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Les favoris de Wimbledon : Federer, Nadal, comme au bon vieux temps ?

Par Amandine Reymond   le   mercredi 28 juin 2017
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Depuis le début de l’année, 2017 est synonyme de reconquête pour deux des plus grandes légendes de l’histoire du tennis. Alors qu’on annonçait la suite du duel Djokovic / Murray, voire l’avènement de la jeune garde, Roger Federer et Rafael Nadal ont effectué un spectaculaire retour au premier plan pour phagocyter les palmarès comme à leurs plus belles heures. Avec un Grand chelem, deux Masters 1000 et un ATP 500 chacun à leur compteur depuis le début janvier, ils font logiquement figure de favoris avant Wimbledon mais leurs rivaux n’ont pas dit leur dernier mot. Parviendront-ils à empêcher une quatrième finale "Rodgeur" / "Rafa" au All England club, après la trilogie 2006 - 2007 - 2008 ?

***** Roger Federer : de retour dans son jardin

Si on a vu la finale du tournoi de Halle lors de laquelle Roger Federer a étrillé Alexander Zverev 6/1 6/3 en 53 minutes, il est difficile de ne pas faire de Roger Federer le favori numéro 1 de ce Wimbledon 2017. Le Suisse y a récité son tennis avec une facilité déconcertante rappelant à tous que son échec au premier tour contre Tommy Haas à Stuttgart n’était qu’un accident de parcours. Avec 16 titres sur gazon dont 7 à Wimbledon depuis le début de sa carrière, et 6 finales (dont 3 à Wimbledon), Roger Federer a très souvent brillé sur cette surface. En 18 participations, "le Maître" a atteint quatorze fois les quarts de finale (au moins) et depuis 2013 il n’a plus perdu avant les demi-finales.

L’an dernier, c’est d’ailleurs à ce stade que Milos Raonic l’avait stoppé en cinq sets. Impérial au premier trimestre (triplé Open d'Australie - Indian Wells - Miami), l’homme aux 18 Grands chelems a choisi de faire l’impasse sur la saison sur terre battue pour se donner toutes les chances de s’offrir un huitième titre dans son jardin du All England Club où il compte pour l’instant 84 victoires pour 11 défaites. Le pari sera-t-il gagnant ? Réponse dans un peu plus de quinze jours.

**** Rafael Nadal : surfer sur la confiance

Comme Roger Federer, Rafael Nadal a fait un spectaculaire retour au premier plan cette saison. Si, contrairement à son rival suisse, il avait réussi à conserver sa place dans le top 10 en fin de saison dernière, l’Espagnol n’avait plus gagné depuis son titre à Barcelone en mai avant qu’une blessure au poignet le contraigne à déclarer forfait à Roland-Garros et perturbe la fin de sa saison. Une période de disette inhabituelle pour lui qui s’est achevée un an plus tard tout rond... dès qu’il a remis les pieds sur sa terre battue chérie. Déjà finaliste à l’Open d’Australie, à Acapulco et à Miami, "l’ogre Nadal" a tout raflé sur la surface ocre. Premier joueur à remporter 10 fois le même tournoi sur le circuit grâce à sa victoire à Monte-Carlo, le Majorquin a renouvelé l’exploit à Barcelone avant de s’imposer à Madrid. Impérial à Roland-Garros pour sa "décima", il n’a abandonné que 35 jeux avant de soulever la Coupe des Mousquetaires pour la dixième fois de sa carrière et s’emparer de la première place à la Race.

De retour à la deuxième place mondiale, Rafael Nadal peut détrôner Andy Murray à l’issue du tournoi londonien. Une hypothèse largement probable car s’il n’a remporté "que" 4 de ses 73 titres sur herbe, l’Espagnol s’est déjà imposé deux fois (2008, 2010) sur le Centre court de Wimbledon où il a disputé trois autres finales (2006, 2007, 2011). Et pour mettre toutes les chances de son côté, l’Espagnol ne s’est octroyé que quelques jours de repos après son sacre parisien avant de débuter sa préparation sur gazon sur les courts du tournoi WTA de Majorque. Attention tout de même aux premiers tours pièges.

Décima : la finale messieurs vue de l'intérieur

*** Andy Murray et Novak Djokovic, en reconquête

Si la saison 2016 avait été celle de Novak Djokovic (les six premiers mois) et Andy Murray (les six derniers), le Serbe et l'Ecossais ont marqué le pas en ce début de saison 2017, mais leur tempérament de champion pourrait leur permettre de réagir en retrouvant le gazon londonien sur lequel ils ont si souvent brillé.

Avec deux titres à Wimbledon (2013, 2016), une médaille d’or olympique conquise sur le Centre court en 2012 et cinq titres au Queen’s, Sir Andy a souvent fait le bonheur du public londonien et nul doute qu’il pourra encore compter sur son soutien pour tenter de conserver son titre - et sa couronne de numéro un mondial. Passé tout près de rejouer la finale de Roland-Garros (battu en cinq sets en demies par Stan Wawrinka), son parcours parisien avait tout pour le rassurer mais, battu d’entrée au Queen’s pour son retour à l'herbe, il a renoncé ensuite à disputer une exhibition en raison d’une hanche douloureuse.

