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Alexander Zverev, le troisième homme

Par Guillaume Willecoq   le   lundi 14 août 2017
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Dans le sillage des deux géants ressuscités Roger Federer et Rafael Nadal, le jeune Alexander Zverev, 20 ans, se pose en force émergente du podium mondial. Comme Novak Djokovic avait pu le faire il y a dix ans tout juste. Jusqu’où "Sascha" poussera-t-il la comparaison ?

Ce qui se passe là n'a rien d'anodin. Arrivé aux deux tiers de la saison, le classement Race depuis janvier s’avère généralement plus parlant que le classement ATP de référence, établi sur les douze derniers mois. Qu’on ne s’arrête donc pas à la – déjà très respectable - 7e place mondiale d’Alexander Zverev : la vraie information, c’est que l’Allemand de 20 ans et 3 mois pointe ce lundi, dans la foulée de son titre au Masters 1000 de Montréal, à la troisième place à la Race.

Autrement dit : derrière les deux légendes ressuscitées Federer et Nadal qui raflent (presque) tout cette année, le n°1 mondial junior 2013 est le seul à tenir (un peu) le rythme. Seul à avoir pu chiper des titres d’envergure au duo (Masters 1000 du Canada mais aussi de Rome sur la route de Roland-Garros)… et seul avec eux à afficher une dynamique clairement ascensionnelle dans une saison étrange où le sommet de ATP World Tour tend à se transformer en infirmerie de campagne, avec hommes forts des saisons passées (Djokovic, Wawrinka, Murray), challengers habituels (Raonic, Nishikori) et mêmes jeunes pousses prometteuses (Kyrgios) en proie aux blessures.

78% de matchs gagnés, six titres...

Moins d’un an après son ouverture de palmarès à Saint-Pétersbourg, en fin de saison passée, voilà Alexander Zverev tenant du titre de six tournois, et crédité dans l'intervalle de 57 matchs gagnés pour seulement 16 défaites (soit 78% de succès), dont 46-13 en 2017. En salle à Montpellier (ATP250), sur terre battue à Munich (ATP250) et Rome (Masters 1000), sur dur extérieur à Washington (ATP500) et Montréal (Masters 1000) : "Sascha" gagne partout, s’assurant dès la mi-août d’avoir réalisé la meilleure saison d’un "teenager" depuis la fulgurante éclosion de Novak Djokovic il y a tout juste dix ans en 2007, sur les talons – déjà – de "Roger" et "Rafa". Il est le premier joueur hors "Big Four" à gagner deux Masters 1000 la même année depuis le doublé indoor Madrid - Paris de David Nalbandian... encore en 2007.

Parmi les victimes de marque du prodige allemand cette année : Roger Federer en finale à Montréal, Novak Djokovic en finale à Rome, mais aussi Stan Wawrinka (Miami), Marin Cilic (Madrid), Tomas Berdych (Madrid), Milos Raonic (Rome) et Kei Nishikori (Washington). En vérité, seul Rafael Nadal lui résiste encore : bien qu’il l’ait tenu deux fois sur trois dans sa raquette, il n’a jamais pu venir à bout de l’Espagnol, malgré une balle de match à Indian Wells l’an passé et un avantage de deux sets à un à l’Open d’Australie (match que le clan Nadal qualifie de clé dans sa saison 2017).

... mais à confirmer en Grand chelem

C’est d’ailleurs le seul point noir de la série en cours de "Sascha", ce qui le sépare, par exemple, de Djokovic il y a dix ans : ses performances en Grand chelem. Encore un peu "léger" physiquement, ce joli bébé d'1,98m pour 86kg ne parvient pour le moment pas à enchaîner les performances au meilleur des cinq sets, en attestent ses résultats timides en Grand chelem en 2017 : troisième tour à l’Open d’Australie, élimination d’entrée à Roland-Garros et huitième de finale à Wimbledon. A Wimbledon contre Milos Raonic et plus encore à l’Open d’Australie contre Nadal, on l’a vu mener deux sets à un mais s’éteindre petit à petit – voire, face à "Rafa", tomber en panne sèche. Son prochain challenge est là… mais on peut faire confiance à ce jeune homme bien entouré pour le relever. L’US Open n’attend que lui, pour continuer à marcher dans les pas de "Nole".

Alexander Zverev
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