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Les favorites de Wimbledon : le bal des prétendantes

Par Myrtille Rambion   le   samedi 01 juillet 2017
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En l'absence de Serena Williams, lauréate de cinq des huit dernières éditions, et alors que la n°1 mondiale, Angelique Kerber, apparaît en petite forme, ce Wimbledon 2017 côté féminin s'annonce des plus ouverts. Au point d'accoucher d'une aussi grande surprise que Jelena Ostapenko à Roland-Garros ? Ou d'autres taulières vont-elles en profiter pour revenir au premier plan ? Tour d'horizon.

**** Petra Kvitova : le retour qui force le respect

En décembre dernier, lorsqu’elle a dû subir une opération de la main gauche suite à une violente attaque au couteau, Petra Kvitova songeait peut-être comme dans un rêve à la possibilité de disputer Wimbledon 2017. Un peu plus de six mois plus tard, revenue à la compétition à Roland-Garros où elle a passé un tour, puis gagnante dès son deuxième tournoi de reprise quelques jours plus tard sur le gazon de Birmingham, la 12e mondiale a d’ores et déjà écrit sa deuxième partie de carrière au-delà du simple rêve : Petra Kvitova est clairement la favorite la plus identifiable d’une épreuve extrêmement ouverte en l’absence de Serena Williams, enceinte de son premier enfant. Même si l’intéressée, qui a renoncé au tournoi d’Eastbourne en raison d’une douleur aux abdominaux, s’en défend.

"Je ne me place pas parmi les favorites, dit la double championne de Wimbledon (2011 et 2014), parce que je n’ai pas joué pendant six mois. Je suis simplement revenue pour jouer au tennis, le sport que j’ai toujours aimé. Peut-être le tournoi de Birmingham a-t-il changé quelque chose dans l’esprit des gens, mais pas dans le mien. Je prends plaisir à chaque match, mais j’ai encore tellement de choses à améliorer. Je me suis prouvé que j’étais capable de jouer cinq matchs en six jours, mais maintenant, j’ai besoin de me relâcher un peu pour être prête. Je sais combien il est difficile de gagner un tournoi du Grand chelem, donc je ne me vois pas franchement comme l’une des favorites, là, tout de suite." Mais si elle sait combien il est difficile de gagner un Grand chelem, elle sait aussi comment y arriver. Et c'est ce passé prestigieux à Wimbledon qui lui confère une (courte) tête d'avance sur...

Petra Kvitova

**** Karolina Pliskova : et si le moment était venu ?

Certains titres de la presse britannique – et certains bookmakers - font de Karolina Pliskova, titrée à Eastbourne sur gazon dans la foulée d'une demi-finale à Roland-Garros, "la" favorite pour Wimbledon. Même si, même chez eux, le retour en flèche de Petra Kvitova change quelque peu la donne. Reste que la n°3 mondiale est, compte tenu de son style de jeu et de son niveau depuis le début de l’année, l’une de celles dont on se dit a priori qu’elle pourrait fort bien soulever le Venus Rosewater Dish à la fin de la quinzaine. Une position dans laquelle elle se trouvait d’une certaine manière déjà l’an dernier, après avoir gagné Nottingham et atteint la finale d’Eastbourne. Mais qui s’était traduite par une grosse déception, avec une défaite dès le deuxième tour à "Wimb".

"Peut-être attendais-je trop de moi à Wimbledon à ce moment-là, analyse aujourd’hui Karolina Pliskova. C’est peut-être pour cela que j’étais friable et ne jouais pas bien." Mais la finaliste sortante de l'US Open l’affirme : cette période est révolue. En partie grâce au travail qu’elle a accompli pour perfectionner son tennis. "J’ai accumulé pas mal de confiance grâce aux matchs que j’ai gagnés. J’ai déjà remporté trois titres cette année, du coup, je ne ressens plus la pression que je ressentais l’an dernier. Je gère mieux certaines situations."  Il va falloir : son titre à Eastbourne en dernière ligne droite avant Londres lui colle à elle aussi "la pancarte".

Halep - Pliskova 1/2 finale: Les temps forts

*** Johanna Konta : l’espoir de tout un pays

Son jeu et son parcours à Nottingham (finale) puis Eastbourne (demies) lors des tournois préparatoires à Wimbledon montrent bien, si besoin était, que Johanna Konta a a priori tout pour réussir au All England Lawn Tennis and Croquet Club. Victorieuse à Sydney puis Miami, quart de finaliste à l’Open d’Australie (après une demie l’an passé), la 7e mondiale compte sur une surface davantage à son goût pour lui faire oublier sa déconvenue de Roland-Garros (défaite au premier tour), sur une terre battue qui lui a peu réussi jusque-là. Signe qui ne trompe pas, Judy Murray elle-même fait de "JoKo" l’une des plus sûres brouilleuses de cartes de cette édition 2017 du Grand chelem sur gazon.

