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Wimbledon 2017 - On passe la seconde

Par Guillaume Willecoq   le   dimanche 09 juillet 2017
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Chaque tournoi du Grand chelem a ses particularités de programmation. Celle de Wimbledon est de se dérouler sur 13 jours seulement, en raison d’un dimanche de la première semaine, le "middle Sunday", sans matchs joués. Une pause comme pour mieux marquer la séparation entre les protagonistes de la première semaine et les quelques "happy few" appelés à disputer la seconde. En attendant le toujours dantesque "Manic Monday" qui rétablit l’équilibre en programmant d’un coup l’ensemble des huitièmes de finale, hommes et dames, tour d’horizon de celles et ceux qui, à mi-chemin du parcours, peuvent encore prétendre à la victoire dans le troisième Grand chelem de l’année.

Les ténors

Pas de mauvaise surprise pour le "Big Four" : Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray sont toujours là. Les trois premiers n’ont toujours pas perdu de set, Andy Murray un seul. Avec Marin Cilic qui rôde dans les parages, il ne manque que deux vainqueurs de Grand chelem en activité à l’appel de la deuxième semaine : Stan Wawrinka et Juan Martin del Potro. Côté féminin, si la hiérarchie est moins lisible en l’absence de Serena Williams, la quintuple championne londonienne Venus Williams est toujours là, tout comme la n°1 mondiale Angelique Kerber et les lauréates en Grand chelem que sont Svetlana Kuznetsova, Garbiñe Muguruza et Jelena Ostapenko, toutes lauréates de Roland-Garros mais loin d’être malhabiles sur gazon, et la jeune maman Victoria Azarenka, déjà compétitive pour son deuxième tournoi de reprise.

Dans les coulisses de la finale dames

Les prétendants habituels

Ils et elles attendent leur heure, parfois depuis longtemps. On pense évidemment à Caroline Wozniacki, (ex)-reine sans couronne, n°1 mondiale durant 67 semaines sans jamais avoir atteint la consécration majeure, à Simona Halep, qui a perdu deux finales de Grand chelem, à Roland-Garros, sur le fil (2014, 2017), ou à Agnieszka Radwanska, titrée au Masters mais au mieux finaliste en Grand chelem (Wimbledon en 2012). Chez ces messieurs, on citera en premier lieu Milos Raonic, finaliste sortant à Londres, suivi de Grigor Dimitrov, demi-finaliste sur le Centre court en 2014 et battu au même stade de la compétition en janvier en Australie ou, chez les anciens qui s’accrochent, Tomas Berdych, finaliste à Wimbledon en 2010 mais dont le plus grand titre remonte au Paris Masters en… 2005.

Les nouveaux prétendants

Jelena Ostapenko aurait "dû" entrer dans cette catégorie… si elle n’avait grillé les étapes à Roland-Garros, et avec quel panache ! On commencera donc ici par la nouvelle tête de gondole du tennis féminin britannique, Johanna Konta, mais aussi la Croate Ana Konjuh, véritable terreur du gazon avec son jeu à plat, la demi-finaliste de l’Open d’Australie CoCo Vandeweghe, la terreur du printemps ocre Elina Svitolina, la récente quart de finaliste de "Roland" Caroline Garcia ou encore l’Allemand qui monte Alexander Zverev et l’Autrichien terrien Dominic Thiem.

Thiem - Djokovic 1/4 : Les temps forts

Les spécialistes

Une notion qui n’en finit pas de s’atténuer sur terre comme sur herbe, mais qui conserve ses adeptes. Soit, sur herbe, des anciens portés sur la prise de risques au filet (Gilles Muller) ou des grands serveurs adeptes de la conclusion rapide en coup droit (Kevin Anderson, Sam Querrey). Plus fines, la patte gauche d’Adrian Mannarino et les fulgurances de Benoît Paire ont tout pour leur permettre de se distinguer sur la surface : Mannarino le savait, Paire le découvre. Et même, et oui, un Espagnol pas réellement "spécialiste" au sens premier du terme mais dont le jeu à plat excelle lui aussi sur herbe, faisant de lui un contreur redoutable : Roberto Bautista Agut. Idem chez ces demoiselles pour Magdalena Rybarikova, qui laisse rarement passer une tournée de gazon sans signer un coup d’éclat quelque part.

L'inattendue

Avant le dernier Roland-Garros, Petra Martic n’avait plus disputé de Grand chelem depuis deux ans et émargeait au-delà du Top 600 mondial suite à une lourde blessure au dos. Entrée en qualifications de Roland-Garros grâce à un classement protégé, son aventure ne s’était terminée qu’en huitièmes de finale, où elle avait même servi pour le match contre Elina Svitolina. Trois semaines plus tard, la Croate remet donc ça à Wimbledon. Elle qui n’avait rallié qu’une seule fois la deuxième semaine en Grand chelem en huit années au plus haut niveau (Roland-Garros 2012) y parvient deux fois coup sur coup. Assurément l’une des belles histoires d’une année 2017 qui n’en manque décidément pas.

Petra Martic
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