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US Open 2017 - Nadal à l'épreuve du dur

Par Amandine Reymond   le   mardi 29 août 2017
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A le voir tout sourire samedi au côté de Roger Federer lors du traditionnel "Kids’ day" qui précède le début du tournoi new-yorkais, on aurait pu oublier tous les enjeux de cet US Open 2017 pour Rafael Nadal. Redevenu numéro un mondial depuis le 21 août, l’Espagnol est tête de série numéro un du dernier Grand chelem de la saison pour la première fois depuis 2010, et le décuple vainqueur de Roland-Garros, qui débutera mardi contre le Serbe Dusan Lajovic, en troisième rotation (aux alentours de 20h30 heure française) a beaucoup à gagner… ou à perdre à New York. Redevenu conquérant sur terre battue, Rafael Nadal doit à présent prouver qu'il peut retrouver le chemin de la gagne ailleurs que sur sa surface mère. La place de n°1 mondial en fin d'année est à ce prix.

Si "Rafa" a prouvé depuis longtemps qu’il n’était pas qu’un "terrien", en témoignent ses 20 titres dont 5 Grands chelems et une médaille d’or olympique conquis sur dur ou gazon, cet US Open 2017 pourrait peser lourd dans la carrière du Majorquin. Ce tournoi, déjà marqué par l’absence de cinq des huit participants au Masters en 2016 (Murray, Djokovic, Wawrinka, Raonic et Nishikori), est une occasion en or pour l’Espagnol d’accroître son avance sur ses poursuivants, à commencer par Roger Federer.

Sans titre hors terre battue depuis juin 2015, sans titre sur dur depuis janvier 2014

Le Suisse a déjà remporté deux levées du Grand chelem cette année et, s’il reste derrière l’Espagnol au classement (troisième avec 7145 points contre 7645 pour Nadal), à la Race, l’homme aux 19 Grands chelems talonne le Majorquin avec seulement 220 petits points de retard (7145 contre 7365), autant dire une broutille. Mais plus qu’une inversion du rapport de force entre les deux hommes appelés à s’affronter en demi-finale, c’est la perspective d’occuper le trône de numéro un mondial à l’issue de la saison qui pourrait se jouer sur les courts de Flushing Meadows. Car à chaque fois que Rafael Nadal a terminé l’année numéro mondial (2008, 2010 et 2013), il avait, outre sa traditionnelle razzia sur terre battue, remporté au moins un titre du Grand chelem sur une autre surface dans la saison : Wimbledon en 2008, Wimbledon et l’US Open en 2010, l’US Open en 2013.

En 2017, s’il a épaté par son niveau et sa confiance retrouvés, Rafael Nadal n’a pu empêcher Roger Federer de le priver d’un deuxième titre à l’Open d’Australie (après celui décroché en 2009) au terme d’une finale où il a pourtant compté un break d’avance dans le cinquième set. Avec deux autres finales disputées sur dur (Miami et Acapulco), "Rafa" a marqué les esprits et de précieux points mais c’est sur terre qu’il a encore une fois fait le plein de titres (Monte-Carlo, Barcelone, Madrid et Roland-Garros) avec pour apothéose une dixième victoire Porte d’Auteuil.

Toni Nadal prévient : "A l'entraînement, c'était tout autre chose qu'à Montréal et Cincinnati"

Depuis, l’Espagnol a légèrement marqué le pas. Lui qui n’a plus remporté un titre sur une autre surface que la terre battue depuis Stuttgart en juin 2015 (gazon) et sur dur depuis Doha en janvier 2014, a été éliminé par Gilles Muller en huitièmes de finale à Wimbledon puis a plié contre l’étoile montante canadienne, Denis Shapovalov, au même stade de la compétition à Montréal au terme d’un match qu’il a qualifié comme sa "défaite la plus dure de l’année".

A Cincinnati, c’est en quarts de finale que Rafael Nadal a cédé contre Nick Kyrgios. Mais ces deux défaites face à deux membres de la nouvelle génération (dont la montée en puissance s’est confirmée sur le circuit lors de cette tournée nord-américaine avec les victoires d’Alexander Zverev à Montréal et de Grigor Dimitrov à Cincinnati) n’ont cependant pas de quoi affoler son oncle Toni, plutôt confiant à la veille de l’entrée en lice de son neveu : "Rafael joue très bien ces derniers temps, a-t-il confié au micro d’Eurosport. Toute cette semaine à l’entraînement à New York, il a très bien joué. C’était tout autre chose que lors de ses matchs à Montréal et Cincinnati. Il sent très bien la balle en ce moment."

Vainqueur de l'US Open en 2013

Après Roland-Garros le 9 juin, Rafael Nadal a gagné un deuxième titre du Grand Chelem en 2013 : l'US Open le 9 septembre.

La place de n°1 en fin d'année se joue peut-être maintenant

Reste à transposer ces bonnes sensations en match pour partir à la conquête d’un seizième titre en Grand chelem, qui serait le troisième à l’US Open (après 2010 et 2013). Avec à la clé, 2000 points supplémentaires qui assureraient l’Espagnol - actuellement à la tête du plus petit total de points gagnés par un joueur accédant à la place de numéro un mondial (depuis 2009 et l’entrée en vigueur du barème actuel) – d’une avance plus confortable avant les tournois indoor de fin de saison, et de ne pas jouer cette place finale de n°1 de la saison lors de la période de l’année traditionnellement la plus périlleuse pour lui.

Histoire aussi de s’assurer le meilleur bilan en Grand chelem de la saison, devant Roger Federer, et de nous épargner ainsi la confusion de 2013, quand il avait fini n°1 mondial au classement ATP… mais seulement vice-champion du monde ITF, la Fédération internationale ayant de son côté désigné Novak Djokovic comme champion du monde, optant ainsi pour la régularité du Serbe (un titre, deux finales et une demie en Grand chelem cette année-là) au détriment des deux titres du Grand chelem, seulement escortés d’un premier tour et d’un forfait par ailleurs, de l’Espagnol. Un cas de divergence rare, plus vu depuis les années 1989 et 1990. Gagner New York est sans doute la meilleure option de "Rafa" pour mettre tout le monde d’accord.

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