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Nadal - Wawrinka : l'Histoire à bout de (gros) bras

Par Amandine Reymond   le   samedi 10 juin 2017
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Rafael Nadal et Stan Wawrinka de part et d'autre du filet sur le court Philippe-Chatrier. C'était peut-être la plus belle affiche dont on pouvait rêver pour cette finale de Roland-Garros 2017. D'un côté, le nonuple vainqueur du tournoi invaincu en finales à Paris, de l'autre le vainqueur 2015, qui a remporté les trois finales de Grand chelem qu'il a disputées... Si l'Espagnol part logiquement favori dans son jardin, le Suisse a des arguments à faire valoir dans ce qui sera la première finale entre trentenaires à Roland-Garros depuis la victoire de Rod Laver (30 ans) sur Ken Rosewall (34 ans) en 1969.

Rafael Nadal, entrer un peu plus dans l'Histoire avec la "décima"

La "décima". Ce fameux dixième titre dont on parle depuis si longtemps est à portée de raquette de l'Espagnol, qui a concassé tous les adversaires qu'on lui a mis sur sa route Porte d'Auteuil cette année. Jamais Rafael Nadal, qui n'a plus gagné en Grand chelem depuis Roland-Garros 2014, n'avait été aussi expéditif dans un tournoi majeur. Avec seulement 9h49 passées sur le court et 29 jeux concédés (soit une moyenne de 4,8 par match), il n'a laissé que des miettes à Benoît Paire, Robin Haase, Nikoloz Basilashvili, Roberto Bautista-Agut, Pablo Carreno Busta et Dominic Thiem. Et alors qu'on lui promettait l'enfer en demi-finales contre ce dernier, tombeur de Novak Djokovic en quarts, le Majorquin n'a jamais tremblé.

Pourtant, selon son oncle Toni, il peut encore mieux jouer. "Contre Dominic Thiem, Rafael a bien joué mais il n'a pas très bien joué, nous confiait-il après la qualification de son neveu pour sa dixième finale. Il était tendu en début de match car il s'attendait à un match difficile. Mais Dominic s'est fait une montagne de ce match et a voulu forcer, frapper plus fort, jouer plus vite et a fait beaucoup de fautes." Moins impressionné qu'en 2008, lorsque Rafael avait surclassé tous ses adversaires, "Tio Toni" affirme ne pas prêter trop d'attention à la "décima", mais il en rêve quand même... "Chaque titre a été exceptionnel. S'il gagne demain, ça sera vraiment spécial. Il a gagné dix fois à Monte-Carlo, dix fois à Barcelone... Gagner dix fois ici, ça doit être incroyable !" 

Mais s'il y en a un qui peut inquiéter Rafael Nadal à Roland-Garros cette année, c'est peut-être bien Stan Wawrinka... "Stan, c'est un vrai obstacle, on sait que ça sera très dur. Il a gagné toutes les finales de Grand chelem qu'il a jouées, ça veut dire qu'il joue très bien ces matchs-là. Mais Rafael aussi a gagné toutes ses finales ici donc on verra qui sera le premier à perdre une finale ici à Roland-Garros", glisse Toni dans le sourire serein de celui qui n'a jamais vu son élève passer à côté de l'événement.

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Wawrinka, mieux que Roger ?

Invaincu en finale de Grand chelem, Stan Wawrinka compte déjà trois titres (Open d'Australie 2014, Roland-Garros 2015 et US Open 2016) et peut aussi se targuer, depuis sa victoire en finale à Melbourne en 2014, d'être avec Novak Djokovic et Roger Federer l'un des trois seuls joueurs à avoir battu l'Espagnol en finale d'un tournoi majeur. Plus globalement, il s'est fait une spécialité de battre le n°1 mondial dans ces finales : Nadal en Australie donc, puis Novak Djokovic à Roland-Garros en 2015 et à l'US Open en 2016.

Dans ce Roland-Garros, c'est un tour plus tôt qu'il a battu le n°1 à l'ATP : Andy Murray, en cinq sets en demies. Et au vu du niveau de jeu déployé depuis douze jours, le Suisse paraît le mieux placé pour pouvoir faire vaciller l'ogre de la terre battue. "Je crois que Stan Wawrinka, de par son parcours, son expérience sur ce court Central, comme cette victoire face à Novak Djokovic avec un tennis époustouflant, est capable à un moment donné de contrecarrer les plans du Majorquin, confirme Guy Forget. Je pense qu'il peut emmener "Rafa" dans un match extrêmement disputé, en lui prenant une manche, pourquoi pas deux. Si ce scénario se produit, on sait que Stan est très, très, très dangereux en cinq sets. On l'a vu contre Andy Murray gagner facilement cette cinquième manche, donc malgré son âge un petit peu plus avancé que son adversaire, il est très bon dans les matchs à long terme et finalement, c'est un match dans lequel il n'a rien à perdre. Il sait que Rafa est le grandissime favori, mais si on peut retrouver ces deux joueurs à leur meilleur niveau, alors là encore, on va avoir un grand spectacle." 

Et si, au terme de ce spectacle qu'on espère grandiose, Stan Wawrinka venait à soulever la Coupe des Mousquetaires pour la deuxième fois, il rejoindrait son illustre compatriote Roger Federer, seul joueur à avoir remporté ses quatre premières finales de Grand chelem (il est même monté à sept). Mieux encore, Stan Wawrinka deviendrait alors le seul Suisse, hommes et femmes confondus, à s'être imposé deux fois à Paris... De quoi marquer l'Histoire lui aussi !

Wawrinka - Murray 1/2 finale: Les temps forts
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