Mais qui est le génie qui a écrit le script de cette première semaine Porte d'Auteuil ? Qu'on lui décerne la palme du suspense et des rebondissements sans fin ! A chaque jour son lot de surprises, d'émotions en tout genre et de matchs incroyables.
Troisième tour : Paris à la folie !
Matteo Berrettini, Juan Manuel Cerundolo et Matteo Arnaldi se sont tous les trois imposés dans des matchs titanesques achevés au super tie-break, ce samedi. Ce Roland-Garros est complètement fou.

Ce Roland-Garros 2026 sera donc le premier Majeur de l'ère Open à ne compter aucun vainqueur de Grand Chelem à l'aube de sa deuxième semaine. Il restera aussi comme le tournoi de la catégorie reine ayant proposé le plus de thrillers en cinq sets en première semaine : huit sur seize au total du troisième tour. Du jamais vu. Trois d'entre eux, joués ce samedi pendant que le PSG ferraillait en finale de Ligue des Champions, resteront dans les mémoires. Plus que jamais, Paris est magique cette année.
Berrettini, le retour du chevalier
Jusqu'à présent, le record du match le plus long de cette édition avait été établi jeudi par Moïse Kouame et Adolfo Daniel Vallejo (4h56), juste devant l'épique Djokovic-Fonseca joué le lendemain (4h53). Matteo Berrettini et Francisco Comesana ont fait mieux samedi sur le court Simonne-Mathieu : 5h13 d'un combat de gladiateurs remporté par l'Italien 7/6(3), 5/7, 6/7(4), 6/4, 7/6(13), après avoir magnifiquement sauvé deux balles de match dans le super tie-break.
Mené deux sets à un, le colosse de Rome a tout renversé et réussi à tenir bon dans un super jeu décisif, joué à fleur de peau par les deux hommes. Après avoir lui-même manqué trois premières balles de match, il a finalement conclu à la quatrième, se qualifiant ainsi pour la deuxième semaine d'un Grand Chelem pour la première fois depuis Wimbledon 2023.
Cerundolo, le rêve continue
Il affrontera à ce stade un autre joueur argentin, qui sera sans doute aussi fatigué que lui : Juan Manuel Cerundolo, sorti vainqueur d'un autre match tout aussi fou voire carrément dingue, sur le court 7, face à Martin Landaluce (6/4, 6/7(5), 7/6(4), 6/7(4), 7/6(8) en 5h58). Soit le troisième plus long match de l'histoire du tournoi. Et le plus long depuis l'instauration du super tie-break, en 2022.
Le top 3 des matchs les plus longs à Roland-Garros :
- F. Santoro bat A. Clément (1er tour, 2004) : 6/4, 6/3, 6/7(5), 3/6, 16/14 en 6h33.
- L. Giustino bat C. Moutet (1er tour, 2020) : 0/6, 7/6(7), 7/6(3), 2/6, 18/16 en 6h05.
- J. M. Cerundolo b. M. Landaluce (3e tour, 2026) : 6/4, 6/7(5), 7/6(4), 6/7(4), 7/6(8) en 5h58.
Un match également devenu le troisième à proposer quatre jeux décisifs à Roland-Garros (dans l'ère Open). Les deux autres ? Une victoire de Paul McNamee contre John McEnroe en 1980, et de Wayne Arthurs contre Nicolas Coutelot en 2001.
Un dénouement cruel pour Landaluce, vainqueur de ses deux premiers tours en cinq sets. Le jeune Espagnol de 19 ans s'est encore battu comme un lion, sauvant notamment deux balles de deux sets à rien et remontant un retard de 5-3 dans le quatrième set. Mais deux fautes en revers à 8-8 au super tie-break ont précipité sa perte. Pour Cerundolo, le tombeur de Jannik Sinner, impressionnant de calme et de maîtrise dans les moments chauds, le rêve continue.
Arnaldi au bout de la nuit
Vous pensiez être arrivés au bout de vos émotions ? Loin de là. La soirée s'est prolongée dans la folie également sur le court 14, avec ce bras de fer mémorable remporté par Matteo Arnaldi face à Raphaël Collignon, 6/4, 6/7(5), 5/7, 6/4, 7/6(4) en 4h58.
Comme Matteo Berrettini, Arnaldi perdait deux sets à un mais a fait preuve d'une bravoure immense dans un cinquième set qu'il a mené de bout en bout (4-1 puis en obtenant une balle de match à 5-4). Finalement, l'Italien a attendu le super tie-break pour sortir quelques-uns de ses plus beaux coups, au meilleur moment. Il était 22h lorsqu'il a validé son retour en huitièmes de finale de Roland-Garros (après 2024). Mais la soirée était loin d'être finie. Et le feuilleton de Roland encore moins. Vivement le prochain épisode.