aucune frayeur.

En huitièmes de finale face à Naomi Osaka, la quadruple championne en Grand Chelem a de nouveau fait étalage de sa puissance. Mais ce n'est évidemment pas sa seule et unique force. Ces dernières années, au-delà de travailler son mouvement à l'engagement, elle a ajouté quelques touches de variation à son jeu désormais complet, qui fait mouche sur terre battue. Cette saison, la n°1 mondiale a atteint la finale de l’Open d’Australie, avant de réaliser le Sunshine Double (Indian Wells et Miami). Sur ocre en revanche, elle a posé ses valises dans la capitale avec assez peu de confiance et de références dans les tournois de préparation (un quart de finale à Rome comme meilleur résultat).

Si elle n'a pas connu beaucoup plus de réussite dans les tournois WTA 1000 qui ont précédé le grand rendez-vous parisien, Diana Shnaider a toutefois accumulé les rencontres, en simple comme en double. Médaillée d'argent aux Jeux olympiques de Paris 2024 en compagnie de Mirra Andreeva, elle avait atteint le dernier carré Porte d'Auteuil l'an passé, toujours avec la même partenaire. En simple, elle disputera ce mercredi son premier quart en Majeur, un nouveau palier atteint grâce à un parcours sans encombre. Particulièrement impressionnante en fin de match face à Madison Keys au tour précédent, elle se présentera sur le court Philippe-Chatrier sans pression et avec des atouts susceptibles de bousculer n'importe quelle joueuse. Y compris la reine ?

Félix Auger-Aliassime (n°4) – Flavio Cobolli (n°10)

Court Philippe-Chatrier, 3e rotation

Félix Auger-Aliassime l'a confié lui-même, il est à Roland-Garros comme à la maison, ou presque. "Je ne suis pas français mais je me sens comme chez moi ici et je vais essayer d’être en finale dimanche", a expliqué le Canadien francophone, se remémorant ses premiers souvenirs Porte d'Auteuil, lorsqu'il avait 12-13 ans. Un lieu qui n'était pourtant pas son refuge ces dernières années, lui qui a plutôt développé un amour passionnel pour le dur, comme en atteste son palmarès. S'il avait bien poussé le maître des lieux Rafael Nadal à disputer un cinquième set en huitièmes de finale de l'édition 2022, il n'était encore jamais parvenu à dépasser ce stade à Paris.

Pour devenir le premier représentant de son pays à disputer les quarts de finale de chaque levée du Grand Chelem, FAA a bataillé lors de ses premiers tours - il a notamment été sévèrement bousculé par Daniel Altmaier - avant de livrer son match le plus convaincant en huitièmes face à Alejandro Tabilo.

De son côté, Flavio Cobolli poursuit l'une de ses plus belles campagnes en Majeur. Comme à Wimbledon l'an passé, l'Italien de 24 ans est au rendez-vous des quarts grâce à trois victoires immaculées et une légère frayeur face à l'invité surprise Zachary Svajda. Plus agressif que par le passé, capable d'alterner variations et accélérations, il a pleinement retrouvé ses couleurs sur terre battue après un léger passage à vide à la suite de son titre glané à Acapulco. Finaliste à Munich il y a quelques semaines, il a confirmé sa belle dynamique et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.

Sa confiance pourrait d'ailleurs être renforcée par un historique favorable contre la tête de série n°6. Le Transalpin a en effet remporté leurs deux seules confrontations sur le circuit principal...