Peu nombreux sont ceux qui, au premier jour du tournoi, imaginaient cette affiche en finale du simple messieurs. Si la présence d’Alexander Zverev, tête de série n°2, n’a rien de surprenant, celle de Flavio Cobolli (n°10) l’est un peu plus.
Cobolli - Zverev, une quête à achever
Flavio Cobolli (n°10) et Alexander Zverev (n°2) s'affrontent pour un premier titre en Grand Chelem.

L’Italien n’a pourtant rien volé et est à sa place sur cette dernière marche. Lui qui, peu importe le résultat de la rencontre, est assuré de faire son entrée dans le Top 10 pour la première fois de sa carrière lundi a déjà coché un premier objectif en assurant ce classement. "C’est l’objectif de tant d’années de travail. Depuis que j’ai commencé le tennis, j’ai toujours rêvé d’être là où je suis aujourd’hui."
Ce dimanche (à partir de 15h00), il aura l’occasion de réaliser un autre rêve lors de sa première finale de Grand Chelem. Pour en arriver là, Flavio Cobolli a parfaitement profité d’un haut de tableau orphelin du n°1 mondial dès le deuxième tour suite à la défaillance de Jannik Sinner contre Juan Manuel Cerundolo. Après trois premiers tours tranquilles, la tête de série n°10 a dû batailler quatre sets contre Zachary Svajda et Félix Auger-Aliassime (n°4) avant de bénéficier du forfait de son compatriote et ami Matteo Arnaldi, victime d’un virus avant leur demi-finale.
Doté d’un sens tactique remarquable et capable d’accélérations fulgurantes en coup droit, le vainqueur des tournois de Hambourg et de Bucarest l’an dernier ainsi que d'Acapulco cette saison aura, dimanche, l’occasion de changer de dimension en devenant vainqueur en Majeur.
Zverev, l'occasion d'une vie
La trajectoire de son adversaire en finale est bien différente. L’Allemand a déjà disputé (et perdu) trois finales de Grand Chelem. Il a désormais devant lui la plus belle occasion de sa carrière de changer de dimension. En quête de consécration après des années passées dans l’ombre de ses plus grands rivaux, le finaliste de Roland-Garros 2024 aborde ce dernier match de la quinzaine avec la même étiquette scotchée dans le dos que lors de ses six précédentes sorties : celle du favori.
Sa puissance au service, sa qualité de déplacement et sa solidité en fond de court lui ont en effet permis de survoler les débats face à chacun de ses adversaires sur la terre battue parisienne. Depuis le début de cette édition 2026, il n’a abandonné que deux petits sets en six matchs (contre Quentin Halys au troisième tour et Jakub Mensik en demies).
Sur le papier, son expérience, sa vélocité et sa constance semblent lui donner un léger avantage. Toutefois, la confiance accumulée par l’Italien et sa capacité à jouer libéré pourraient rebattre les cartes. D'autant que Sascha devra gérer une plus grande pression...