×

Auger-Aliassime et Berrettini au rendez-vous

Tous deux vainqueurs en trois sets ce lundi, Félix Auger-Aliassime et Matteo Berrettini seront bien présents en quarts de finale de ce Roland-Garros 2026.

Matteo Berrettini, R4, Roland-Garros 2026
 - Amandine Reymond

Dans ce tournoi 2026 un peu fou, Félix Auger-Aliassime et Matteo Berrettini ont offert un peu de repos à nos nerfs en s'imposant tranquillement en trois sets au stade des huitièmes de finale.

FAA, un meilleur départ

Tête de série n°6 et deuxième joueur le mieux classé encore en lice après Alexander Zverev (n°2) dans le tableau simple messieurs, Félix Auger-Aliassime fait logiquement figure de favori dans la moitié haute. Opposé au Chilien Alejandro Tabilo (36e), le Canadien a assumé son statut en remportant son premier match en trois sets du tournoi. Poussé au super tie-break par Daniel Altmaier lors de son entrée en lice puis contraint de courir après le score face à Roman Andres Burruchaga et contre Brandon Nakashima (victoires en quatre sets), il monte indéniablement en puissance dans cette édition 2026.

Intraitable au service dans son duel avec Alejandro Tabilo, il a sauvé les trois uniques balles de break auxquelles il a été confronté et claqué 17 aces. En résumé, Félix n’a jamais vraiment tremblé dans ce huitième de finale. A la suite d'un premier set parfaitement maîtrisé et bouclé 6/3 en 39 minutes, le 6e joueur mondial a légèrement dû serrer le jeu en fin de deuxième manche pour breaker à 5-5 avant de conclure sur une amortie gagnante (7/5 en 1h04). Une fois le dernier acte expédié 6/1 en 23 minutes, FAA pouvait légitimement se réjouir du niveau de jeu affiché. "Aujourd’hui, c’était le scénario idéal. Terminer la journée sur un set comme ça, c’est parfait, s’est-il satisfait au micro de Julien Benneteau. Sur mes quatre matchs,  j’ai vraiment joué mon meilleur tennis sur ce set et ça fait plaisir."

Qualifié pour son premier quart de finale à Roland-Garros, il devient ainsi le premier Canadien à avoir atteint ce stade de la compétition dans tous les tournois du Grand Chelem. Mais il ne compte pas s’arrêter là. "Je suis très heureux, c’est un grand plaisir. C’est un rêve d’enfant pour moi. J’avais peut-être 12-13 ans quand je suis venu ici pour la première fois. Je ne suis pas français mais je me sens comme chez moi ici et je vais essayer d’être en finale dimanche."

Avant de rêver plus grand, il devra d’abord se défaire de Flavio Cobolli (n°10), en quarts ce mercredi.

Berrettini peut savourer

Miraculé au tour précédent lorsqu’il avait dû sauver deux balles de match contre Francisco Comesana (7/6(3) 5/7 6/7(4) 6/4 7/6(13)), Matteo Berrettini a connu beaucoup moins de difficultés pour se défaire de Juan Manuel Cerundolo ce lundi.

Face au tombeur de son compatriote Jannik Sinner, l'Italien a très bien débuté pour se détacher 6/3 sur un coup droit fulgurant. Le deuxième set a été plus équilibré mais c'est une nouvelle fois lui qui a le mieux négocié les moments importants, à l'image des quatre derniers points du tie-break, conclu sur un revers gagnant (7/6(2)).

Malgré un break concédé à 2-2 dans la troisième manche, le finaliste de Wimbledon 2021 a continué de mettre la pression sur son adversaire, l'agressant en permanence avec son coup droit massue. Soulé de coups, l'Argentin a fini par céder son engagement à 5-4, alors qu'il servait pour revenir à deux manches à une. Ce dernier a encore tenté de faire la différence dans le tie-break où il a mené 6 points à 4, s'offrant ainsi deux balles de set. Mais c'est bien Berrettini qui a aligné quatre points consécutif pour remporter le jeu décisif et le match ! Avec cette victoire 6/3, 7/6(2), 7/6(6), le 105e joueur mondial s'offre le droit de disputer un deuxième quart de finale à Roland-Garros, après celui perdu face à Novak Djokovic en 2021.

Joueur le moins bien classé à atteindre ce stade de la compétition à Paris depuis Igor Andreev en 2007 (125e), Matteo Berrettini voulait savourer l'instant sur le court Suzanne-Lenglen, avant de se projeter sur son prochain match contre Frances Tiafoe ou Matteo Arnaldi. Rappelons qu'en raison de nombreuses blessures, il n'avait plus disputé le Grand Chelem parisien depuis cinq ans. "Je me sens super bien, heureux, a-t-il ainsi commenté au micro de Mats Wilander. C’est pour des moments comme ça qu’on s’entraîne, qu’on joue... Pour profiter de ce genre d’ambiance. Le tennis, c’est l’amour de ma vie. Si ce n’était pas le cas, je ne serais pas là. Je répète les mêmes choses à chaque fois mais merci à mon équipe car j’ai vécu des moments très difficiles. Je ne savais pas si je serais capable de revenir. Mais ma résilience me l'a permis."