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US Open 2017 – Pour Venus, le bon vieux temps n’existe pas

Par Myrtille Rambion   le   mardi 05 septembre 2017
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Toujours en course à Flushing Meadows, Venus Williams continue, à 37 ans, de vivre une extraordinaire saison en forme de renaissance. Elle affronte ce mardi Petra Kvitova en quarts de finale.

Mine de rien, "Auntie Vee" ("Tata Vé") fait son trou dans le tableau à Flushing Meadows. Et mine de rien, elle est, avec sa prochaine adversaire Petra Kvitova, l’une des deux seules championnes de Grand chelem toujours en lice dans l'épreuve. L’extraordinaire renaissance se poursuit. À 37 ans, l’aînée des Williams - qui a d’ailleurs expliqué que Serena, qui est occupée à pouponner sa petite fille née le 1er septembre, lui manquait beaucoup à New York -, a d’ores et déjà réussi une saison exceptionnelle. En dépit des années qui passent, des blessures, du deuil, de la maladie (elle souffre du syndrome de Sjögren), Venus Williams est de retour au tout premier plan. Une ode à la résilience.

Encore en course pour la première place mondiale jusqu’à il y a quelques jours, l’Américaine aux sept titres du Grand chelem a, aucune de ses concurrentes ne l’a oublié, disputé en 2017 rien de moins que les finales de l’Open d’Australie et de Wimbledon. Et peut légitimement se prendre à rêver, et avec elle les États-Unis, au titre dans l’ultime levée majeure de l’année. Comme en 2000 et 2001, mais surtout, vingt ans après sa première participation... et sa première finale.

Vingt ans. Une longévité incroyable, qui est aussi, clin d’œil du destin, l’âge du court Arthur-Ashe. Ce double anniversaire n’a d’ailleurs pas échappé à la championne et lui a fait revenir en mémoire quelques (bons) souvenirs."Je pense qu’à ce moment-là, en 1997, un déclic s’est produit. J’ai compris comment gagner ces matchs-là. Ç’a été quelque chose d’énorme pour moi. Mais en même temps je pense que, justement, à ce moment-là je ne pensais pas trop. J’y allais juste à fond à chaque fois (sourire). Après cela, je n’ai plus jamais regardé en arrière."

"Je ne me focalise pas sur les succès passés, je regarde vers l’avant"

Venus Williams n’a jamais été du genre à cultiver la nostalgie. Pas plus aujourd’hui qu’alors. C’était mieux avant, quand elle était une toute jeune joueuse découvrant le circuit ? Différent, plaisant, amusant, captivant, ça, oui. Mais "mieux", pas forcément. Le passé est le passé, servons-nous en mais dépassons-le : tel est le message que Venus Williams n’a cessé de faire passer depuis le début de la quinzaine.

"Le succès amène le succès. Si vous gagnez, vous apprenez à gagner et du coup, vous gagnez encore plus. Mais je suis résolument quelqu’un qui vit dans le futur. Je ne deviens pas nerveuse ou tendue parce que j’ai des points à défendre ou que j’ai gagné un tournoi l’année d’avant. Je me fiche de l’année d’avant. Je suis plus du genre : est-ce que je vais gagner aujourd’hui ? Je me concentre sur le résultat à venir. Je ne me focalise pas sur les succès passés, je regarde vers l’avant."

En l’occurrence un quart de finale programmé ce mardi en nocturne face à Petra Kvitova, la gauchère tchèque revenue de très loin, après l’agression au couteau dont elle a été victime en décembre dernier. "Ce qu’elle a traversé est inimaginable, insensé. Pour elle, bien rejouer comme ça est une bénédiction. La voir entrer sur le court, faire ce qu’elle a à faire, en réussissant à faire le vide dans sa tête, c’est beau. Je suis heureuse de la voir de retour." Ce qui ne l’empêchera pas d’essayer de toutes ses forces de faire en sorte que ce retour marque une pause, en quarts de finale. Car dans son présent et son futur de joueuse, "Auntie Vee" rêve encore de grandes choses. D’un troisième titre à l’US Open, par exemple.

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