Alors que les surprises sont légion depuis le début de la compétition, certaines joueuses parviennent à tenir le cap et leur rang. C'est notamment le cas de Mirra Andreeva - tombeuse au métier de la toujours dangereuse Marie Bouzkova (6/4, 6/2 en 1h35) - et d'Elina Svitolina, qui a battu Tamara Korpatsch avec autorité (6/2, 6/3 en 1h31).
Troisième tour : Svitolina & Andreeva solides, Teichmann impressionne
Mirra Andreeva sera bien au rendez-vous des huitièmes de finale, tout comme Elina Svitolina, Jil Teichmann et Sorana Cirstea.
Svitolina ne tremble pas
Bousculée par Anna Bondar au premier tour, Elina Svitolina a haussé le ton lors de ses deux derniers matchs. Avec un break d'entrée, elle a immédiatement mis la pression à son adversaire du jour avant de s'envoler vers le gain du premier set, grâce notamment à 14 coups gagnants. Surprise d'entrée de deuxième manche, l'Ukrainienne a immédiatement réagi pour aligner cinq jeux consécutifs avant de conclure 6/2, 6/3, sur sa deuxième occasion.
Qualifiée en huitièmes de finale à Roland-Garros pour la huitième fois de sa carrière après ce succès express contre Tamara Korpatsch, la récente championne du WTA 1000 de Rome y affrontera Belinda Bencic (n°11) ou Peyton Stearns (78e).
Andreeva maîtrise ses nerfs
La demi-finaliste de l'édition 2024 a bien retenu la leçon de son tour précédent. Opposée à une joueuse contre laquelle elle n'avait jamais perdu le moindre set en quatre confrontations, elle est bien mieux entrée dans son troisième tour pour s'éviter de courir après le score. Challengée dans les longs rallyes - à l'image de cet incroyable point remporté par la Tchèque à 3-3 (40-40) dans le premier set -, Andreeva a su se montrer patiente et plus forte que la frustration, pourtant palpable en bord de court.
Déçue de ne convertir que trois de ses huit balles de break et coupable de 25 fautes directes au total durant la rencontre, la joueuse de 19 ans n'en a pas moins trouvé son rythme et semble monter progressivement en puissance dans cette édition 2026. Au passage, celle qui compte déjà 32 victoires cette saison (record), dont 18 sur terre battue (record), est devenue la plus jeune joueuse à rallier les huitièmes de finale de Roland-Garros trois fois de suite depuis Martina Hingis (de 1997 à 1999).
Teichmann, retour gagnant
Au prochain tour, la protégée de Conchita Martinez ne sera pas opposée à la tête de série n°10, Karolina Muchova, battue à la surprise générale par Jil Teichmann. Absente du circuit pendant de nombreux mois, la Suissesse - retombée au-delà de la 150e place mondiale mais qui a fait jouer son classement protégé pour intégrer le tableau principal - a pleinement retrouvé son niveau mais aussi son sourire sur le court.
Impériale dans la première manche, elle a démontré toute sa force de caractère pour conclure ce troisième tour en deux sets, et ce alors qu'elle était menée 1-5 par la finaliste de l'édition 2023 ! Une victoire de prestige qui lui permet par ailleurs d'égaler son meilleur parcours en Grand Chelem, la joueuse de 28 ans ayant déjà disputé les huitièmes de finale Porte d'Auteuil en 2022, durant sa meilleure saison sur le circuit principal. Avant cette année, Jil Teichmann n'avait passé qu'une seule fois le deuxième tour d'un Grand Chelem. C'était ici même en 2022 lorsqu'elle avait atteint les huitièmes de finale.
Cirstea intraitable
Depuis qu'elle a annoncé que cette saison serait la dernière de sa très belle carrière professionnelle, Sorana Cirstea joue à son meilleur niveau et semble totalement libérée. Particulièrement expéditive à l'occasion de ses deux premières sorties (victoires face à Ksenia Efremova en 1h10 et contre Eva Lys en 1h03), la demi-finaliste du tournoi de Rome a fait encore mieux ce vendredi en rendant une copie immaculée face à la terrienne Solana Sierra (6/0, 6/0 en 56 minutes). En ne cédant donc pas le moindre jeu, elle est devenue, à 36 ans, la joueuse la plus âgée de l'histoire à réaliser un tel accomplissement en Grand Chelem. De retour en huitièmes de finale à Paris pour la première fois depuis 2021, la Roumaine y affrontera Xiyu Wang.