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US Open 2017 - Sloane Stephens, retour de flamme

Par Myrtille Rambion   le   jeudi 07 septembre 2017
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Demi-finaliste de l’US Open un mois après son retour à la compétition et alors qu'elle pointait 934e mondiale au début de l'été américain, l’Américaine de 24 ans a mis son absence des courts en raison d’une blessure au pied à profit. Pour grandir et retrouver le plaisir du jeu. Avec succès, comme l’a montré son bel été.

Il y a un an, Sloane Stephens avait dû renoncer à disputer l’US Open. La faute à une fracture de fatigue au pied gauche survenue aux Jeux olympiques de Rio. L’Américaine savait alors qu’il lui faudrait prendre son mal en patience, mais elle était loin d’imaginer que cette blessure allait en fait nécessiter une opération et onze mois d’arrêt. Pratiquement un an à douter, à vivre d’autres expériences que celles liées au circuit tennistique, à s’ennuyer aussi. Mais surtout à réaliser que le jeu lui manquait et qu’il était toute sa vie.

“Après l’opération, a-t-elle expliqué à New York, me retrouver avec une sorte de prothèse pendant quinze semaines et ne pas pouvoir vivre ma vie comme je le voulais a été une belle expérience d’humilité. Ou peut-être, plus encore, une sorte de prise de conscience. J’avais simplement besoin d’apprécier à leur juste valeur toutes les choses que j’avais déjà. Et même pendant cette période, si tout ne se passait pas exactement comme je l’aurais souhaité, je savais qu’un jour, je rejouerais au tennis. C’est ce qui m’a permis d’aller de l’avant.“

934e mondiale au début de la tournée américaine, 34e au pire à la fin de l'US Open !

Et de revenir au plus haut niveau sans doute (beaucoup) plus vite que prévu. Lorsqu’elle a repris pour la première fois la raquette en mai dernier, l’ancienne n°11 mondiale, déjà demi-finaliste en Grand chelem en 2013 en Australie, était en effet loin de s’imaginer où son envie retrouvée la mènerait d’entrée de jeu. C’est bien simple, depuis son retour à la compétition à Wimbledon, où elle a perdu au premier tour (comme à Washington dans la foulée), l'Américaine a fait fort en matière de résultats : demi-finale à Toronto, demi-finale à Cincinnati… et demi-finale à l’US Open. Autrement dit, elle a remporté treize de ses quinze derniers matchs. Série toujours en cours, donc. Elle était 934e mondiale au début de l'été américaine, la voilà assurée - au pire - de la 34e place à l'issue du tournoi.

“C’est incroyable, extraordinaire ! Si à Wimbledon, quelqu’un m’avait dit que je disputerais dans l’été trois demi-finales d’affilée, je lui aurais dit qu’il était complètement fou !“ Et pourtant. Les raisons à ce retour rapide et déjà plus que réussi ? “Je pense que j’envisage tout sous un angle différent. Je dirais que j’ai l’esprit un peu plus clair qu’avant.“ Avant, c’est-à-dire lorsqu’elle était aux portes du Top 10 et que les projecteurs étaient braqués sur elle. De son propre aveu, elle s’y était alors un peu perdue.

"Venus est celle que nous regardons toutes comme un exemple"

“Avant, je jouais bien, bien sûr. J’avais remporté des titres (Washington en 2015, Auckland, Acapulco, Charleston en 2016, ndlr), j’avais un bon niveau, mais je pense que le fait d’être blessée m’a offert une perspective complètement nouvelle sur le tennis et sur la vie en général. Je vis du tennis, j’aime ça et je passe du bon temps. J’ai réalisé que je ne voudrais pour rien au monde faire quelque chose d’autre. Ma vie est belle et maintenant, ce que je fais, je le fais pour le plaisir.“

Des mots qui, avec quelques années de sagesse supplémentaires, ne sont pas sans rappeler ceux de Venus Williams, son adversaire en demi-finale. Une championne pour laquelle Sloane Stephens ne cache pas son admiration. “Elle est notre leader, a-t-elle dit en amont de leur duel. Elle est celle que nous regardons toutes comme un exemple. C’est une super joueuse et une super personne. C’est un honneur d’avoir la possibilité de jouer en même temps qu’elle, elle signifie tellement pour le jeu.“ Mais qu’on ne s’y trompe pas : le respect est une chose, l’envie de gagner une autre. Revenue au premier plan, Sloane Stephens n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Pas en demi-finale du dernier Grand chelem de la saison, en tout cas.

Serena Williams - Sloane Stephens, huitième de finale de Roland-Garros 2015 : les temps forts

S. Williams v. S. Stephens Women's Highlights / 4th Round
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