En l'absence de Carlos Alcaraz, face auquel il a perdu une finale légendaire l'an dernier, Jannik Sinner s'annonce cette année comme le grand favori du tournoi. C'est peu de le dire : le n°1 mondial arrive à Paris auréolé d'une série de 29 victoires consécutives et de six titres d'affilée en Masters 1000. Dont un rarissime "hat trick" sur terre battue (Monte-Carlo, Madrid, Rome). Une incroyable razzia qui a laissé quelques traces sur le plan physique, mais qui lui a aussi permis de construire un mur de confiance sur lequel il va pouvoir s'appuyer à Roland-Garros. Ce vendredi, à l'occasion du Media Day, il a fait part de ses émotions positives.
Jannik Sinner : "Roland-Garros, des émotions très positives"
Ce vendredi, l'Italien est apparu très heureux en conférence de presse, à l'aube de son entrée en lice dans cette édition 2026.
Jannik, vous sortez d'une période très intense. Physiquement et mentalement, serez-vous prêt pour ce Roland-Garros ?
Jannik Sinner : J'espère que ça va aller, oui. Effectivement, la période a été intense, mais extrêmement positive. Je m'estime chanceux d'être dans cette situation. Il vaut mieux être fatigué parce qu'on a engrangé une série de victoires que reposé parce qu'on a enchaîné plusieurs défaites. J'essaie de bien gérer tout ça, de trouver l'équilibre entre l'entraînement et le repos. Après Rome, je suis allé me reposer quelques jours chez mes parents et je suis arrivé hier (jeudi). Je suis encore en phase de récupération pour être prêt pour mon premier match. Quoi qu'il en soit, je suis ravi d'être ici. L'excitation de jouer un tel tournoi permet de puiser davantage d'énergie.
Après Madrid, vous aviez déjà fait part d'une certaine fatigue. Auriez-vous joué le tournoi de Rome si ça n'avait pas été en Italie ?
Le fait que ce soit en Italie a été une grosse motivation, c'est sûr, tout comme le fait que c'était le dernier Masters 1000 qui manquait à mon palmarès. Mais si je n'avais pas joué, cela m'aurait fait une coupure de trois semaines avant Roland-Garros. Or, il faut quand même avoir quelques matchs derrière soi pour aborder un tel Grand Chelem. C'est difficile de répondre. Je pense quand même que j'aurais joué même si ça n'avait pas été Rome.
Qu'est-ce que cela vous a fait de revenir sur le court Philippe-Chatrier, un an après cette incroyable finale contre Carlos Alcaraz ?
C'était un moment particulier, c'est sûr. Roland-Garros est un tournoi qui représente beaucoup pour moi, et de plus en plus chaque année. L'an dernier, j'étais très, très proche de gagner le titre et j'ai ressenti une connexion avec le public qui m'a beaucoup touché, d'autant qu'il y avait beaucoup d'enfants. Donc oui, c'était sympa de monter à nouveau les marches du Chatrier. Avec tout ce qui s'est passé, cet endroit suscite chez moi des émotions très positives.