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Lundi 1er juin : les matchs à ne pas manquer

Voici quatre matchs que l'on vous suggère de ne pas manquer ce lundi à Roland-Garros.

Tiafoe vs Arnaldi
 - Marion Theissen et Rémi Bourrieres

Juan Manuel Cerundolo – Matteo Berrettini

Court Suzanne-Lenglen, 3e rotation

 

Vous aimez les miraculés, les guerriers au grand cœur et les histoires un peu folles que l'on n'attendait pas, ou plus ? Rendez-vous sur le court Suzanne-Lenglen, ce lundi, pour le seul duel des huitièmes de finale masculins entre deux joueurs non têtes de série, Juan Manuel Cerundolo et Matteo Berrettini.

Au jeu du plus grand rescapé, le premier nommé a la palme. Après avoir bénéficié de l'effondrement du grand favori Jannik Sinner - alors qu'il était mené deux sets à rien et 5-1 dans le troisième set -, l'Argentin a remporté un ahurissant marathon de 5h58 contre Martin Landaluce, le plus long match du tournoi. Comme il l'a écrit avec humour, il espère pouvoir être sur ses deux jambes pour ce qui sera sa première rencontre à ce stade de la compétition en Grand Chelem.

Sa chance sera d'affronter un adversaire qui a puisé autant que lui. Lors de sa dernière sortie, Matteo Berrettini a passé 5h13 sur le court et sauvé deux balles de match face à Francisco Comesana, pour sceller son grand retour en huitièmes de finale d'un Majeur. Le bout du tunnel, enfin, après avoir cumulé tant de blessures.

L'opposition de styles sera totale, aussi. Là où le puissant Italien s'appuie sur un service / coup droit "marteau", le gaucher argentin, lui, pratique un tennis de terrien presque à l'ancienne, placé plus que puissant, tout en impressionnant par son flegme en toutes circonstances. Lequel des deux sera encore debout pour les quarts ? Réponse ce lundi.

Frances Tiafoe (n°19) – Matteo Arnaldi

Court Suzanne-Lenglen, 4e rotation

 

Amis spectateurs du court Suzanne-Lenglen, on espère que vous serez en pleine forme ce lundi. Car à peine aurez-vous repris votre souffle après un Cerundolo - Berrettini possiblement épique (voir ci-dessus), qu'il faudra enchaîner, en soirée, par un duel tout aussi indécis entre Frances Tiafoe et Matteo Arnaldi.

Il y aura, c'est certain, beaucoup de générosité sur le terrain entre deux hommes qui, chacun dans un style très différent, ont l'habitude d'aller au bout d'eux-mêmes. D'ailleurs, eux aussi ont remporté leur troisième tour en cinq sets, en dégainant leurs meilleurs coups dans le money time. L'Américain a remonté deux sets de retard contre Jaime Faria tandis que l'Italien a réalisé un super tie-break de feu pour battre Raphaël Collignon, après quasiment cinq heures. Deux combats à couper le souffle. Deux de plus dans ce Roland-Garros complètement fou.

Sur le circuit professionnel, il s'agira de leur troisième empoignade et si Tiafoe a remporté leur première confrontation en Grand Chelem (Wimbledon 2024, en cinq sets évidemment), Arnaldi a en revanche gagné celle qui s'est déroulée sur terre battue (Madrid 2025). Avec ça… Entre la puissance de feu du showman US et la créativité plus discrète de la pépite de Sanremo, il peut franchement tout se passer.

Maja Chwalinska (Q) – Diane Parry

Court Philippe-Chatrier, 2e rotation

Il s’agit sans doute de l'affiche la plus surprenante de ces huitièmes de finale. Pourtant, Maja Chwalinska et Diane Parry ont largement mérité leur place parmi les seize dernières protagonistes en lice pour soulever la Coupe Suzanne-Lenglen, le 6 juin prochain.