"Je pense que Jo Konta, a dit l’ancienne capitaine de Fed Cup dans une interview à la WTA, est l’une des joueuses qui a la possibilité de très bien figurer dans les Grands chelems désormais. Elle l’a d’ailleurs prouvé." Ses armes pour "bien figurer" à Wimbledon précisément ? "Elle sert très bien, détaille la maman d’Andy et Jamie Murray, elle prend la balle très tôt et n’a pas peur de venir au filet." La grande question reste de savoir comment elle peut gérer la pression du public britannique.

*** Venus Williams : toujours compter sur "Vee"

Incroyable. Bluffant. Mais complètement vrai. À 37 ans, Venus Williams est totalement en mesure de remporter un sixième Wimbledon. En l’absence de sa cadette Serena, qui attend la naissance de son premier enfant pour cet automne, "Vee" entend bien porter le nom Williams une nouvelle fois au firmament du vénérable AELTC. Toujours au top athlétiquement parlant, parvenant à gérer de mieux en mieux au quotidien la maladie auto-immune dont elle souffre, Venus se régale sur surfaces rapides comme nulle part ailleurs. À celles et ceux qui douteraient encore, un fait qui en dit long : en janvier dernier, Venus Williams a atteint – justement sur une surface plus rapide que les autres années - la finale de l’Open d’Australie. Qu’elle n’a perdu que contre… Serena. Alors, pourquoi pas aller au bout à Londres ?

** Azarenka, Ostapenko, Wozniacki et les autres : les outsiders

Et si Victoria Azarenka, de retour aux affaires sur gazon quelque six mois après la naissance de son petit Leo réussissait l’exploit de s’imposer à Wimbledon, un Grand chelem qu’elle n’a encore jamais gagné ? Difficile, certes, mais c’est à cela que l’on reconnaît les championnes, les vraies : l’impossible sur le papier ne leur fait pas peur. D’autant que la Biélorusse vaut bien évidemment beaucoup mieux que son actuelle 678e place mondiale…

Parmi les joueuses pouvant tracer leur chemin jusqu’à la victoire si toutes leurs planètes devaient s’aligner, Caroline Wozniacki figure elle aussi en haut de la liste. La Danoise, 6e mondiale, sacrée chez les juniors en 2006, est en regain de forme ces derniers mois, en témoignent notamment son récent quart de finale à Roland-Garros ainsi que son parcours à Eastbourne.

Même si elle est actuellement en recherche de confiance et de victoires, il ne faudrait pour autant pas enfermer en jetant la clé Angelique Kerber dans le placard des objets perdus à Wimbledon : finaliste sur le Centre Court l’an passé, la n°1 mondiale a la capacité à monter en puissance –vu sa force de frappe, c’est le cas de le dire- tour après tour, pour se hisser en finale. Voire plus.

À suivre également, Jelena Ostapenko. Comment la championne de Roland-Garros 2017 va-t-elle gérer la pression inhérente à son nouveau statut ? Telle sera la question principale à Wimbledon. Car sinon, sa puissance et son jeu à haut risque peuvent clairement faire des étincelles en Angleterre.

Dans les coulisses de la finale dames

** Mladenovic, Garcia : et les Bleues dans tout ça ?

Sur la lancée de sa formidable première moitié de saison, Kristina Mladenovic a un coup à jouer à Wimbledon. Récente quart de finaliste à S'Hertogenbosch puis Birmingham, où elle n’a cédé que sur le fil contre la future gagnante Petra Kvitova (6/4 7/6), "Kiki" sera tête de série n°12 du tournoi. De quoi légitimement nourrir de belles ambitions, elle qui, on le rappelle, a atteint les quarts de finale lors du dernier Roland-Garros. Tout comme Caroline Garcia, dont le jeu offensif peut lui aussi briller sur le gazon britannique. Sans oublier l’autre animatrice tricolore de la Porte-d’Auteuil cette année : Alizé Cornet qui a appris, au fil du temps, à aimer le jeu sur herbe et qui a déjà atteint (2014) la deuxième semaine de Wimbledon.

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