5 raisons de suivre Stephens / Konta

Stephens est favorite, mais Konta vient de la battre à Rome

 - Julien Pichené

Parce que les deux joueuses se sentent bien à Paris...

Les résultats de Sloane Stephens (n°7) l'attestent. L'Américaine a joué la finale l'an dernier après avoir atteint quatre fois les huitièmes de finale (en 2013, 2014, 2016 et 2017). "J'ai mes meilleurs résultats ici depuis pas mal de temps et j'aime bien jouer ici. Les terrains sont adaptés à mon jeu."

Quant à Johanna Konta (n°26), même si sa quinzaine a débuté par une vilaine grippe, elle apprécie le fait d'être dans la capitale. "À chaque fois que je viens à Paris, je prends le même appartement. J'ai mes marques. Et je me prépare à manger tous les soirs."

Et côté tennis, elle croit en ses chances, surtout après son succès en deux sets face à la Croate Donna Vekic (n°23) au tour précédent. "Je suis toujours persuadée, quel que soit le tournoi, que je peux aller au bout."

Sloane Stephens©Corinne Dubreuil / FFT

Parce que Johanna Konta se met à aimer la terre battue... et elle y croit.

Lors de la dernière grande répétition avant Roland-Garros, l'ancienne numéro quatre mondiale a fait une semaine remarquable à Rome en sortant coup sur coup... Sloane Stephens (son adversaire de ce mardi), Venus Williams (qu'on ne présente plus), Marketa Vondrousova (également quart de finaliste ici) et Kiki Bertens (la gagnante de Madrid) pour atteindre la première finale sur terre battue de sa carrière.

Dans la foulée, Konta a gagné la semaine dernière ses premiers matchs à Roland-Garros, elle qui jusqu'ici avait été battue d'entrée lors de ses quatre apparitions Porte d'Auteuil.

"Je n'ai jamais douté de mes capacités sur cette surface. Il fallait que je mette certains aspects en place pour que les choses aillent dans mon sens. Cela vient aussi du fait de gagner des matchs.

Je me suis retrouvée dans différentes situations difficiles ces derniers temps et j'ai gagné. Et ça m'a redonné confiance."

Parce que Stephens est favorite... mais elle n'a jamais battu Konta

Voilà qui est intéressant : Sloane Stephens, qui possède plus de références sur terre battue et qui vient de sortir la lauréate 2016, Garbiñe Muguruza, est la favorite de ce quart de finale.

Cependant, elle a perdu ses deux confrontations contre Johanna Konta, la première en janvier dernier à Brisbane, et la seconde il y a quelques jours à Rome, où Konta s'était imposée en trois sets (6/7(3), 6/4 6/1).

Pour l'Américaine, ces deux matchs ne peuvent toutefois pas servir de référence.

"Ma saison n'a vraiment commencé qu'à Charleston. Lors du premier match, je n'étais pas en forme. À Rome, les circonstances n'étaient pas bonnes. J'ai fait abstraction du passé. Nous sommes des athlètes, on ne sait jamais ce qui va se produire. Je ne pense plus à ces deux matchs."



Parce que la gagnante aura une bonne chance de poursuivre sa route jusqu'en finale...

Si toutefois la logique est respectée. Stephens et Konta sont en effet mieux classées que les deux autres quarts de finaliste du bas du tableau, Petra Martic et Marketa Vondrousova. Elles aussi les seules, parmi ces quatre joueuses, à avoir déjà atteint ce niveau en Grand Chelem.

Parce qu'il est rare de voir une Britannique en quarts de finale...

Cela n'était plus arrivé depuis 36 ans avec Joe Durie, un nom que Konta connaît bien. "Cela fait peut-être un an ou deux que je ne l'ai pas vue. Mais on me rappelle toujours ses records dans les conférences de presse ou dans les interviews. Je ne connais pas tellement ses records. Mais c'est intéressant d'être en bonne compagnie, avec quelqu'un comme elle."

En 1983, Jo Durie avait même poursuivi jusqu'aux demi-finales, où elle avait été battue par Mima Jausovec. Pour ce qui est de la dernière victoire d'une Britannique en simple dames, il faut remonter à 1976 et à l'année du sacre de Sue Barker.