Blessée au pied droit l'an dernier, Sloane Stephens est redescendue à la 361e place mondiale. Or, la dernière fois que l'Américaine a été longuement écartée du circuit (un an entre 2016 et 2017), c'était également en raison d'une blessure au pied, le gauche cette fois. Et elle était revenue fort. Si fort qu'elle avait remporté son premier Grand Chelem, l'US Open 2017, dans la foulée de son retour à la compétition.
Qualifications 2026 : Sloane Stephens, une foi intacte
Pour la première fois depuis 15 ans, la finaliste de l'édition 2018 dispute les qualifications à Roland-Garros. Elle a aisément composté son billet pour le deuxième tour ce lundi.

2011, un souvenir mitigé pour Stephens
On ne dit évidemment pas que la même issue l'attend cette année à Roland-Garros, même si c'est tout le mal qu'on lui souhaite. Mais l'Américaine a réussi une entrée en matière très convaincante lors des qualifications. Ce lundi sur le court Suzanne-Lenglen, elle a disposé de sa compatriote Carol Young Suh Lee, 6/3, 6/2. Elle affrontera l'Italienne Lisa Pigato, tête de série n°29, au deuxième tour.
La dernière fois que la finaliste 2018 avait disputé les qualifications de Roland-Garros, c'était lors de sa toute première venue, en 2011. Alors âgée de 18 ans, elle avait réussi à décrocher son billet pour le tableau principal avant de s'incliner au premier tour face à la Britannique Elena Baltacha. Un souvenir contrasté, donc. "Chaque fois que je repense à ce moment, je pleure parce qu'Elena était décédée quelques années après (en 2014, des suites d'un cancer), a-t-elle raconté à rolandgarros.com. Cela rappelle à quel point la vie est précieuse."
Sloane Stephens en tire, aussi, un supplément d'âme. Actuellement loin du niveau qui lui avait permis d'atteindre la 3e place mondiale en 2018, elle n'éprouve aucun souci d'ego à l'idée de repartir de zéro, ou presque. Elle avait d'ailleurs déjà franchi les qualifications de l'Open d'Australie cette année et a très envie de faire de même à Paris.
"Je me sens bien dans ce stade. Et j'ai envie de me prouver que je suis toujours compétitive au plus haut niveau."
"Jouer les qualifications d'un Grand Chelem avec un classement protégé, c'est sûr que c'est un défi différent par rapport à ce que j'ai pu connaître dans le passé, a-t-elle également expliqué. Mais je suis prête à cela. J'ai travaillé pour et j'espère y parvenir ici aussi, même si la concurrence est forte. Bien sûr, j'ai 33 ans et beaucoup de choses se sont passées depuis ma finale. Mais je me sens bien dans ce stade. Et j'ai envie de me prouver que je suis toujours compétitive au plus haut niveau."
Sloane Stephens n'est d'ailleurs pas la seule figure bien connue de Roland-Garros à avoir brillé ce lundi. Tamara Zidansek et Martina Trevisan, demi-finalistes en 2021 et 2022, ont elle aussi passé le premier tour qualificatif, respectivement face à Ekaterine Gorgodze (0/6, 6/4, 6/4) et Gabriela Knutson (2/6, 6/0, 6/2). Chez les messieurs, Marco Cecchinato, lui aussi demi-finaliste en 2018, a disposé de Max Houkes (7/6, 6/2), victime de crampes dans le deuxième set. Sans oublier évidemment David Goffin, qui a joliment prolongé le plaisir pour sa dernière apparition Porte d'Auteuil…