Joueuse qualifiée, la Polonaise réalise la plus belle quinzaine de sa carrière en Grand Chelem. À 24 ans, elle n’avait disputé le tableau final d’un Majeur qu’à deux reprises jusqu’ici : à Wimbledon en 2022 (deuxième tour) et à l’Open d’Australie en janvier dernier (premier tour). Dans la capitale française, la gauchère s’est montrée intraitable : elle n’a perdu qu’un seul set depuis son entrée en lice – le 18 mai dernier lors du premier tour des qualifs' – et a infligé quatre 6/0 à ses adversaires, dont Qinwen Zheng et Elise Mertens. Autant de faits d'armes qui mettent en valeur sa capacité à rivaliser avec les meilleures. D’autant plus qu’elle a longtemps évolué aux côtés de l’une d’elles : Iga Swiatek, avec laquelle elle a remporté le double juniors à l’Open d’Australie en 2017. Forte d’un titre en WTA 125 sur la terre battue d’Oeiras (au Portugal), en avril dernier, la dernière joueuse issue des qualifications du tableau féminin semble avoir toutes les cartes en main pour tenter d’aller encore plus loin.

Mais elle va se mesurer à une joueuse en forme, qui bénéficiera du soutien sans faille d'un public qui rêve d'une aventure dorée "à la Loïs Boisson". Dernière Française en lice, Diane Parry a mis un peu de temps avant de retrouver ses réflexes sur terre battue (premier tour à Rouen et élimination au stade des qualifications à Madrid et Rome). Mais il y a deux semaines, elle a fait le plein de confiance en soulevant le trophée Clarins. De quoi poser ses valises Porte d'Auteuil avec quelques automatismes retrouvés.

Très en forme depuis le début du tournoi, celle qui n’avait encore jamais disputé la deuxième semaine d’un Grand Chelem a notamment remonté un set de retard au premier tour face à Anhelina Kalinina. Samedi, pour son troisième match consécutif sur le Philippe-Chatrier, elle s’est imposée face à une sérieuse candidate au titre, Amanda Anisimova (n°6). Et quoi de mieux qu'un deuxième succès en carrière contre une joueuse du Top 10 à Roland-Garros pour prendre confiance ? Face à la qualifiée polonaise, la voie semble royale pour se rapprocher des sommets. "C’est vrai que l’on s’attend souvent à se retrouver face à une joueuse du Top 20, au moins, à ce stade de la compétition, a-t-elle détaillé en conférence de presse. Donc, c’est vraiment une belle opportunité pour nous deux. Je vais préparer le match de mon mieux pour être à 100%. Je ne la connais pas tant que ça, je vais essayer de m’entraîner avec une gauchère pour ajuster mon jeu et aller encore plus loin." Laquelle de ces joueuses, classées au delà du Top 90, accédera aux quarts ? Réponse ce lundi !

Diane Parry / Troisième tour - Roland-Garros 2026

Flavio Cobolli (n°10) – Zachary Svajda

Court Philippe-Chatrier, 1ère rotation

 

Sur le papier, c'est le match le plus déséquilibré des huitièmes de finale messieurs. Et c'est sans doute ce qui le rend si intrigant. Dans une partie haute du tableau balayée par les surprises, Flavio Cobolli est la seule (forte) tête, avec Félix Auger-Aliassime, à avoir tenu son rang. Alors que Zachary Svajda est peut-être le joueur qu'on attendait le moins.

À 23 ans, l'Américain joue son premier Roland-Garros. Avant cela, il n'avait gagné qu'un seul match dans sa carrière sur terre battue sur le circuit principal, cette année à Rome. Et puis, à Paris, la magie a opéré. Profitant de la défaite de Daniil Medvedev dans sa section, il s'est faufilé en deuxième semaine, en terrassant Francisco Cerundolo en cinq sets. Et ce, le jour de l'anniversaire de son papa, décédé d'un cancer en octobre dernier.

Lors de l'US Open 2019, alors qu'il n'avait que 16 ans, Svajda avait fait parler de lui en poussant aux cinq sets Paolo Lorenzi, 20 ans et 11 mois de plus que lui (une différence d'âge record entre deux adversaires dans un tournoi majeur). Personne n'imaginait qu'il mettrait sept ans à atteindre son premier huitième en Grand Chelem, sur sa surface la moins favorable.

La terre battue, en revanche, est l'élément naturel de Flavio Cobolli, qui a pour sa part déjà atteint un quart de finale majeur, l'an dernier à Wimbledon. Pour pas mal d'observateurs, l'Italien fait désormais office de favori de cette partie haute du tableau, surtout après sa démonstration au tour précédent contre Learner Tien. Le Florentin, lui, ne veut pas y penser. Il sait ce que le poids d'un tel statut implique durant cette édition 2026...