Voilà, son rêve est là, à portée de main. Alexander Zverev (n°2) s'est donné une nouvelle occasion, peut-être la plus belle de toutes, d'atteindre enfin son Graal en Grand Chelem. Très solide depuis le début de la quinzaine, il a dominé Jakub Mensik (n°26) au terme d'une demi-finale globalement maîtrisée, malgré la perte du troisième set (7/5, 6/2, 3/6, 6/3 en 3h01), ce vendredi à Roland-Garros. À 29 ans, l'Allemand disputera ainsi sa quatrième finale majeure, la première contre un Italien puisqu'il défiera Flavio Cobolli (n°10), qui a bénéficié du forfait de Matteo Arnaldi, victime d'un virus.
Demi-finales : Zverev, au rendez-vous de son destin
Vainqueur en quatre sets de Jakub Mensik (7/5, 6/2, 3/6, 6/3 en 3h01) dans la première affiche du dernier carré messieurs de cette édition 2026, Alexander Zverev disputera dimanche sa quatrième finale de Grand Chelem, la deuxième à Roland-Garros.
Mensik, un réveil un peu tardif
Beaucoup moins habitué à ces sommets et visiblement émoussé par son parcours éreintant jusqu'aux demi-finales, le Tchèque de 20 ans est entré trop tardivement dans sa partie. Sans doute tendu par l'enjeu, il a multiplié les fautes directes en début de match (8 dans les trois premiers jeux et 16 sur l'ensemble du premier set) et permis à son adversaire d'installer son rythme de croisière.
Même s'il a concédé les trois premières balles de break du match à 4-3, l'Allemand les a toutes sauvées. C'est lui qui a fait la première différence sur le service de la tête de série n°26 pour mener 6-5 avant de conclure le set de façon autoritaire grâce à son efficacité au service : 71% de premières balles (contre 55% pour son adversaire) et 78% de points remportés derrière celles-ci.
Un accroc sans conséquence
Comme il le fait depuis le début du tournoi, Zverev, a alors déroulé une partition sans fausse note ou presque, sans jamais céder à ses émotions même après la perte du troisième set (sa deuxième manche lâchée depuis le début du tournoi après celle cédée contre Quentin Halys au troisième tour). Surpris par un break de son adversaire, soudain plus offensif et efficace au filet pour se détacher 4-2 puis recoller à deux manches à une (6/3), le n°3 mondial n'a pas paniqué. Mieux, il a serré le jeu d'entrée de quatrième set pour reprendre le service du Tchèque pour la quatrième fois du match, avant de s'envoler vers la victoire (7/5, 6/2, 3/6, 6/3).
"Jakub a super bien joué ces deux dernières semaines, je savais que ce serait le challenge le plus difficile que j'ai eu jusqu'ici et je suis content de la façon dont j'ai joué, s'est réjoui le vainqueur au micro d'Alex Corretja. Au troisième set, il a haussé son niveau de jeu de façon incroyable mais j'ai aussi manqué quelques coups, a-t-il ajouté en conférence de presse. Je sentais quand même que j'avais plus ou moins le contrôle du match et que si je tirais profit des opportunités qui se présenteraient, je me remettrais dedans et je gagnerais. C'est ce que je me suis dit. Un match en cinq sets c'est long. Ça arrive de perdre un jeu de service, c'est normal. il fallait juste que je me concentre de nouveau sur mon jeu pour bien finir le match."
Finaliste malheureux en 2024 (battu en cinq sets par Carlos Alcaraz), il devient le premier joueur allemand de l'ère Open à se qualifier au moins deux fois pour la finale de Roland-Garros.