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Ben Shelton en chef de file

Focus sur l'Américain, huitième-de-finaliste l'an dernier.

Ben Shelton / Practice - Roland-Garros 2026
 - Estelle Couderc

Ben Shelton entame Roland-Garros avec un nouveau statut qu’il est prêt à assumer dès son premier tour face à Daniel Merida, en quatrième rotation sur le court Suzanne-Lenglen.

Trois ans déjà que Ben Shelton (n°5) joue les premiers rôles en Grand Chelem. Mais cette fois, c’est en tant que 5e joueur mondial et numéro un de l’armada américaine – 18 représentants dans le tableau masculin – que le gaucher a débarqué à Roland-Garros.

Toujours coaché par son père, il s’était fait remarquer pour la première fois à l’Open d’Australie 2023, où il avait atteint les quarts pour sa deuxième participation seulement à un tournoi du Grand Chelem. S’il avait alors bénéficié d’un tableau très favorable, le natif d’Atlanta avait récidivé quelques mois plus tard à l’US Open, cette fois jusqu’en demies, en écartant notamment Dominic Thiem, puis ses compatriotes Tommy Paul et Frances Tiafoe. Et à Roland-Garros, Shelton et son jeu explosif se sont invités l’an dernier en huitièmes, seulement stoppés par Carlos Alcaraz.

Ce parcours parisien n’avait rien d’un hasard car, s’il a remporté le plus gros de ses cinq titres au Masters 1000 du Canada l’an dernier, il est également très à l’aise sur terre, où il s’est imposé récemment à Munich. "Malgré ça, je ne fais peut-être pas ma meilleure saison sur terre avant de commencer Roland-Garros, a-t-il concédé. Mais je me suis malgré tout bien préparé. Je suis aussi allé jouer à Hambourg la semaine dernière pour avoir davantage de matchs dans les jambes, c’était parfait avant d’arriver ici. Et de toute façon, je me sens plutôt bien et toujours en confiance quand j’arrive en Grand Chelem ! Le fait d’avoir perdu d’entrée à Madrid et Rome n'entame pas cette confiance."

L’Américain estime qu’il doit encore peaufiner ses déplacements sur ocre pour progresser et rivaliser avec les meilleurs de la surface. Il y travaille, désireux de briller à Paris et de montrer l’exemple. Question de statut.