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Paroles de "ballos" - épisode 6 : Louis Couput

Par Estelle Couderc   le   jeudi 30 novembre 2017
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Être ballos à "Roland"… Ils sont des centaines chaque année, prêts à s'entraîner dur, à passer des tests de lancer, d'agilité, de course, dans le but d'intégrer le clan des ramasseur de balles. Quand on est ballos, la quinzaine se transforme en un subtil mélange de stress, de passion, devenant une aventure humaine incroyable, vécue les pieds directement dans l'ocre foulée par les plus grands champions. Alors quand pour certains, l'expérience se conclut main dans la main avec un finaliste, devant 15 000 regards braqués sur eux depuis les tribunes du Philippe-Chatrier, le moment, aussi infime soit-il, devient juste exceptionnel. Comme un aboutissement parfait. Une fin de tournoi magique, dont ils se souviennent tous au détail près, même des années plus tard... Paroles de "ballos", épisode 6.

Louis COUPUT, entré avec Maria Sharapova lors de la finale dames 2013

"Un truc de fou"
"C'était une surprise totale. J'étais dans les allées en train d'acheter des souvenirs pour ma famille. Une responsable est arrivée et m'a dit "On te cherche partout, viens vite, il faut que tu te prépares". C'était seulement vingt minutes avant le début de l'échauffement de la finale et je n'étais au courant ! Même à ce moment là, je ne savais pas encore ce qu'on me voulait. Ils m'ont vite emmené dans les vestiaires, m'ont dit de me préparer, de me recoiffer. Et là, ils insistent : "Prépare toi… tu vas accompagner une joueuse sur le Central." J'étais super content, c'était un truc de fou ! Pour choisir la joueuse, ça s'est fait en deux secondes avec l'autre ramasseur. On était tellement content que ça s'est fait tout seul. Pour nous, ce n'était vraiment pas pas le plus important !"

"Je me demandais ce que je faisais là !"
"Au moment de l'attente, on est un peu stressé ! Je me rappelle que Sharapova m'a pris par la main après un bref regard. Elle était hyper concentrée, avec sa visière sur la tête, le regard ferme et déterminé. Je sentais qu'elle était déjà dans le match à fond. Moi, j'étais hyper concentré aussi. L'entrée, c'est énorme ! Ce moment où on entre sur le court et où tout le public applaudit est incroyable. Je me rappelle le soir, quand ma mère m'a appelé parce qu'elle m'avait vu à la télé. Elle avait pris une photo et le cadrage était vraiment sur moi et Sharapova. On était tous les deux à l'image, c'était presque irréel. Tout le monde criait, je regardais autour de moi en me demandant ce que je faisais là. Il y a un côté surréaliste d'être regardé comme ça par 15 000 personnes. Je me souviens que j'étais tout rouge ! Ensuite, je suis allé voir le match sur écran géant. Au départ, je n'étais pas forcément pour elle, mais après ça, j'avais envie de la voir gagner. C'est marrant, cette expérience a marqué aussi les autres : pendant des mois, un ami m'a ensuite demandé si je m'étais lavé la main droite depuis la finale !"

"Sur le podium des meilleurs souvenirs"
"C'était très intense, mais malgré tout, j'ai vécu deux moments plus forts en tant que ramasseur. J'avais eu la chance d'être sur le quart de finale Tsonga / Federer. J'ai un super souvenir de Tsonga me disant quelques mots au début du match, très gentiment, parce qu'il était sans doute un peu moins stressé et moins concentré que Sharapova pour sa finale. C'est un moment très fort. Et puis à Bercy, j'avais pu parler avec Roger Federer et même faire une photo avec lui. Avec Sharapova, ce sont les trois moments les plus marquants pour moi en tant que ramasseur. Je pense que ça me restera à vie, ce sont de sacrés souvenirs. On est très peu à avoir cette chance et du coup, ça fait vraiment savourer encore plus."

Une journée avec un ''ballos''
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