Efficace mardi contre le Japonais Uchida (6/4, 6/4) sur le court Suzanne-Lenglen, Pierre-Hugues Herbert enchaîne face au Britannique Jan Choinski (104e mondial), dans la même enceinte. Avec l’objectif de profiter de chaque instant.
Pierre-Hugues Herbert : "Une ambiance extraordinaire"
Le Quotidien a recueilli les impressions du Français, qui retrouve l'ambiance de feu du court Suzanne-Lenglen pour le deuxième tour, ce mercredi.
Comment analysez-vous ce premier tour ?
J’étais très tendu mais je suis content car j’ai fait mon match. Kaichi Uchida a bien commencé, mais j’ai réussi à m’en sortir, même si j’ai envie de faire mieux. Pour un premier tour, je suis très satisfait. C’est pour ces ambiances que je joue au tennis. Disputer Roland-Garros constitue un rêve de gosse, même si le passage sur terre battue a été difficile cette saison. Je n’ai pas réussi à enchaîner les matchs, ni à défendre les points gagnés l’an passé, donc mon classement chute. En termes de confiance, je ne suis pas dans la meilleure des périodes, donc cette victoire fait énormément de bien.
Vainqueur après avoir passé 1h09 sur le court, vous n’avez pas trop perdu d’énergie...
Oui, c’est cool d’avoir réussi à gagner en deux sets. Pour la suite, je crois que Jan Choinski est la tête de série (n°13) qui figure dans ma partie de tableau... Mes ambitions sont simples : rester en forme, m’éclater et essayer de gagner tous les matchs que je vais jouer cette semaine.
Les qualifications ont-elles pris une autre dimension ?
Je découvre ce format-là en qualifs', je n’avais jamais joué sur le Lenglen à ce stade. C’est fou, ce que les organisateurs ont fait. La manière dont ils ont transformé la semaine avant le début du grand tableau est assez folle. Je suis heureux d’avoir pu connaître ça, de m’en sortir et d’avoir la chance de rejouer. Le public, qui a été servi avec ce match magique entre Dimitrov et Faria, était chaud d’entrée. Le spectacle est présent dès le début des qualifs', c'est une vraie victoire pour le tournoi. J’ai essayé de ne pas trop regarder le match d’avant, mais c’était impossible ! L’attente était terrible, j’étais chaud bouillant à 6/3, 5-4 pour Dimitrov, prêt à rentrer sur le court. Il s’est finalement terminé environ 1h30 plus tard au super tie-break. C’est la beauté de ce sport. On ne sait jamais quand ça se termine.
Évoluer sous un toit vous a permis de ne pas être dépendant de la météo...
C’est certain. Ça fait du bien d’être dans les chaussures des tout meilleurs mondiaux (sourire) ! Quand un Grand Chelem commence, ils ne sont pas vraiment impactés par le temps. Bref, c’est un beau cadeau de m’avoir programmé sur le Lenglen et je remercie le tournoi.
Peut-on dire qu’il y avait presque une ambiance de Coupe Davis ?
On est tout de suite dans l’ambiance de Roland-Garros et ça va durer pendant trois semaines. C’est extraordinaire. Depuis pas mal d’années, le tournoi fait des choses magnifiques. On a vraiment la chance d’avoir ce Grand Chelem à la maison. On en fait un événement magnifique dont je suis fier.