Alexander Zverev a suffisamment connu son lot d'infortunes à Roland-Garros pour avoir légitiment droit à sa part de réussite, lui aussi. La tête de série n°2, promis à un deuxième tour périlleux face à Tomas Machac ce mercredi en session de soirée, a profité de la méforme de son adversaire - visiblement diminué par une douleur au pied gauche -, pour s'imposer en un éclair (6/4, 6/2, 6/2 en 1h47).
Deuxième tour : Zverev, le cap 40
En battant aisément Tomas Machac, l'Allemand a décroché son 40e succès à Roland-Garros. Un cap rare…
L'égal de Connors, Courier, Noah et Monfils
Zverev se retrouve ainsi au troisième tour de Roland-Garros pour la dixième fois de sa carrière, stade auquel il affrontera le Français Quentin Halys. C'était décidément une soirée à chiffres ronds pour lui, puisqu'il enregistre par ailleurs sa 550e victoire sur le circuit principal, sa 120e en Grand Chelem (à égalité avec Michael Chang) et son 40e succès Porte d'Auteuil, en 50 matchs. Dans un classement évidemment dominé par Rafael Nadal (112 victoires), le voilà désormais à égalité avec Jimmy Connors, Jim Courier, Yannick Noah et Gaël Monfils. Du lourd.
Son adversaire était diminué, c'est vrai. Mais Sascha a fait ce qu'il fallait pour ne pas lui laisser la moindre chance de salut. Déjà vainqueur en deux sets du Tchèque sur ce même court Philippe-Chatrier lors des JO 2024, l'Allemand savait comment s'y prendre. Auteur d'une performance impressionnante au service avec 19 aces (dont un pour conclure) et 83% de points gagnés derrière son engagement (premières et deuxièmes balles confondues), il a, de son côté, pleinement rassuré sur le plan physique, lui qui avait ressenti des douleurs au dos ces dernières semaines.
Pour Machac, dont les difficultés de déplacement en fin de partie étaient palpables, c'est décidément la poisse. Le Tchèque, dont le talent n'est plus à prouver, n'est pas verni avec les blessures depuis le début de sa carrière. Mais c'est la dure loi du sport, la dure loi d'une chaude journée qui aura laissé des traces sur le plan physique à Roland-Garros. Alexander Zverev, lui, est passé à l'économie. Pour la suite, c'est forcément précieux.