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Félix Auger-Aliassime : assurer et assumer

Focus sur FAA, qui tente ce lundi d'accéder pour la première fois de sa carrière aux quarts de finale de Roland-Garros.

Félix Auger-Aliassime / Troisième tour - Roland-Garros 2026
 - Baptiste Blanchet

De nouveau présent en huitièmes de finale, son meilleur résultat Porte d’Auteuil, le Canadien de 25 ans, 6e joueur mondial, s’élance en favori avant de défier le gaucher chilien Alejandro Tabilo, en troisième rotation sur le court Philippe-Chatrier. Malgré un tableau dégagé, il ne s’enflamme pas.

Un tournoi pas à pas

Certes, ses enchaînements service-coup droit font plus régulièrement mouche sur surfaces rapides, en témoignent ses deux demi-finales à l’US Open (2021 et 2025) ou ses quarts à l’Open d’Australie et Wimbledon. À Roland-Garros, Félix Auger-Aliassime (n °4) n’a jamais dépassé les huitièmes (2022, 2024). Par ailleurs, ses neuf titres ont tous été remportés sur dur.

Mais tour après tour, il écarte les obstacles. Mené 2 sets à 1 par l’Allemand Daniel Altmaier lors de son entrée en lice, il s’en est finalement sorti au super tie-break. Derrière, il a mis un set à se régler contre Roman Andres Burruchaga au deuxième tour, avant de s’imposer avec autorité. Puis au troisième tour, il lui a fallu de nouveau s’employer face à l’Américain Brandon Nakashima (5/7, 6/1, 7/6(4), 7/6(1) en 3 h 48). "Je suis très content de passer, a souri Auger-Aliassime à l’issue de ce nouveau duel à couteaux tirés. À la fin, je pense que ma tactique était plus correcte, j’ai ajusté les bonnes choses au bon moment pour donner plus de hauteur. C’était difficile sur les premières frappes, mais j’ai eu plus de chance dans les échanges longs."

Prétendant de fait

Seul membre du Top 10 encore en lice avec Alexander Zverev (n°2), il fait forcément partie de la meute des favoris. Car l’absence de Carlos Alcaraz, conjuguée aux éliminations de Jannik Sinner et Novak Djokovic, modifie forcément les rapports de force. "Pour moi, ça ne change pas le tournoi, tempère-t-il. Je dois gagner mon huitième, puis mon quart de finale. Normalement, je ne jouais pas Sinner avant les demies, donc déjà, je dois y parvenir. Après, si je ne joue pas Sinner mais un autre adversaire, c’est sûr que sur le papier, c’est mieux ! J’ai quand même beaucoup de travail avant d’être dans le dernier carré."

Une saison mitigée

Jusqu’ici, son année, marquée tout de même par un titre à Montpellier, manque de constance pour un joueur de son calibre. Contraint à l’abandon au premier tour de l’Open d’Australie, Auger-Aliassime a atteint la finale à Rotterdam, les demies à Dubaï, les huitièmes à Indian Wells et le troisième tour à Miami. Sur terre battue, il a débuté par un quart de finale à Monte-Carlo, avant d’accumuler les contre-performances à Madrid, Rome et Hambourg.

Gérer la précocité

Numéro deux mondial chez les juniors en 2016, finaliste de Roland-Garros la même année, le Canadien a été un modèle de précocité, à l’image d’un Carlos Alcaraz ou d’un Moïse Kouame. Annoncé comme le futur n° 1 mondial, le protégé de Frédéric Fontang a dû gérer des attentes énormes. "Pour moi, ça a été une expérience positive. Mais le challenge, c’est qu’en fait, tu mets un standard qui est haut à un jeune âge. Tu te mets dans une position où les autres te prennent un peu en exemple, expliquait-il dans le journal L’Équipe. Et il faut garder ce standard au fil des années. Le défi est là. Ce n’est pas toujours facile. Il y en a qui ont toutes les qualités dès le départ, d’autres qui continuent à s’améliorer. Mais certains stagnent un peu. Avoir un record de précocité, si une carrière reste moyenne ensuite, ça ne veut rien dire."

➡️Suivez les huitièmes avec notre live commenté !

Felix Auger-Aliassime, Roland-Garros 2026, third round