×

Jeudi 28 mai : les matchs à ne pas manquer

Voici quatre matchs que l’on vous suggère de surveiller de près, ce jeudi à Roland-Garros.

Vekic vs Osaka
 - Amandine Reymond et Rémi Bourrieres

Donna Vekic – Naomi Osaka (n°16)

Court Simonne-Mathieu, 1ère rotation

Vêtue d'une longue robe noire avant de dévoiler une tenue dorée à sequins flamboyante lors de son entrée très remarquée sur le court Suzanne-Lenglen au premier tour, Naomi Osaka a pleinement convaincu les spécialistes de mode. Mais pas que. Elle a aussi impressionné sur le terrain.

Face à Laura Siegemund, spécialiste des variations et des rallyes, la Japonaise a confirmé ses progrès entrevus sur la surface depuis le début de la saison sur ocre (deux huitièmes de finale à Madrid et à Rome). Efficace puis patiente, elle s'est imposée en deux sets (6/3, 7/6). Des qualités dont elle devra une nouvelle fois faire preuve si elle veut poursuivre l'aventure.

Opposée à Donna Vekic ce jeudi, la quadruple championne en Grand Chelem va passer un premier test d’envergure dans ce Roland-Garros. Si elle ne pointe aujourd’hui qu’à la 72e place mondiale, la Croate figurait encore dans le Top 20 en 2025 (17e). Et sa récente demie au WTA 500 de Linz puis sa finale au WTA 125 d'Istanbul ont prouvé qu'elle était toujours une redoutable compétitrice.

Huitième-de-finaliste à Paris en 2019, celle qui dispute cette année son 14e Roland-Garros a également brillé pendant les Jeux olympiques 2024. Elle y avait en effet décroché une belle médaille d’argent en battant notamment Coco Gauff et Marta Kostyuk, avant de céder en finale contre Qinwen Zheng.

Ce match entre deux joueuses agressives et adeptes de la prise de balle précoce pourrait faire des étincelles sous le soleil écrasant de la Porte d'Auteuil.

Donna Vekic / Premier Tour -Simple Dames - Roland-Garros 2026

Félix Auger-Aliassime (n°4) – Roman Andres Burruchaga

Court Simonne-Mathieu, 3e rotation

Vous reprendrez bien une gorgée d'ocre ? Deux jours après avoir survécu à un thriller de 4h14 contre Daniel Altmaier, Félix Auger-Aliassime remet le couvert au deuxième tour face à Roman Andres Burruchaga, qui n'est pas non plus du genre à se défiler lorsqu'il s'agit de ferrailler sur terre battue.

À propos, si vous entendez parler d'un Burruchaga dans les prochains jours, ce ne sera pas tout à fait un hasard. En effet, l'Argentine va très prochainement célébrer les 40 ans de son sacre lors de la Coupe du Monde de football 1986. En finale face à l'Allemagne, le but vainqueur avait été inscrit par un certain... Jorge Burruchaga. Roman Andres n'est autre que son fils. Et il aimerait bien, lui aussi, se faire une place dans l'actualité sportive du moment.

Un exploit face à "FAA" l'y aiderait. Et le rêve semble permis. À 24 ans, "RAB" a récemment décollé à Houston, tournoi au cours duquel il a notamment obtenu trois balles de match contre Tommy Paul pour sa première finale sur le circuit principal. Ici, le désormais 68e mondial a obtenu sa première victoire en Grand Chelem à la suite de l'abandon de son compatriote Sebastian Baez, touché au genou. Chez les Burruchaga, on sait transformer les occasions.

Mais la tête de série n°4, qui n'a jamais occupé un rang aussi élevé en Grand Chelem, a une belle opportunité d'aller loin à Paris cette année. Et en bon attaquant, lui aussi rêve de scorer dans une grande compétition.

Félix Auger-Aliassime / Premier Tour - Simple Messieurs - Roland-Garros 2026

Iva Jovic (n°17) – Emma Navarro 

Court 14, 1ère rotation

Comme on se retrouve. Déjà opposées la semaine dernière à Strasbourg, Iva Jovic et Emma Navarro vont de nouveau se croiser ce jeudi au deuxième tour de cette édition 2026. Si elle s’est inclinée en Alsace (6/4, 4/6, 6/1), Jovic tentera de faire respecter la hiérarchie pour prendre sa revanche sur sa compatriote de sept ans son aînée.

Cette dernière avait atteint les quarts de finale ici-même en 2024 (tout comme à Wimbledon en 2024 et à l’Open d’Australie 2025) et la demi-finale de l’US Open 2024. Après un début de saison difficile en 2026, elle a retrouvé des couleurs sur terre battue. Perturbée par des problèmes de santé depuis environ un an, elle avait dû s’éloigner du circuit plusieurs semaines entre mi-mars et début mai et ne pensait d’ailleurs pas revenir à ce niveau aussi vite. "Quand je suis arrivée à Strasbourg, je ne pensais pas être une joueuse capable de battre des membres du Top 10. Mais j’ai continué à persévérer, à faire tout ce qui, selon moi, me donne les meilleures chances."

Soulagée d’avoir réussi à enchaîner par un succès à Roland-Garros dans la foulée de son titre, l’ex-8e joueuse mondiale se verrait bien poursuivre sa série de succès (six avant ce match). "Je sais qu’Iva sera très motivée. Puisque je l'ai battue la semaine dernière, j’ai un peu plus de pression mais je vais bien me préparer avec mon équipe et essayer de laisser ce genre de pensées négatives de côté pour me concentrer sur l’essentiel."

Matteo Arnaldi – Stefanos Tsitsipas

Court 14, 4e rotation

Ce jeudi, il faudra absolument bloquer votre soirée à Roland-Garros pour assister à ce duel du deuxième tour entre Stefanos Tsitsipas et Matteo Arnaldi. Les deux hommes se retrouveront en dernière rotation sur le court 14, entre chien et loup, là où l'atmosphère est souvent électrique. Ce sera sublime, assurément.

Parmi les joueurs non têtes de série de ce Roland-Garros, Tsitsipas et Arnaldi faisaient partie de ceux que personne ne voulait affronter trop tôt. Et il faut donc qu'ils se télescopent dès le deuxième tour, deux ans après avoir joué un magnifique huitième de finale sur le Lenglen. Le Grec, à son prime ou presque, avait longtemps été malmené, avant de prendre la mesure de son adversaire sur la durée (3/6, 7/6, 6/2, 6/2).

Toutes proportions gardées, les deux hommes sont à la recherche de leur meilleur niveau. L'Italien (ex-30e mondial), également demi-finaliste du Masters 1000 de Montréal en 2024 ou encore tombeur de Novak Djokovic à Madrid en 2025, a quitté depuis le top 100 en raison d'une blessure au pied. Mais il retrouve de belles couleurs ces dernières semaines, ce qui est vrai aussi pour son futur adversaire, qu'on a revu à son aise à Madrid.

Qui remportera ce duel de la résilience ? Dur à dire. Mais il y aura assurément beaucoup de talent et de créativité sur le terrain.