En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et/ou réaliser des statistiques de visites.

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.

Wimbledon 2017 - Ce sera une finale Garbiñe Muguruza - Venus Williams !

Par Myrtille Rambion   le   jeudi 13 juillet 2017
A | A | A

La championne de Roland-Garros 2016 Garbiñe Muguruza a été la première à se qualifier pour la finale de Wimbledon, grâce à une victoire aisée sur Magdalena Rybarikova, ce jeudi. Ce sera sa seconde finale à Londres, après 2015. Elle y défiera l'inoxydable Venus Williams, tombeuse de Johanna Konta et en quête, à 37 ans, d'un sixième titre au All England Club, après 2000, 2001, 2005, 2007 et 2008 !

Muguruza, en toute logique

Les Anglais ont trouvé le jeu de mot qui résume à lui seul la performance de Garbiñe Muguruza en demi-finales de Wimbledon, ce jeudi : "Mugu-ruthless". Face à la Slovaque Magdalena Rybarikova, inexpérimentée à ce stade de la compétition, la championne de Roland-Garros 2016 a effectivement été impitoyable ("ruthless"). Le break réussi dès le deuxième jeu dans le premier set pour se détacher 5-0 en 22 minutes, puis un double break lui ayant permis de prendre l’avance 4-0 dans le deuxième ont suffi à l’Espagnole pour tuer le match : 6/1 6/1 en 1h04.

Systématiquement prise à la gorge par la puissance de frappe et la vitesse de "Garbi", Magdalena Rybarikova n’est jamais parvenue à vraiment faire mal à son adversaire, surtout pas avec son slice de revers. Bilan des courses : une copie très propre rendue par la gagnante du jour avec 3 aces, 74% de points remportés sur première balle et 22 coups gagnants. "Je suis entrée sur le court en ne m’attendant à rien de particulier, a commenté Garbiñe Muguruza. Je l’avais vue jouer, je savais qu’elle était très talentueuse, donc j’ai juste essayé d’être prête le plus possible pour ce match. Et le score final a peut-être l’air un peu plus ‘facile’ que ce que j’ai ressenti sur le terrain pendant la rencontre."

Voici donc Garbiñe Muguruza qualifiée pour sa première finale depuis son titre à la Porte-d’Auteuil. Ce sera la deuxième à Londres, après celle, perdue contre Serena Williams, en 2015, qui avait également constitué sa première expérience du dernier jour d’un Majeur. En l’absence de son coach Sam Sumyk, resté en Californie pour la naissance de son premier enfant, la présence à ses côtés durant toute la quinzaine de sa capitaine de Fed Cup Conchita Martinez lui a visiblement fait beaucoup de bien : non seulement l’ancienne n°2 mondiale a l’expérience du très haut niveau, mais elle a en outre celle, encore plus spécifique, de la victoire à Wimbledon, elle qui s’y est imposée en 1994, grâce à une victoire sur Martina Navratilova.

Lire aussi : Muguruza sort du bois

"Conchita et Sam travaillent vraiment ensemble, a précisé Garbiñe Muguruza, ils sont en contact et décident en commun ce que je dois faire. Ce n’est pas comme si c’était juste le travail des derniers jours qui payait, je me suis préparée pour ce genre de moments. Mais je pense que Conchita m’aide à gérer le stress du tournoi et l’attente qui découle du fait de jouer un jour sur deux. Elle sait comment se préparer, comment s’entraîner, elle me donne un supplément de confiance car elle a gagné ici."

Venus, toujours aussi verte

Pas si sûr finalement que l’âge ne joue vraiment rien à l’affaire. À 37 ans, non seulement Venus Williams n’a rien perdu de ce qui a toujours fait sa (ses) force(s) sur le gazon de Wimbledon, mais elle serait même plutôt du genre précieux nectar qui se bonifie avec les années. Tout en gardant une envie de petite fille, à l’image de ce sourire qu’elle a affiché juste après la balle de match et qui ne l’a plus quittée jusqu’à son retour aux vestiaires. Telle est peut-être la formule de cette alchimie gagnante, finalement. Pour se qualifier pour sa neuvième finale à Wimbledon, huit ans après la dernière, "Vee" a réussi le match quasi-parfait contre Johanna Konta. Et signé son 87e succès au All England Lawn Tennis and Croquet Club, un record parmi les joueuses encore en activité.

"JoKo" a quant à elle livré une performance peut-être un peu en-dessous de ses standards habituels, mais il faut bien le dire : face à elle, Venus Williams était assez injouable, manœuvrant notamment très bien la Britannique avec son attaque de coup droit juste dans l’angle. Imparable. Surtout quand on ajoute cela l’efficacité toujours aussi impressionnante de l’Américaine au service (79% de points gagnés sur ses premières et… 65% sur ses secondes !). Malgré des intentions clairement offensives en retour, la protégée de Wim Fissette n’a pu se procurer davantage que deux balles de break, toutes deux en vain. Pas suffisant pour empêcher Venus Williams de s’imposer 6/4 6/2 en 1h13 et d’ainsi se rapprocher un peu plus d’un sixième titre à Wimbledon.

"Je ne peux pas demander plus, a indiqué une Venus Williams extatique au micro de la BBC. Et pourtant, si… je vais demander une chose de plus. Un titre supplémentaire serait quelque chose d’exceptionnel. Aujourd’hui, le public a été très gentil avec moi. Ils ont été si respectueux alors que je sais qu’ils adorent "Jo"." Quant à son adversaire en finale, Garbiñe Muguruza, même si l’aînée des Williams mène 3-1 dans le face-à-face, elle s’attend à ce qu’en Grand chelem, qui plus est en finale, rien ne soit "du tout-cuit ! Garbiñe et moi jouons très bien sur herbe, a-t-elle prévenu. Et je pense que je vais demander quelques conseils à Serena". Car en 2015, pour la précédente finale de l’Espagnole à Wimbledon, c’est la cadette des sœurs qui était de l’autre côté du filet. Elle l’avait emporté. Avant que Garbiñe ne prenne sa revanche à Roland-Garros un an plus tard. Avec cette nouvelle finale majeure pour rebondir sitôt son titre parisien abandonné, l'Espagnole prouve définitivement qu'elle a tout d'une très grande.

Comments
Article suivant: Wimbledon 2017 - Querrey remet ça face au tenant
Articles Similaires