Performant en Challenger, le Belge, coaché par Steve Darcis, confirme à l’étage supérieur. Tombeur de Ben Shelton (n°5) au deuxième tour, il défie l’Italien Matteo Arnaldi en troisième rotation sur le court 14.
Raphaël Collignon, la belle histoire belge
Focus sur le Liégeois, qui s'affirme comme l'une des valeurs montantes du circuit.

En scrutant les résultats en Challenger, le circuit secondaire, on remarque souvent des joueurs susceptibles d’émerger. Raphaël Collignon en fait indéniablement partie. Récent finaliste à Bordeaux, vainqueur à Monza et Pau, le Belge s’est offert une présence au troisième tour pour la première fois à Roland-Garros, la deuxième en Grand Chelem après l’US Open 2025, où il avait perdu contre Jiri Lehecka après avoir sorti Casper Ruud.
Celui qui a grandi à Liège a dominé l’Américain Ben Shelton, n°5 mondial (6/4, 7/5, 6/4). "J’ai vraiment été très solide du début à la fin, très stable. Steve m’a vraiment bien briefé. Je savais qu’il fallait essayer d’être présent au retour, parce que sa grande force, c’était le service. Et moi, j’essayais vraiment d’être concentré sur mes jeux de service. Je sais que, quand je suis bien concentré, je sers bien", sourit-il. Au cours de cette rencontre, le Belge a ainsi remporté 88% des points sur sa première et n’a concédé aucune balle de break.
Bientôt dans le Top 50
Membre du Top 100 depuis février 2025, il réalise une saison consistante (troisième tour à Miami, quarts à Brisbane), confirmant un potentiel auquel il a parfois du mal à croire lui-même.
"Je sais que je suis capable de faire de bonnes choses. Je l’ai déjà prouvé par le passé. J’ai battu de bons joueurs. Mais là, c’est vraiment autre chose. J’ai l’impression que c’était vraiment complet, maîtrisé, contre un joueur du Top 5, sur un grand terrain en plus, raconte l'intéressé, qui a fondu en larmes à l’issue du deuxième tour. J’espère conserver toute cette confiance pour le match suivant. C’est là qu’on verra si j’ai appris et si j’ai progressé. C’est super d’avoir gagné ce match mais si, au final, c’est un coup d’épée dans l’eau, cela ne sert à rien."
Collignon ne se sent jamais aussi à l’aise que dans la peau d’un outsider, face à un adversaire mieux classé, ce qui ne sera pas le cas face à l’Italien Matteo Arnaldi, qui a récemment atteint le troisième tour à Rome après avoir sorti Alex de Minaur. "Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup. J'aime mieux être dans ces positions où, au final, je n’ai rien à perdre, parce que je joue un peu plus libéré", confirme-t-il.
Le succès de ce grand gabarit (1,91m pour 86kg) confirme aussi la bonne forme du tennis belge : "Trois Belges dans le Top 50 (Alexander Blockx, Zizou Bergs et lui-même après le tournoi), c’est top. C’est bon pour notre équipe de Coupe Davis. On n’a pas fini de monter. On a encore un certain nombre de choses à améliorer. Avoir une génération comme celle-là, qui se tire vers le haut, c’est super important".
➡️ Suivez la fin du troisième tour avec notre live commenté !
Tout savoir sur Collignon
▶️Son père Frédéric, neurochirurgien, exerçait dans une clinique de Rochester, dans l'ouest de l'État de New York, ce qui explique la naissance de Raphaël aux États-Unis.
▶️Raphaël a débuté le tennis à 4 ans, à Liège, au Royal Fayenbois Tennis Club
▶️Fan de Rafael Nadal, il mettait des bandeaux pour imiter son idole quand il était enfant.
▶️Il apprécie le football (supporter du Standard de Liège et du FC Barcelone) et le cyclisme.
▶️Il adore la mode, jouer les mannequins et porter des pièces que les autres n’ont pas.