Avant même les premiers échanges, l’histoire promettait de s’écrire sous les yeux des heureux spectateurs du court 14 ce samedi. Vainqueur avec la manière du double champion en titre Guy Sasson dans le dernier carré, Niels Vink avait l’opportunité de devenir le 2e joueur de l’histoire à posséder les quatre titres du Grand Chelem simultanément (après la légende Dylan Alcott). Couronné à Wimbledon, à l’US Open (2025) puis à l’Open d’Australie en janvier, il visait tout bonnement son 9e couronnement majeur, le 3e Porte d’Auteuil. De l’autre côté du filet, pour sa toute première finale à ce niveau, Ahmet Kaplan avait quant à lui l’opportunité de devenir le premier joueur turc de l’histoire titré dans la catégorie reine, toutes disciplines confondues.
Tennis-fauteuil : Niels Vink récupère sa couronne
Privé de sacre en simple à Paris depuis l’édition 2023, le n°1 mondial s’est montré impérial pour s’adjuger son 9e titre du Grand Chelem.
Une fois ce somptueux décor planté, la vérité du terrain a évidemment repris ses droits. Victorieux à la surprise générale de Sam Schroder en demies, l’outsider du jour (mené 15-1 dans son duel avec le patron de la discipline) est plutôt bien entré dans sa partie, se montrant suffisamment agressif sur l’engagement adverse pour tenir la cadence. Malgré deux interruptions en raison des conditions météorologiques capricieuses, les protagonistes sont revenus à chaque fois sur le court avec les mêmes intentions.
C’est en parvenant à conserver sa mise en jeu – après des échanges de breaks très classiques en quad – que Niels Vink a fait une première différence, aussi bien psychologiquement qu’au tableau d’affichage. Malgré une opportunité manquée de conclure la manche, il a pris la tête après 44 minutes de jeu (6/3).
Comme il l’a fait tout au long de sa formidable aventure parisienne, Ahmet Kaplan est reparti au combat dans le deuxième set. Accrocheur et très puissant, il n’a toutefois rien pu faire face à la réussite et la précision de son prestigieux vis-à-vis, auteur de 27 coups gagnants pour 24 fautes directes (16/26 pour le Turc) et qui a surtout terminé la rencontre avec 62% de points gagnés derrière sa première balle (contre 36% pour Kaplan).
Sur un dernier revers hors de portée (6/3, 6/4 en 117), Niels Vink a pu laisser éclater toute sa joie et sa rage, lui qui n’avait plus connu le bonheur d’un sacre parisien en simple depuis trois ans. "Ahmet, félicitations pour ta première finale, nos matchs sont toujours très accrochés, a-t-il lancé lors de la cérémonie de remise des trophées. Il y a eu deux interruptions à cause la pluie, c’était difficile de rester dans le match mais nous y sommes parvenus. C’est incroyable de pouvoir jouer chaque année à Roland-Garros, il faut souligner le travail des organisateurs. C’est mon troisième titre ici et c’est sans doute celui que j’attendais le moins au vu de mon niveau de confiance en arrivant à Paris. Je remercie mon équipe et mon entraîneur !"
De son côté, à l’issue du plus beau parcours de sa carrière en Majeur, Ahmet Kaplan a conclu sur une promesse. "Je suis fier de moi, on a fait un magnifique travail cette année avec mon équipe. J’espère désormais pouvoir jouer de nombreuses autres finales." Le rendez-vous est pris.