Le 15 octobre 2017, RF battait RN en finale de l'ATP Masters 1000 de Shanghai. Un an et demi sans le "clasico", le duel des géants, le match des matches. L'attente aura été longue. Sans vouloir faire injure à Novak Djokovic, cette affiche entre Rafael Nadal, l'homme aux 11 Roland-Garros, et Roger Federer, l'homme aux 100 titres (entre autres admirables statistiques), avait vraiment manqué. A tous. A commencer pour les deux intéressés.
Nadal-Federer, la 39e rugissante
A Indian Wells, les deux géants vont se défier pour la 39e fois. Leur dernier match datait d'un an et et demi.


"Je suis très excité à l'idée d'affronter de nouveau Rafa et je pense que lui aussi, commentait Federer après son succès tout en maîtrise aux dépens du Polonais Hubert Hurkacz (6/4, 6/4) en quart de finale. Notre rivalité est chouette à plus d'un titre. Nous avons des personnalités différentes, des jeux différents, et lorsque l'on est opposés, cela déclenche en nous une énergie supplémentaire.
Vainqueur à l'étouffé de Karen Khachanov (7/6 7/6) malgré une alerte au genou droit, "Rafa" ne disait pas autre chose. Lui aussi attend ces retrouvailles même si la douleur qui s'est déclenchée contre le Russe le préoccupe.
Un doute, quand même
"Je ne peux pas vous assurer que je vais pouvoir jouer ce match. Je ne sais pas dans quel état sera mon genou au réveil demain. Mais nos matchs sont toujours spéciaux, encore plus aujourd'hui après ce que nous avons traversé pendant nos carrière, lui et moi. Nous avons deux approches différentes de notre sport. Mais nous avons aussi une bonne relation. C'est quelque chose de merveilleux de pouvoir continuer à nous affronter dans des grands matchs, dans les derniers matchs des grands tournois, alors que nos fins de carrière approchent."

Un favori, quel favori ?
Donc Rafa et Roger sont heureux de s'affronter. Oui mais y a-t-il un favori ? Faut-il faire pencher dans la balance l'avantage de 23-15 pour l'Espagnol sur l'ensemble de leurs affrontements ou les cinq dernières victoires en cours du Suisse ?
"Je crois que ces cinq derniers matchs ne comptent pas, comme le reste, juge Roger. Beaucoup de temps a passé depuis que nous nous sommes affrontés. Sur notre état de forme respectif, je pense que Rafa est meilleur qu'à l'Open d'Australie, tout comme moi. Et je sais qu'il adore les conditions de jeu à Indian Wells. Quand il est est bonne santé, il est très dur à battre (propos prononcés avant le quart de finale de Nadal et ses problèmes au genou)."

Nadal, lui, se voulait encore plus prudent dans la projection du match.
"Ce sera un match de tennis, quoi qu'il arrive, un de plus. On ne jouera pas aux échecs demain, Roger et moi, mais bien au tennis. Avec tout ce que cela comporte comme incertitudes, avec tous les paramètres qu'implique un match qui ne ressemble à aucun autre. J'aime l'histoire de mon sport. J'apprécie d'affronter Roger car cela fait partie de l'histoire. Mais la réalité, c'est que le but est toujours le même quand on est sur le court, quel que soit l'adversaire : tout donner et essayer de jouer le meilleur tennis possible."

Rafa en sera-t-il capable, moins de 24 heures après son succès dans la douleur face à Khachanov ? Tout le monde le souhaite. Tout le monde l'espère. Même Roger Federer.