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Wimbledon 2017 - Le grand huit de Roger Federer

Par Myrtille Rambion   le   samedi 15 juillet 2017
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Roger Federer est devenu le premier joueur de l’histoire à s’imposer huit fois à Wimbledon. En finale ce dimanche, le Bâlois a dominé Marin Cilic 6/3 6/1 6/4, bouclant même sa campagne anglaise sans perdre un set, ce qu'il n'était jusque-là parvenu qu'à faire une seule fois dans sa carrière, à l'Open d'Australie il y a... 10 ans. Il possède désormais 19 titres du Grand chelem.

À Rafael Nadal ses dix Roland-Garros, à Roger Federer, désormais, ses huit Wimbledon. En dominant en trois sets le Croate Marin Cilic (6/3 6/1 6/4 en 1h41), ce dimanche en finale, le Suisse est en effet devenu le joueur le plus titré de l’histoire du Grand chelem britannique en remportant une huitième couronne au All England Club, laissant derrière lui William Renshaw et, plus près de nous, Pete Sampras. Jamais aucun joueur n’avait accompli un tel exploit à Londres. Dans le même temps, le Bâlois a "accessoirement" accroché un 19e titre majeur à son palmarès déjà fourni, continuant ainsi à écrire un peu plus sa légende en même temps qu’il a augmenté les pages du livre des records du tennis.

Même s’il aurait sans doute préféré davantage de panache dans la victoire, rendue moins flamboyante dans la manière et la célébration par la blessure au pied gauche de Marin Cilic – de grosses ampoules sur la plante du pied - l’ayant empêché d’évoluer au même niveau que depuis le début de la quinzaine, le Bâlois a su s’imprégner de la portée de l’exploit. Mais il faut bien reconnaître qu’il a été aidé par un adversaire qui a failli tennistiquement et physiquement. Principalement au service : alors que le Croate pouvait jusque-là compter sur une moyenne de 62% de premières balles, pendant les deux sets de sa finale, il n’en a passé que 49%. Pour tout dire, le public du Centre Court a tremblé, deux fois, lorsque le kinésithérapeute du tournoi est venu au chevet d’un Marin Cilic touché au point de fondre en larmes sur sa chaise. L’abandon n’a pas semblé loin.

Mais en champion qui veut à la fois se battre jusqu’au bout et à la fois ne pas être un gâcheur de fête, le protégé de Jonas Björkman a serré les dents, demandé au soigneur de lui positionner un bandage frais sur son pied meurtri et est reparti au combat. Avec courage, mais peu de réussite. Quand dans le même temps, Roger Federer a lui, pu s’appuyer sur ses coups de génie habituels ainsi que, à l’inverse de son adversaire, sur une belle efficacité au service (8 aces, 81% de points remportés sur ses premières balles et 71% sur ses secondes !), le sens de l'Histoire ne pouvait plus être contrarié.

"J'ai du mal à y croire"

Un dernier ace à 184 km/h lâché et le Suisse a levé les bras au ciel de soulagement, de joie et d’incrédulité mêlés. Un huitième sacre à Wimbledon glané cinq ans après le précédent, un 19e titre du Grand chelem, à près de 36 ans (il les fêtera le 8 août), le tout sans perdre un set, ce qui ne lui était arrivé qu'une fois en Grand chelem, à l'Open d'Australie en 20...07 ? "J’ai du mal à y croire", a-t-il soufflé. C’est une fois qu’il a noté la présence de ses quatre enfants dans la loge où son clan n’avait pas perdu une miette de cette finale historique, que le plus "vieux" champion de Wimbledon de l'ère Open a semblé réaliser vraiment. Il a alors fondu en larmes, à son tour. Mais des larmes de joie, cette fois.

"Le sport est cruel parfois, a-t-il souligné sur le court en référence à la blessure de son adversaire. Mais Marin s’est bien battu et je le félicite pour son formidable tournoi." Puis, directement à l’attention du Croate, il a jouté : "Tu devrais être vraiment fier de toi. Cela arrive parfois de ne pas se sentir au top pendant une finale. Et j’espère que nous en jouerons des meilleures l’un contre l’autre dans le futur." Au dernier jour d’un tournoi où il a semblé plus "vert" que jamais, Roger Federer s’est, en dépit de son âge, logiquement projeté sur l’avenir, justement. "J’espère que ce n’était pas mon dernier match sur ce court si spécial, a-t-il dit. J’espère bien revenir l’année prochaine défendre mon titre."

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