En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et/ou réaliser des statistiques de visites.

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.

US Open 2017 - Nadal, une saison de complétude

Par Myrtille Rambion   le   lundi 11 septembre 2017
A | A | A

Trois mois après sa "Decima" à Roland-Garros, Rafael Nadal a signé une 16e victoire en Grand chelem, en battant en finale de l’US Open Kevin Anderson 6/3, 6/3, 6/4. Son premier titre majeur hors terre battue depuis quatre ans.

Sérieusement. Il y a douze mois, personne n’aurait parié sur l’incroyable scénario d’une saison 2017 qui aura donc vu deux "anciens", les trentenaires Rafael Nadal et Roger Federer, se partager les quatre tournois du Grand chelem. Au Suisse l’Australie et Wimbledon, à "Rafa" sa terre de Roland-Garros, conquise pour la dixième fois, et, trois mois plus tard, le dur de Flushing Meadows, qui devient son Majeur hors terre battue préférée avec une troisième couronne, après 2010 et 2013. Ce troisième US Open s’est donc dessiné en cette fin d’après-midi de dimanche à New York, en forme de symbole d’une quinzaine où le Majorquin a impressionné. Et montré que sa panoplie de joueur complet a encore progressé. Oui, à 31 ans. Oui, après avoir déjà tant gagné. Et oui, en étant revenu d’une blessure au poignet qui, chez d’autres que lui, aurait pu signifier la fin. 

Si Rafael Nadal l’a emporté face à Kevin Anderson, ce n’est pas seulement une histoire de classement respecté et de tension inhérente à une telle première à ce niveau chez le Sud-Africain qui a fatalement déséquilibré les débats. Bien sûr, la joie du 32e mondial d’être, déjà, devenu le joueur le plus mal classé à atteindre une finale majeure depuis Jo-Wilfried Tsonga en 2008 à Melbourne l’a peut-être poussé, même inconsciemment, à faire retomber la pression dès après sa demi-finale remportée contre Pablo Carreño-Busta. Trop de fautes directes (40) et une pâle copie rendue au service, par comparaison avec ses standards habituels (10 aces "seulement"), ont été là pour en témoigner.

Premier titre sur dur depuis janvier 2014... et quel titre !

Mais cela n’a bien évidemment pas été la seule explication au score sévère que lui a infligé l’Espagnol : 6/3 6/3 6/4. Comme à son habitude, "Rafa" a tout sauf pris de haut un adversaire qu’il avait déjà battu quatre fois, mais dont il connaissait la dangerosité dans cet US Open de toutes les surprises. Après tout, Kevin Anderson était parvenu à saisir chaque chance que lui avait présenté une moitié basse de tableau vite privée de cadors. C’est pour cela que, d’entrée de match, une portion que Rafael Nadal peut parfois entamer en mode diesel, il s’est montré extrêmement appliqué au retour mais aussi, et surtout, très performant au service, comme depuis le début de la quinzaine d’ailleurs.

Une arme qu’il a très nettement améliorée dans le but clair de faire mal sur dur, surface sur laquelle il en était à une série de 34 tournois disputés sans avoir remporté le moindre titre, le dernier remontant à janvier 2014 (Doha). Ses stats dans ce secteur face à Kevin Anderson ont été bluffantes : 84% de réussite en première balle et surtout… 70% sur ses deuxièmes ! Ce qui l’a aidé à ne pas rencontrer la moindre balle de break de tout le match. Si l’on ajoute à cela son 16/16 au filet, preuve de sa capacité à sans cesse modifier son jeu et à travailler, encore et encore, pour devenir meilleur, on comprendra que cette victoire, il est bien allée la chercher, plus que Kevin Anderson ne l’a lui a donnée. Une image l’a à elle seule résumé : ce service-volée magnifiquement exécuté sur la balle de match.

"¨Pas de meilleure façon de finir la saison en Grand chelem après l’année riche en émotions diverses que j’avais vécue en 2016"

"J’ai vécu une très belle quinzaine, a commenté le nouveau champion de l’US Open. J’ai élevé mon niveau de jeu et mon niveau de confiance au fil du tournoi. Et me retrouver de nouveau avec ce trophée à New York signifie énormément pour moi. Il n’y a pas de meilleure façon de finir la saison en Grand chelem après l’année riche en émotions diverses que j’avais vécue en 2016. Je suis très heureux de la manière dont j’ai joué, très heureux de la manière dont j’ai géré la pression et très heureux de mon esprit de compétition durant tout le tournoi. Que j’ai bien ou moins bien joué, j’ai toujours eu une attitude positive."

Au-delà du résultat pur, avec cette 16e couronne en Grand chelem, Rafael Nadal relance la course au record de son meilleur rival, Roger Federer (19). Un duel relancé, alors même que, en début d’année, il semblait devoir appartenir au passé. Pour le grand plaisir de tous les amoureux du jeu. "Ils se sont affrontés tellement de fois, a acquiescé Kevin Anderson. Regardez Rafa : c’est juste un énorme compétiteur. Il vous oblige à venir lui arracher chaque point. Pareil pour Roger. Il peut lui aussi littéralement vous prendre le match des mains. Cette année a été très intéressante en Grand chelem. Et elle le sera très certainement l’année prochaine. Tout le monde a hâte de voir ce qui se passera."

2005 - 2017 : Nadal, une "Decima" à Roland-Garros

L'hommage à Rafael Nadal
Comments
Article suivant: US Open 2017 - Sloane Stephens, de la reconstruction à la révélation
Articles Similaires