Quatrième joueur mondial et détenteur de 24 titres du Grand Chelem, Novak Djokovic partait largement favori à l'occasion de son entrée en lice, ce dimanche soir, face à Giovanni Mpetshi Perricard, 83e au classement ATP. En manque de repères après une saison sur terre battue tronquée et seulement marquée par une apparition furtive lors du Masters 1000 de Rome (battu par Dino Prizmic), le Serbe a tout de même eu besoin de deux sets de rodage pour entrer complètement dans son tournoi.
Premier tour : Djokovic en deux temps
Opposé à Giovanni Mpetshi Perricard pour son entrée en lice dans ce Roland-Garros 2026, Novak Djokovic a cédé la première manche avant de prendre le dessus.
Une première depuis 2010
De l'autre côté du filet, "Gio" a parfaitement joué sa carte en s’appuyant sur son service surpuissant (73% de premières balles et 215 km/h de moyenne sur celles-ci dans le premier set) pour mettre son illustre adversaire sous pression dès le début de la partie, avant de breaker sur un coup droit gagnant au terme d’un jeu de plus de dix minutes (6-5). C'est sur un nouvel ace (le 6e) que le Français a bouclé cette première manche 7/5. Un petit exploit quand on sait que le Serbe n’avait plus perdu de set au premier tour de Roland-Garros depuis sa victoire contre Evgeny Korolev en quatre manches... en 2010 !

Après avoir sauvé les deux premières balles de break auxquelles il a été confronté à 3-2 dans le deuxième set, puis quatre autres sur son jeu de service suivant, le protégé de Greg Rusedski a fini par céder sur la 10e occasion de son vis-à-vis, qui ne s'est pas fait prier pour revenir à hauteur dans cette rencontre. Visiblement touché au pouce et au niveau de l'avant-bras droit, Giovanni Mpetshi Perricard a ensuite légèrement baissé en intensité au service. Une brèche dans laquelle le triple vainqueur de Roland-Garros n'a pas manqué de s’engouffrer.
Malgré le soutien du public, qui ne demandait qu’à s’enflammer un peu plus dans cette chaude soirée printanière, Giovanni Mpetshi Perricard a inexorablement vu les jeux défiler. Les interventions du kiné à 3-0 puis 4-1 n'y ont rien changé. "Nole" s'est détaché deux sets à un (5/7, 7/5, 6/1) sur un jeu blanc marqué par trois aces.
Mais le Tricolore a eu le mérite de s'accrocher. Malgré un nouveau break concédé d’entrée de quatrième manche, il est immédiatement revenu à hauteur. Les deux joueurs se sont alors rendus coup pour coup sur leur engagement (quatre jeux blancs consécutifs) avant que Novak Djokovic finisse par creuser un écart décisif en réussissant le break pour mener 4-3. Beaucoup plus à l’aise et en contrôle qu’en début de match, il n'a pas manqué de saisir sa première occasion pour conclure la partie deux jeux plus tard, en claquant un dernier coup droit gagnant.
Vainqueur 5/7, 7/5, 6/1, 6/4, le Serbe, qui dispute ici son 82e tournoi du Grand Chelem (record absolu), a tenu à rendre hommage à son adversaire du jour au micro de Fabrice Santoro (et en français s'il vous plaît) : "Il faut féliciter Giovanni pour son très bon match. Son service est presque illisible et il va si vite… Je crois que je n’ai vu ça qu’avec Opelka et Karlovic dans ma carrière. J’ai réussi à un peu mieux anticiper à partir du deuxième set mais c’est le genre de match où il faut rester très concentré car tu as plus de pression sur ton service et très peu d’opportunités sur celui de l'adversaire. Mais j’ai réussi à élever mon niveau au bon moment."
Au deuxième tour, le "Djoker" retrouvera un autre Français puisqu'il sera opposé à Valentin Royer, tombeur un peu plus tôt du qualifié bolivien Hugo Dellien 6/4, 6/2, 6/2.