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Novak Djokovic : "Je suis prêt à me battre"

Le triple lauréat de Roland-Garros a affiché de la détermination avant son entrée en lice, dimanche.

Novak Djokovic / Conférence de presse - Media Day - Roland-Garros 2026
 - Hadrien Hubert

La quête d’un 25e Grand Chelem se poursuit pour Novak Djokovic (n°4). Plus de quatre mois après sa finale perdue à Melbourne, le Serbe fait partie des favoris à la victoire à Paris. Il sera opposé, dimanche, à Giovanni Mpetshi Perricard lors de la première session de soirée du tableau principal.

Comment s’est déroulée votre préparation avant d’arriver à Roland-Garros ?

Novak Djokovic : J'ai passé beaucoup d'heures sur le court dans le but d'améliorer mon jeu et d'être prêt physiquement à jouer en cinq sets. Comme vous le savez, les tournois du Grand Chelem sont ma priorité depuis deux ans. J'essaie donc d'être à mon meilleur niveau pour être compétitif en Majeur. Je suis prêt à me battre.

Avec l’absence de Carlos Alcaraz, pensez-vous avoir plus de chances de remporter le tournoi cette année ?

Son forfait est un gros coup dur pour le tournoi mais cela ne change pas significativement mon approche. Au cours des six à huit derniers mois, mon physique a été ma principale priorité, plus que le fait de savoir si Carlos allait être là ou pas. Si je suis capable de maintenir ma forme et mon niveau de fraîcheur sur tout le tournoi, je pense que j'aurai toutes mes chances. Je l'ai déjà prouvé en Australie cette année, où je n'étais pas loin de gagner un autre Grand Chelem. J'ai toujours cela à l'esprit, quand je suis sur le court. J'y crois.

Vous jouez de manière de plus en plus agressive, est-ce une décision réfléchie ou s’est-elle imposée d’elle-même ? 

Je ne rajeunis pas, comme vous le savez. Ça devient naturel de rentrer dans le terrain et de prendre la balle plus tôt. Est-ce facile à mettre en place à tous les matchs ? Non. Je ne suis pas un joueur qui fait naturellement des services-volées. Mais quand c'est nécessaire, je le fais volontiers. J’ai toujours eu tendance à avoir confiance en mon jeu de défense et cela m’a parfois joué des tours. Je joue des amorties et je prends la balle plus tôt pour mettre davantage de pression sur l'adversaire.

Jannik Sinner vient de réussir le Golden Masters (remporter chacun des neuf trophées en Masters 1000 au moins une fois) avec son titre à Rome. Que vous inspire cet accomplissement ?

Je le félicite sincèrement. Ce qu'ils ont accompli, son équipe et lui, c'est fabuleux. Certains se posent la question de savoir si, avec son style de jeu, il est aussi bon sur terre battue que sur dur. Je crois qu'il a montré que c'était le cas. Je crois qu'il vise aussi le Grand Chelem en carrière. L'absence de Carlos Alcaraz augmente ses chances à lui aussi. Mais on est tous là pour essayer de le battre.

Je voulais dire aussi quelques mots sur Gaël Monfils. C’est un ami et un adversaire que j'ai toujours admiré. On se connaît depuis l'âge de 13-14 ans. La soirée d'hier (jeudi) a été fantastique, l'atmosphère était fabuleuse. On était ravis d'être là pour lui, il le méritait. Il a touché le cœur de beaucoup de gens. Il est respecté dans tous les vestiaires, hommes et femmes confondus. Je ne connais personne qui ne l'aime pas sur le circuit. C'est l'un des joueurs que je préfère regarder jouer. Je me réjouis de le voir pour son dernier Roland-Garros.