×

Qualifications 2026 : Faurel, c’est fort !

Pour la première fois de sa jeune carrière, Thomas Faurel s’est qualifié pour le tableau principal de Roland-Garros.

Thomas Faurel / Troisième tour de qualifications - Roland-Garros 2026
 - Hadrien Hubert

Sans trembler, Thomas Faurel s’est imposé ce jeudi au troisième tour des qualifications de Roland-Garros, face au Tchèque Dalibor Svrcina (6/2, 6/3). Une victoire marquante à plus d'un titre.

Impérial

C’est LA belle histoire tricolore de ce début de Roland-Garros. À 20 ans, Thomas Faurel (382e mondial) disputera le premier tableau principal de Grand Chelem de sa vie dans quelques jours. Sur le court Suzanne-Lenglen, ce jeudi, il a disposé de son adversaire sans sourciller, devenant ainsi le deuxième plus jeune Français à réaliser pareil accomplissement depuis Laurent Lokoli en 2014. Il s’était déjà défait du Britannique Jay Clarke (6/4, 6/3) mercredi et s'était également montré impérial face à l’Argentin Genaro Olivieri (7/6, 6/3), en ouverture de l’Opening Week.

Sans perdre le moindre set, donc, Thomas Faurel vient de réaliser le plus grand accomplissement de sa jeune carrière. Invité par les organisateurs, il n’était pas attendu à ce stade de la compétition. En 2024, il s'était incliné au premier tour des qualifications Porte d'Auteuil et n’avait alors pas disputé d'autres rencontres en Majeur. "Il y a deux ans, j’étais arrivé avec beaucoup de stress. Je n’avais pas eu le courage d’aller chercher mes points, là, je l’ai fait davantage, je peux être fier de moi", s’est-il félicité.

"Ça se joue parfois à rien, le tennis"

Né à New York de parents français, Thomas Faurel a sillonné les États-Unis, de la Californie à l’Arizona en passant par la Géorgie, avant d'atterrir en France à 15 ans. "Je me sens plus français qu’américain", a-t-il toutefois commenté au sortir de sa qualification pour le grand tableau. Depuis décembre 2022, il est entraîné par le coach tricolore Baptiste Rinoldi, proche des handballeurs français Nikola et Luka Karabatic.

"Avec Baptiste, on allait au milieu de nulle part pour jouer des tournois, il n’y avait même pas de chaise pour s’asseoir, s'est-il remémoré. Et là, on se retrouve à gagner un match sur le court Suzanne-Lenglen pour se qualifier pour Roland, c’est quand même fabuleux." Un exploit et un changement de dimension quand on sait que le 11 mai dernier, il s'est incliné face à Lukas Pokorny (532e mondial) au Challenger de Tunis.

Cette percée fulgurante sur la terre parisienne s’inscrit toutefois dans une progression continue entamée depuis le début de l’année. Demi-finaliste à l’ITF de Monastir, il a également disposé de David Goffin - battu hier au deuxième tour des qualifications - à l'occasion du Challenger d’Aix-en-Provence, en avril dernier. "C’est le travail de tous les jours qui paie, a-t-il analysé. Je prends du plaisir et je gagne des matchs que je pouvais perdre avant. Ça se joue parfois à rien, le tennis."

En plus de Baptiste Rinoldi, le Français peut compter sur les conseils de son oncle, Jean-Christophe Faurel, coach de la tenante du titre à Roland-Garros, Coco Gauff. Lucide, le Français ne s’emballe pas avant le début des hostilités. "Je suis très enthousiaste à l'idée de jouer un premier Roland-Garros. C’est juste du bonus, il ne me reste qu'à prendre un max de plaisir et faire de mon mieux."