En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et/ou réaliser des statistiques de visites.

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.

Paolo Maldini : "Ce qui me plaît dans le tennis : le défi personnel"

Par Anne Champomier   le   lundi 26 juin 2017
A | A | A

L'actualité tennis nous porte vers le gazon de Wimbledon, mais c'est bien sur terre battue, du côté de Milan, qu'a lieu l'attraction de la semaine, avec la présence dans le tableau de double de ce Challenger côté (Robredo, Ramos, Delbonis ou Volandri au palmarès) de Paolo Maldini, légende du football, recordman de matchs joués en Serie A et cinq fois vainqueur de la Ligue des champions avec le Milan AC. L'homme aux 126 sélections en équipe nationale italienne nous parle de son rapport au tennis, et de ce challenge insolite : disputer un tournoi professionnel... pour sa toute première compétition officielle ! 

Paolo Maldini, racontez-nous comment vous êtes arrivé à disputer à 49 ans (il les a fêtés ce lundi, ndlr) un tournoi de tennis professionnel ?
C’est Stefano Landonio, mon professeur-partenaire (45 ans et ex-975e mondial, ndlr), qui m’a proposé de nous inscrire au tournoi de pré-qualifs organisé par l’Aspria Harbour Club, qui attribue une wild-card pour le double du tournoi Challenger. Nous avons disputé trois matchs et remporté ces pré-qualifs. Pour être honnête, j’ai failli ne pas participer car mon fils Daniel (16 ans) avait un match très important pour le championnat d’Italie des moins de 16 ans avec le Milan AC, qu’il était impossible pour moi de manquer, mais finalement ça s’est fait et c’est très sympa de jouer ce tournoi ici, dans mon club.

Quand avez-vous commencé à jouer au tennis ?
J’ai pris quelques cours quand j’avais 10-11 ans pendant les vacances, mais très vite je n’ai pas continué car, à ce moment–là, je jouais déjà sérieusement au foot et concilier les deux n’était pas possible. Puis quand j’ai arrêté ma carrière, en 2009, j'ai voulu continuer le sport, mais comme j’ai un problème aux genoux, je ne peux plus faire ni de course à pied ni même jouer au foot. Alors j’ai essayé la boxe, qui est un sport très exigeant, mais ça me faisait mal aux poignets. Et finalement j’ai repris le tennis. Le tennis n’est d’ailleurs pas très conseillé non plus pour mes genoux mais je préfère avoir quelques douleurs en plus que mourir dans la tête (rires) !

Vous jouez régulièrement ? 
J’ai pris d’abord des cours avec Stefano ici, une à deux fois par semaine. Je joue aussi avec des amis de temps en temps, mais je suis vraiment un joueur dilettante. J’ai encore beaucoup de contraintes professionnelles (Paolo Maldini est co-fondateur et directeur technique du club de foot Miami FC, ndlr) et des déplacements donc je ne peux pas jouer autant que je le voudrais. Disons que je me débrouille au service et en coup droit, même s'il y a encore du travail. Et j'aime monter à la volée.

Vous avez déjà participé à une compétition ?
Non d’ailleurs je suis non classé ! Avec Stefano, nous avons été associés en double sur quelques événements comme des matchs de charité de temps en temps, et ça nous a plu de jouer ensemble. Mais à part un tournoi régional de plus de 45 ans l’année dernière, où j’étais inscrit en simple et double, c’est ma première expérience en compétition (son niveau est estimé au classement italien à 3.5, soit environ 15/2 en France, ndlr).

D’autres anciens joueurs de foot viennent régulièrement jouer dans ce club. Vous jouez aussi avec eux ?
Oui, il m’arrive de jouer avec Nemanja Vidic (ex-joueur de l’Inter Milan) et Clarence Seedorf (ex Milan-AC) mais eux jouent bien plus souvent que moi. Pour l’instant, comme ils ont commencé après moi, je suis encore meilleur, mais vu qu’ils sont plus jeunes dans un an ils me battront (rires) !

Qu’est-ce que cela change de passer d’un sport collectif à un sport indiviuel ?
Pour moi, la grosse différence c’est la gestion mentale. Le foot reste un sport d’équipe donc c’est tout le groupe qui est sur le terrain et qui gagne ou perd. Là tu es tout seul, tu dois t’en sortir seul, et c’est ça qui me plaît : le défi personnel. Faire du sport en général me plaît. Mais j’ai consacré 25 ans de ma vie à ma carrière de foot, aujourd’hui je joue au tennis sans pression, sans idée de classement, je le fais vraiment pour m’amuser.

Est–ce que vous suivez le circuit professionnel ?
Je regarde le tennis à la télévision. Je suis allé quelques fois à l’US Open, car je passe souvent par les Etats-Unis, et aussi à Monte-Carlo. Mais je n’ai encore jamais eu l’occasion de venir à Roland-Garros.

A quoi vous attendez-vous pour votre match à venir (contre la paire Tomasz Bednarek-David Pel) ?
A m’en prendre plein la figure ! Je me doute de la différence entre un jeune tennisman qui joue toute l’année et un autre, d’un certain âge déjà, qui joue en dilettante. En plus je reviens d’un déplacement en Chine, je suis crevé par le décalage horaire donc ça va être dur ! Mais je veux vraiment profiter ici, dans mon club, de cette belle expérience.

Avec Bednarek et Pel à la fin de la rencontre (Maldini et Landonio ont perdu 6/1 6/1)... ainsi qu'un ex-coéquipier de Maldini au Milan AC : Clarence Seedorf (©De Matteo - Peluso - Makers).

Comments
Article suivant: "Roland" à la loupe, J15...
Articles Similaires