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Paroles de "ballos" - épisode 4 : Solène Valy

Par Estelle Couderc   le   mardi 07 novembre 2017
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Être "ballos" à "Roland"… Ils sont des centaines chaque année, prêts à s'entraîner dur, à passer des tests de lancer, d'agilité, de course, dans le but d'intégrer le clan des ramasseurs de balles. Quand on est "ballos", la quinzaine se transforme en un subtil mélange de stress et de passion, devenant une aventure humaine incroyable, vécue les pieds directement dans l'ocre foulée par les plus grands champions. Alors quand pour certains, l'expérience se conclut main dans la main avec un finaliste, devant 15 000 regards braqués sur eux depuis les tribunes du Philippe-Chatrier, le moment, aussi infime soit-il, devient juste exceptionnel. Comme un aboutissement parfait. Une fin de tournoi magique, dont ils se souviennent tous au détail près, même des années plus tard... Paroles de "ballos", épisode 4.

Solène Valy, entrée avec Stan Wawrinka lors de la finale 2015

"Il m'a posé plein de questions"
"Au départ, j'aurais préféré accompagner Novak Djokovic. On a fait un "pierre/feuille/ciseau" pour savoir qui choisirait en premier. J'ai perdu et l'autre ramasseuse a choisi Djokovic. Je me suis donc retrouvé avec Wawrinka. Finalement, j'ai largement préféré, car avant d'entrer sur le court, il m'a parlé, il m'a posé plusieurs questions. Il souriait, il m'a demandé de quel côté je voulais lui donner la main. Ensuite, je me souviens qu'il a pris ma main d'une autre façon. Il m'a dit "Plutôt comme ça". Je n'ai rien compris, mais ça faisait un petit échange en plus, un moment privilégié ! Djokovic, lui, était hyper concentré. Il a juste sautillé un peu, mais sans parler du tout. Wawrinka, lui, il parlait, il était hyper gentil. Il m'a aussi demandé comment je m'appelais, mon âge, si ça allait, des trucs comme ça ! Il semblait détendu, je ne m'attendais pas du tout à ça."

"Après, on était en larmes !"
"Stan Wawrinka a été appelé par le speaker. A ce moment-là, on avance, on passe devant les autres ramasseurs qui font la haie d'honneur et après... c'est juste magique ! J'avais juste un peu peur de me tromper, de partir au mauvais moment. J'avais un peu d'appréhension, mais tout s'est bien passé. Il y avait plein de gens qui applaudissaient. J'étais émue, c'était de la joie. Je souriais alors que tout ça, ce n'était même pas pour moi. C'est inoubliable ! Je me rendais compte que ça n'arriverait qu'une fois dans ma vie. Et aujourd'hui quand j'y repense, je me dis que j'ai eu beaucoup de chance. Une fois que ça a été fini, on était en larmes, tellement on était émus. C'était vraiment un moment fort."

"La famille des ballos"
"Mon joueur préféré, c'est Nadal. Comme il n'était pas là, je ne savais pas trop qui j'allais soutenir pour la finale. J'aimais bien Djokovic, parce qu'il était gentil avec les ramasseurs. Puis au final, j'ai trouvé que Wawrinka était tellement super avec moi, que forcément j'étais pour lui. Aujourd'hui je l'aime beaucoup, c'est devenu mon deuxième joueur préféré après Nadal. C'est un moment que je ne vais jamais oublier. En plus, je n'avais pas ramassé de grands joueurs pendant la quinzaine. Du coup, c'était encore plus intense, encore plus fort pour moi de vivre ça. C'est l'un de mes plus beaux souvenirs. Même les trois semaines, c'était un des meilleurs moments de ma vie. C'est très intense parce qu'on est une famille, la famille des ballos."

Une journée avec un ''ballos''
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