"Vraiment désolé...". C'est par ces mots, à l'attention des journalistes, qu'Arthur Fils a officialisé son forfait pour Roland-Garros, ce samedi en conférence de presse. Touché depuis le Masters 1000 de Rome, où il avait dû abandonner lors de son entrée en lice, le n°1 français ne veut pas revivre le scénario de 2025. Victime d'une fracture de fatigue au dos, il avait à l'époque tenu à honorer son statut mais avait dû renoncer avant son troisième tour, avant de s'absenter de longs mois. A noter qu'il est numériquement remplacé dans le tableau du simple messieurs par le lucky loser Jesper de Jong.
Arthur Fils : "Je ne veux prendre aucun risque"
Touché à la hanche, le n°1 français a annoncé son forfait pour Roland-Garros ce samedi.

Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui vous ont poussé à ce forfait ?
Arthur Fils : A Rome, j'ai ressenti une douleur à l'entraînement. Ensuite, j'ai passé des examens qui semblaient plutôt positifs. Mais j'ai quand même continué à ressentir la douleur. Je n'ai pas pu m'entraîner ces deux dernières semaines, jusqu'à ce matin (avec Jiri Lehecka, sur le court Philippe-Chatrier, ndlr). Je me suis rendu compte que je n'allais pas être dans les meilleures conditions pour disputer le tournoi. Je ne veux prendre aucun risque. Je ne veux pas répéter la même erreur que l'an dernier, ce serait stupide.
Cette séance d'entraînement avec Lehecka semblait plutôt bonne, pourtant...
Oui, mais je ne peux pas tenir ce rythme pendant trois heures ! A partir du moment où tu as mal au bout de 20 minutes, ce n'est pas possible. Si ce Roland-Garros avait été le dernier tournoi de ma vie, j'aurais pris des anti-inflammatoires et j'y serais allé. Mais là, j'ai encore 10-15 ans devant moi. Après cet entraînement, on a discuté avec l'équipe et on a décidé de renoncer.
Cette douleur à la hanche est-elle liée à votre blessure au dos de l'an dernier ?
Ce n'est pas la même chose que l'an dernier, non. En fait, je ne sais pas vraiment s'il s'agit de la hanche, du bas du dos ou du psoas. Mais quand je suis sur le court, je ressens cette douleur. Mais ça va, il n'y a pas mort d'homme, j'ai juste un peu mal. Je vais maintenant essayer de faire le nécessaire pour être prêt pour le gazon.