Malgré un troisième tour à l’US Open en septembre dernier, c’est sur la terre battue parisienne qu’Ugo Blanchet a vécu ses moments les plus marquants. Sorti des qualifications l’an dernier, le protégé de Stéphane Robert espère récidiver avec la manière. Il défie au premier tour le Britannique Charles Broom, en cinquième rotation sur le court 7.
Ugo Blanchet : "Les émotions ici sont folles"
Qualifié pour le tableau principal l'an dernier, le Français s'est confié au Quotidien.

Vous avez vécu une folle aventure à l’US Open en vous hissant au troisième tour après être sorti des qualifications. Comment avez-vous vécu ce moment ?
Ce sont de bonnes expériences qui donnent de la confiance pour la suite. On est toujours impatient de jouer ces grands événements où il y a beaucoup de pression. Savoir qu’on est capable d’être efficace et de bien jouer dans ces conditions, c’est toujours agréable ! Après, je pense qu’en termes d’émotion, pour moi, la plus intense n’était pas à New York. C’est celle que j’ai vécue l’année dernière ici, au deuxième tour des qualifications, quand j’ai battu Garin sur le court 14.
Comment l’expliquez-vous ?
C’était un moment particulièrement fort. Déjà, je rentre sur le court et il y a une Marseillaise directement dans les tribunes. Ça procure immédiatement beaucoup d’émotion ! Et en termes de niveau de jeu, c’est vraiment un match où j’avais très, très bien joué. À l’US Open, il y avait moins de public derrière moi, et même si je jouais très bien, je n’avais pas de bonnes sensations. Je sentais que j’étais très efficace, mais ça s’arrêtait là. Face à Garin, il y avait ce mélange incroyable de tout. Ce sont deux expériences dingues pour moi, mais très différentes au niveau feeling et ressenti.
Pensez-vous que le public y était aussi pour quelque chose ?
C’est sûr qu’à Paris, c’est à part. Il y a beaucoup de gens qu’on connaît, il y a cette ambiance, il y a toute l’histoire derrière le tournoi et le fait d’être français chez soi. Il y a tellement de choses qui se passent quand on entre sur le court à Roland... Quand ça se passe bien, les émotions ici sont folles.
L’année dernière, vous aviez intégré le tableau final. Est-ce à nouveau votre objectif ?
Je dirais que l’objectif le plus important est de donner le maximum et d’essayer de profiter de chaque instant. Le piège ici est de se faire dominer par la pression et l’enjeu. Et finalement, le danger parfois, même si ça se passe bien en termes de résultats, est de ne pas profiter à fond du moment. Forcément, j’ai envie de gagner le plus de matchs possible et éventuellement de me qualifier mais pour moi, il est surtout important de profiter, parce que c’est vraiment un tournoi spécial.
Comment vous sentez-vous physiquement ?
J’ai eu un petit souci au talon au Challenger de Primrose, mais qui ne devrait pas poser de problème. Depuis le début de la saison sur terre, je n’ai pas gagné beaucoup de matchs, mais c’est souvent le cas pour moi avant Roland-Garros. J’ai aussi eu un problème de raquettes, j’ai donc repris mes anciennes et ça va beaucoup mieux. Je joue très bien sur terre et j’ai beaucoup travaillé ces dernières semaines. Je pense que c’est la période où j’ai peut-être passé le plus de temps sur le terrain. Franchement, je crois que suis prêt à avoir un niveau assez élevé.
➡️ Suivez la première journée des qualifications en direct !