Loïs Boisson a été l'une des grandes attractions de l'édition 2025 de Roland-Garros. Pour sa découverte du tableau final d'un Grand Chelem, elle était devenue la première wild-card de l'histoire du tournoi à se hisser en demi-finales. Le retour sur terre a été difficile et une blessure à l'avant-bras droit a retardé le coup d'envoi de sa saison 2026 à fin avril. Engagée dans un contre-la-montre, la Dijonnaise a retrouvé des couleurs cette semaine lors du WTA 500 de Strasbourg, où elle a passé un tour, avant de livrer un bon match face à Victoria Mboko, 9e joueuse mondiale. En ouverture du traditionnel Media Day ce vendredi à Roland-Garros, la Française est apparue sereine et heureuse de ses sensations physiques retrouvées.
Loïs Boisson : "Je me sens enfin à 100% physiquement"
Sensation de l'édition 2025, la Française a fait part de son optimisme à Roland-Garros avant de retrouver le théâtre de ses exploits.
Comment vous sentez-vous avant ce grand retour à Roland-Garros ?
Loïs Boisson : Je me sens bien. Je suis contente d'être ici et impatiente que le tournoi débute. Physiquement, depuis peu, je suis enfin à 100%. Les deux matchs que j'ai pu jouer à Strasbourg cette semaine m'ont fait du bien. Cela m'a permis de retrouver du rythme, de la confiance en mon jeu. Et je suis hyper contente d'arriver dans ces conditions.
Ressentez-vous l'engouement autour de vous, ici à Roland-Garros ?
Oui, forcément. J'ai déjà pu m'en rendre compte à Strasbourg, où je jouais en France pour la première fois depuis Roland-Garros l'an dernier. J'ai senti que le public me soutenait beaucoup. Et moi, ça me fait du bien, ce type d'ambiance m'aide à élever mon niveau de jeu. Face à Anna Kalinskaya (son adversaire au premier tour), sur le papier, je retrouve une position d'outsider, même si le classement ne veut pas dire grand-chose. Mais je suis là, je suis en forme. Je sais que je manque encore de matchs mais maintenant, j'ai tout pour les enchaîner. C'est juste une question de temps.
Comment avez-vous vécu la période que vous avez traversée ces derniers mois avec cette blessure ?
Elle a été difficile à vivre mentalement parce que je ne savais rien. C'est le genre de blessure dont on ne peut pas vraiment connaître les délais précis de guérison. J'étais un peu dans l'inconnu tous les jours. J'ai renoué avec mon ancien entraîneur (Florian Reynet) parce que j'avais perdu pas mal de repères et j'ai ressenti le besoin de m'entourer de personnes qui me connaissaient d'avant. Cela m'a fait beaucoup de bien. Maintenant, on verra la suite. L'an dernier, je revenais déjà de blessure et j'avais très vite trouvé de bonnes sensations. Cette année, forcément, les conditions sont encore différentes mais je reste dans le même état d'esprit : tout est possible. Je peux aller au bout comme je peux perdre au premier tour.