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Luka Pavlovic, prêt au combat

Le Quotidien pose sa loupe sur le Français, qui renoue avec la victoire au meilleur moment.

Luka Pavlovic / Deuxième tour qualifications - Roland-Garros 2026
 - Estelle Couderc

Lors des deux premiers tours, Luka Pavlovic a dû lutter durant trois sets pour aller plus loin. Mis en confiance, le Français espère faire la passe de trois pour s’offrir son premier grand tableau parisien. Pour cela, il lui faudra dominer l’Américain Darwin Blanch en troisième rotation sur le court 14.

La magie de Roland

C’est la deuxième fois seulement que Luka Pavlovic tente sa chance lors de l’Opening Week. L’an dernier, celui qui a été formé en Seine-Saint-Denis avait été sorti dès son entrée en lice, avant de se hisser quelques semaines plus tard au tour qualificatif à Wimbledon. En vain. Mis en confiance par sa victoire au deuxième tour, décrochée sur le court Suzanne-Lenglen, il espère cette fois passer ce cap, qui serait synonyme de première participation en Grand Chelem. "Un dernier tour de qualifs, c’est vraiment bien, insistait-il. Je n’ai pas les mots pour dire ce que je ressens. En plus, sur le court, tout ce boucan, c’était tellement impressionnant ! Ça met des frissons et ça m’a aidé dans les moments difficiles. Ça m’a permis de retrouver la force, le jeu et le mental. Je vais continuer comme ça, l’essentiel sera de me bagarrer du début à la fin. Donner le maximum parce qu’il n’y a que quatre tournois du Grand Chelem dans l’année ! Il faut en profiter, parce que c’est une chance d’être sur de tels terrains, avec une ambiance pareille."

Le temps de l’ascension

L’an dernier, Luka Pavlovic avait décroché son ticket pour les qualifications grâce à une wild-card. C’est par son classement qu’il les a cette fois intégrées, notamment en disputant les demi-finales du Challenger de Mexico en avril. Cette saison, le joueur du Blanc-Mesnil Sport Tennis a également pris part à son premier tournoi sur le circuit principal, à l’ATP 500 de Rotterdam, où il a accroché au premier tour le Néerlandais Van de Zandschulp alors qu’il s’était qualifié. Avant d’arriver Porte d’Auteuil, il restait en revanche sur une série de trois défaites consécutives au premier tour sur les Challengers de Rome, Ostrava et Zagreb. "Ça fait du bien de retrouver la victoire, expliquait après sa partie inaugurale celui qui apprécie pourtant particulièrement la terre battue. C’était une période un peu compliquée pour moi et ça fait donc vraiment plaisir."

Un camp de base en Serbie

Cela fait dix ans que Luka Pavlovic a posé ses raquettes en Serbie. Accompagné de ses parents, qui se sont installés également à Belgrade, celui qui tutoie les deux mètres (1,97m) a pris ses marques dans son deuxième pays, avec quand même un retour au CNE en 2018. Cette même année, il avait d’ailleurs atteint la finale des championnats de France juniors, alors disputée au Mans. "J’ai changé de vie il y a dix ans, mais étant d’origine serbe, ça n’avait pas été trop compliqué. Je m’entraîne à Belgrade avec mon coach, Igor Tomasevic, et tout se passe bien. Je me sens vraiment bien là-bas", explique le Tricolore. Et en Serbie, Luka Pavlovic a notamment été amené à échanger fréquemment avec un certain Novak Djokovic. "C’est quelqu’un de très accessible, tout en étant une idole, confiait-il l’an dernier, avant sa première participation à Roland-Garros. On a eu de longues discussions. C’est super de l’écouter et d’en connaître un peu plus sur sa vision du tennis."

➡️ Suivez la fin du troisième tour des qualifications en direct !