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Wimbledon 2017 - Djokovic, tout changer pour redevenir lui-même

Par Guillaume Willecoq   le   jeudi 06 juillet 2017
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C’est là, il y a tout juste un an, que les fêlures sont apparues au grand jour, au détour d’une défaite au troisième tour de Wimbledon contre Sam Querrey. Eblouissant depuis un an et demi, tenant du titre des quatre tournois du Grand chelem – on n’avait plus vu ça depuis Rod Laver côté masculin – Novak Djokovic abandonnait une première couronne majeure… avant de céder toutes les autres, en série, de manière aussi spectaculaire qu’avait pu l’être sa mainmise sur le circuit entre novembre 2014 et juin 2016. Un an après le coup d’arrêt Querrey, revoilà donc "Djoko" au troisième tour de Wimbledon, suite à son succès aisé sur le Tchèque Adam Pavlasek, 136e mondial (6/2 6/2 6/1 en 1h33).

Mais en un an, tout a changé en profondeur chez le champion serbe, au point d’avoir opéré une véritable révolution autour de lui, une"thérapie de choc" selon ses propres mots : exit donc la quasi-totalité de son staff historique, l’entraîneur Marian Vajda, à ses côtés depuis 2006, le préparateur physique Gebhard Phil-Gritsch et le kiné Miljan Amanovic, arrivés en 2010, et Boris Becker, le co-entraîneur engagé début 2014.

A la place, deux novices du coaching : la légende Andre Agassi, dont on a abondamment parlé à l’occasion de leur première ensemble du côté de Roland-Garros, et, plus récemment encore, le spécialiste du gazon Mario Ancic, "un des meilleurs amis que j’ai jamais eu sur le circuit, un super gars, sympa, dont les valeurs correspondent à ce que je recherchais, dans le sport mais aussi dans la vie en général", décrit Djokovic. Avant de se pencher sur la répartition des rôles : "Andre ne peut pas être là à plein temps. Il a une vie très chargée, une famille. Il viendra plus sûrement lors des grands tournois pour me soutenir et m'aider. On a discuté et on est arrivé à la conclusion que l'on avait besoin de quelqu'un qui aurait plus le temps d'être là régulièrement. Mario est la personne idéale, il était tout en haut de ma liste – et Andre était d'accord aussi." 

Ultimes ajustements pour Novak Djokovic et Andre Agassi.

La nouveauté comme méthode de reconstruction

Demi-finaliste à Wimbledon en 2004, connu aussi pour y avoir "cueilli" Roger Federer au premier tour en 2002, Ancic récupère un Djokovic ayant commencé à soigner la perte sèche de son dernier joyau, Roland-Garros, sur un incrédible 7/6 6/3 6/0 face à Dominic Thiem en quarts de finale, par un titre sur le gazon d’Eastbourne.

"Seulement" son troisième trophée depuis l’aboutissement représenté par Roland-Garros 2016… et seulement la troisième fois que le Serbe optait pour une participation à un tournoi la semaine précédant immédiatement un Grand chelem."J'ai ressenti ce besoin de jouer des matchs, prendre des repères, engranger de la confiance", reprend Djokovic pour expliquer cette véritable nouveauté pour lui. Essayer des choses, tâtonner, avancer petits pas par petits pas… La reconstruction est en marche. 

2016, le sacre de Djokovic ep.7 : Finalement
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