- Myrtille Rambion

Quels ont été les grands moments de l’année tennis sur le circuit ? On regarde dans le rétroviseur.

Rafael Nadal hugging Dominic Thiem in the Roland-Garros 2018 final©Corinne Dubreuil/FFT
Nadal-Thiem : le nouveau must ?


Il a sans doute été “LE“ duel de l’année sur le circuit masculin. Rafael Nadal contre Dominic Thiem, telle a bien sûr été l’affiche de la finale de Roland-Garros. Mais avant cela, “Domi“ avait pris la mesure de “Rafa“ sur la terre de Madrid. Et après ce rendez-vous à la Porte-d’Auteuil, l’ogre de l’ocre et son Héritier le plus naturel se sont une nouvelle fois croisés : à l’US Open, sur le dur de Flushing Meadows, pour un duel au sommet en quarts de finale.

Le Majorquin s’y est imposé, pour la huitième fois en onze confrontations avec l’Autrichien. Mais au terme d’un match de pratiquement cinq heures à un niveau extraterrestre, qui a notamment vu Rafael Nadal monter 56 fois au filet : 0/6, 6/4, 7/5, 6/7, 7/6 en 4h49.




“Je lui ai dit au filet :
‘je suis vraiment désolé pour toi, tu es bon, continue comme ça’, avait déclaré “Rafa“ dans la foulée. Il est jeune, il a tout le temps devant lui. Il a tout ce qu’il faut. Il se bat, il a une super attitude et c’est le plus important. C’est un garçon très bien éduqué, un super gars. Je suis désolé pour lui mais je suis sûr qu’il aura sa chance dans le futur, cela ne fait aucun doute.“

Roger Federer laughing with his Australian Open 2018 trophy the day after©Corinne Dubreuil/FFT
La magie Federer opère toujours


En début d’année, aux antipodes, c’est un autre “aîné“ qui s’est illustré : à Melbourne, Roger Federer a dominé Marin Cilic en finale (6/2, 6/7, 6/3, 3/6, 6/1), a conservé son titre et ajouté ainsi un 20e titre du Grand Chelem à son palmarès déjà légendaire.

“J'ai disputé une finale très relevée, a commenté le Bâlois au lendemain de son couronnement australien. Pendant une seconde, j'ai cru l'avoir perdue. La victoire à la fin a donc été un grand soulagement. Je me suis senti très chanceux d'être sur le court. Je me suis senti un peu désolé pour Marin Cilic aussi.“



Cilic-Anderson : toujours (bien) placés


Marin Cilic, justement. Le Croate -qui a par ailleurs remporté la Coupe Davis- partage avec Kevin Anderson un point commun : celui d’avoir atteint une finale de Grand Chelem cette saison. Le premier à Melbourne, le second à Wimbledon.

Un fait d’armes qui, associé à un titre au Queen’s pour Cilic et deux à Vienne et New York pour Anderson, leur a tous deux permis de finir l’année dans le top 10 (7e et 6e).

Novak Djokovic joy US Open 2018©Corinne Dubreuil/FFT
La renaissance de Djokovic


La seconde partie de la saison a incontestablement été placée sous le signe de Novak Djokovic. Le Serbe y a régné quasiment sans partage. Après 25 mois de disette en Grand Chelem, après un éloignement des courts durant six mois, puis une opération du coude, un retour précipité et une grosse colère après sa défaite en quarts de finale de Roland-Garros, “Nole“ a renoué avec le succès en majeur à Wimbledon.

Avant de réitérer à l’US Open. Et de ravir le n°1 à Rafael Nadal au moment du Rolex Paris Masters, pour le garder en fin de saison. “Il y a eu de nombreux moments où j’étais frustré, a confié Novak Djokovic, et où je me demandais si je serais en mesure de revenir au niveau que je souhaitais ou non. Mais c’est ce qui rend ce périple encore plus spécial.“



Halep-Stephens : naissance d’une rivalité


L’année 2018 restera à jamais celle où Simona Halep a ouvert son palmarès en Grand Chelem. Et l’histoire retiendra que la Roumaine a accompli cet exploit à Roland-Garros, en dominant en finale Sloane Stephens, la championne de l’US Open 2017. Et peut-être sa plus sûre rivale dans un futur proche.

Quelques semaines plus tard à Montréal, la n°1 mondiale et l’Américaine se sont retrouvées pour un autre morceau de bravoure, une nouvelle fois remporté par Simona Halep, au terme d’un duel au couteau (7/6, 3/6, 6/4). Qui laisse présager de belles batailles.



Osaka, Zverev : la relève s’installe


En 2018, les Héritiers ont placé leurs pions ! Outre Dominic Thiem, Karen Khachanov ou encore Frances Tiafoe se sont eux aussi mis en lumière en remportant des titres.  

Mais les deux membres de cette génération appelée à prendre la relève des prestigieux “vétérans“ toujours au sommet du jeu -de Serena Williams à Rafael Nadal ou Roger Federer- qui se sont particulièrement illustrés sont Naomi Osaka, victorieuse de l’US Open, et Alexander Zverev, sacré au Masters.

“Maintenant, c’est une super star, a dit de lui Boris Becker. Avec Angie Kerber, il peut vraiment remettre le tennis au centre de la carte en Allemagne.“ Une prédiction pour 2019 ?