
Avant l'événement - Interview de Dinara Safinasamedi 6 juin 2009 |
Interview de Dinara SAFINA D. Safina / S. Kuznetsova 4/6 2/6
Q. Svetlana nous a dit que tu asjoué avec beaucoup de pression, es-tu d'accord ? Cela a-t-il handicapé tonservice ? R. De la pression, oui, que je me suis mise sur moi-même parce que jevoulais gagner et je n'ai sans doute pas su gérer cela. Q. Tu as eu surtout du mal avecton service ? R. Comme vous avez pu le voir. Q. Comment te sentais-tu sur lecourt, parce que tu semblais à la ramasse avec tes coups ? R. Oui, j'étais un peu à la ramasse sur le court. Je n'ai pas fait ce quej'avais à faire. Je n'ai pas su rester forte mentalement. Q. Est-ce rassurant pour toi dete dire qu'elle a joué un très bon match ? Ce n’est pas comme si ellet’avait mise en position de gagner et que tu n’aies pas su gagner ? Est-ceplus facile pour toi ? R. Non, parce que j'avais des chances. Elle m'a donné des chances. Ellen'était pas aussi agressive qu'elle l'est d'habitude. Moi, je n'ai rien sufaire. Q. Tu t’es battue toi-même ? R. Oui, je me suis battue moi-même. Q. C'est ce qu'il y a de plusdouloureux ? R. Il y a beaucoup de matches dans une vie. Voilà, c'est un mauvais match. Q. Tu es numéro 1, on s’est poséla question de savoir si tu es la vraie numéro1 ? R. Je voulais juste gagner. Je suis très déçue. Mais demain est un autrejour et il y aura d'autres tournois. Q. Après les demi-finales, tunous avais dit que tu avais pris froid que tu n’étais pas très en forme. Tu nel’étais pas aujourd'hui ? R. Non, je vais bien. Ce n'est pas le problème. Q. Qu'as-tu appris de cematch car ce n'était pas ta première finale ? R. Comme les autres finales : qu'il faut que j'arrête de me mettre dela pression et que je commence à jouer mon jeu. Q. Jouer contre une autre russe,ce n'était pas trop dur ? R. Non, cela n'a fait aucune différence. Il aurait fallu que je meconcentre sur moi-même. Q. Et avant le match est-ce quec'était beaucoup de pression ? Quel était ton état d'esprit ? R. Je me sentais bien avant le match. Je suis rentrée sur le court, jesavais que j'avais des chances et je n’ai rien fait simplement. Q. Et tu étais nerveuse ? R. Non, pas avant le match. Q. On avait l'impression que tuétais complètement crispée sur ton service, qu'il ne passait pas aujourd'hui. C'estce que tu as ressenti sur la balle de match ? R. Je perdais mon timing sur mon service. Je n'étais pas suffisammentagressive. Je ne montais pas au filet. Q. Sur quel point tu t’es dit :« ce n'est pas ma journée » ? R. Je crois qu'à tout moment, quand on joue une finale, il faut penser quel'on peut gagner, quel que soit le score. Q. Tu as dit que tu n'avais passu rester forte mentalement. Q. Oui, mais j'ai essayé de continuer à me battre, à renverser le matchmais cela n'a pas marché. Q. Pourquoi n'as-tu pas pu resterforte mentalement ? R. Si j'avais une explication, j'aurais trouvé la solution sur le court. Q. Après que tu nous as donnél'impression d'être aussi forte pendant tout le tournoi, comment croire quecela ait pu tourner comme cela ? R. Oui, j’ai commencé le tournoi vraiment fort, puis aux quarts de finalecontre Azarenka je ne jouais pas aussi agressivement qu'au départ, et j'aicommencé à être un peu passive. C'est vrai que dans la finale contre Svetlana ilfaut être très très agressive, mais ce n’est pas facile de passer d’un jeupassif à un jeu très agressif. J’ai déjà connu un petit passage comme celapendant les quarts de finale. Q. Est-ce que les conditions onteu un impact sur toi, il faisait très chaud les jours précédents et aujourd'huitrès frais ? R. Non, cela n'a strictement rien à voir avec les conditions. Q. Tu es numéro 1, tu restesnuméro 1, est-ce que c'était juste un blocage mental genre : « Jesuis en finale, je me relâche, je joue mon jeu » ? Est-ce que tu n'as pasréussi simplement à te détendre suffisamment ? R. Oui, oui, je pense que c’est ça. J’ai encore des choses à apprendre. |