Novak Djokovic aussi est dans le flou. Absent du circuit depuis sa défaite en quart de finale à Roland-Garros, le Serbe a décidé de disputer le tournoi d’Eastbourne pour prendre des repères et retrouver un peu de cette confiance qui lui fait défaut depuis plusieurs mois maintenant. C'est seulement la troisième fois dans sa carrière qu'il prend ainsi le parti de jouer la semaine précédant immédiatement un Grand chelem. Mais, même fragilisé, Novak Djokovic reste un prétendant sérieux à la victoire à Wimbledon où il s’est imposé trois fois (2011, 2014, 2015) et a atteint la finale en 2013.

Novak Djokovic - Andy Murray

** La jeune garde : Thiem, Zverev, Kyrgios, Pouille... et Khachanov

Alors qu’on les attendait au sommet dès cette année, les "Young guns" du circuit ATP se sont montrés encore un peu tendres mais leur explosion pourrait être imminente, facilitée par une surface exigeant moins d'intensité physique.

  • De nouveau demi-finaliste à Roland-Garros cette saison, Dominic Thiem est maintenant solidement installé dans le Top 10 (plus d'un an de présence ininterrompue) mais il doit encore faire ses preuves à Wimbledon où il n’a jamais dépassé le deuxième tour en trois participations. Seul Top 10 engagé à Antalya cette semaine, il y a perdu d’entrée contre le 222e mondial. Pour lui qui avait surfé sur sa dynamique terrienne l'an passé en triomphant sur l'herbe de Stuttgart au lendemain de "Roland", on a connu mieux comme préparation...
  • ... celle d’Alexander Zverev par exemple. Certes corrigé par Roger Federer en finale de Halle, le jeune Allemand (12e) avait néanmoins impressionné pour atteindre ce stade de la compétition pour la deuxième année consécutive. Pour sa troisième participation à Wimbledon, il peut légitimement espérer faire beaucoup mieux qu’un troisième tour, son meilleur résultat en Grand chelem à ce jour, lui qui a par ailleurs empoché le seul grand titre abandonné par le duo Federer/Nadal à la concurrence en 2017 : le Masters 1000 de Rome.
  • Titré sur le gazon de Stuttgart, Lucas Pouille (15e) a désormais gagné sur toutes les surfaces à part le dur extérieur. Une polyvalence qui fait logiquement de lui l’un des adversaires à éviter à Londres, où il avait atteint son premier quart de finale en Grand chelem l’an dernier.
  • Quart de finaliste pour sa première participation en 2014, Nick Kyrgios (20e) a atteint les huitièmes de finale ces deux dernières années. Contraint à l’abandon au premier tour du tournoi du Queen’s après une mauvaise chute lors de son match contre Donald Young, l’Australien désormais coaché par Sébastien Grosjean devrait être remis pour le début du Grand chelem londonien.
  • En pleine progression ces derniers mois, Karen Khachanov pointe cette semaine à la 34e place mondiale. Après avoir atteint ses premiers huitièmes de finale en Grand chelem à Roland-Garros, le Russe de 21 ans s’est hissé en demi-finales à Halle (battu par Federer). De bon augure avant de disputer son premier tableau final à Wimbledon où il sera tête de série n°31.

* Et aussi…

Finaliste à Roland-Garros, Stan Wawrinka (3e) n’a jamais dépassé les quarts de finale à Wimbledon, seul tournoi du Grand chelem qui manque à son palmarès. Mais le Suisse aux trois titres en Grand chelem a depuis longtemps prouvé ses capacités d’adaptation et n’est jamais aussi dangereux que lors des matchs au meilleur des cinq sets. Comme lui, Marin Cilic (6e), vainqueur de l’US Open en 2014 et finaliste au Queen’s la semaine dernière là même où il s’était imposé en 2012 et incliné en finale en 2013, sera l’un des sérieux outsiders ce cette édition 2017. Côté pile, le Croate n'est perdu qu'une seule fois son service en deux tournois de préparation sur gazon ! Côté face, sa tendance à perdre les tie-breaks a abouté à ce que malgré son statut d'inbreakable, il n'ait gagné aucun de ces deux tournois...

Il faudra se méfier aussi de Milos Raonic, 7e mondial et finaliste sortant, de Feliciano Lopez (25e), finaliste à Stuttgart et vainqueur au Queen’s, Gilles Muller (26e),titré à s-Hertogenbosch, Grigor Dimitrov (11e), demi-finaliste au Queen’s cette année et à Wimbledon en 2014, ou encore les Français au pied jardinier, Jo-Wilfried Tsonga (demi-finaliste à Wimbledon en 2011 et 2012) et Richard Gasquet (demi-finaliste en 2007 et 2015).

Wawrinka - Murray 1/2 finale: Les temps forts
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