Mené deux sets à zéro par Novak Djokovic, Joao Fonseca a enflammé le court Philippe-Chatrier et signé la plus belle victoire de sa jeune carrière pour s'offrir un premier huitième de finale en Grand Chelem. Un exploit dont le Brésilien ne prenait pas encore tout à fait la mesure lorsqu'il est arrivé en conférence de presse.
Joao Fonseca : "Profiter du moment"
Vainqueur en cinq sets contre Novak Djokovic au troisième tour, Joao Fonseca voulait savourer l'instant avant de se projeter vers la suite.
Quelle expérience sur le court Philippe-Chatrier... Qu’est-ce que Novak vous a dit à la fin du match ?
Joao Fonseca : C’était un match incroyable. Pour moi, le simple fait de partager le court avec lui a été une expérience inoubliable. À la fin du match, il m’a simplement dit : "Bonne chance !" En fait, il l’a dit en portugais. Je ne me souviens plus exactement. Il a dit quelque chose comme "Parabéns", ce qui veut dire "Félicitations" en portugais. Il m’a dit : "Continue comme ça, bonne chance!".
À deux sets à zéro, qu'est-ce que vous vous êtes dit pour réussir à revenir dans le match ?
En réalité, je n’y croyais pas moi-même. C’était très difficile de jouer contre lui avec cette chaleur. Il était en train de me détruire. Si je frappais fort, la balle revenait encore plus fort. Si je jouais plus haut, il faisait simplement des amorties et prenait l’ascendant. J’ai simplement essayé de rester dans le match, concentré, en prenant point par point. Je ne pensais pas au fait qu’il me restait encore trois sets à gagner. Je me disais juste : reste dedans, reste dedans. J’ai remarqué qu’il était un peu plus fatigué, et ça m’a donné un peu d’espoir. J'ai simplement tenu bon et lorsque j’ai gagné le troisième set, j’ai commencé à y croire un peu. Quand j’ai gagné le quatrième, j’étais déjà fatigué. Le cinquième c’était uniquement au mental et au cœur. Je ne pouvais même plus réfléchir. J’essayais simplement d’avancer.
Maintenant que Jannik Sinner et Novak Djokovic sont éliminés, jusqu’où pensez-vous pouvoir aller, de manière réaliste ?
C’est mon premier huitième de finale en Grand Chelem ! Je pense seulement à mon prochain match et pour l’instant, je profite juste du moment. Je crois que ce n’est qu’environ dix minutes après le match que j’ai commencé à réaliser un peu ce que j’avais fait, ce que j’avais accompli, à quel point c’était difficile et incroyable pour moi.
A quel point l’amour du public brésilien compte pour vous ? Comment comptez-vous célébrer ce soir ?
Célébrer ? En dormant ! (Rires.) Le public brésilien a été formidable aujourd’hui. L’ambiance sur le court était incroyable, l’atmosphère était irréelle. J’en profitais pleinement. À chaque point important, que ce soit pour lui ou pour moi, le public devenait fou. C’était une ambiance exceptionnelle. Le soutien a évidemment énormément compté pour moi. Il m’a aidé à continuer à y croire et à me battre.