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Harrison et Venus, l'heure de gloire est arrivée

Par Alexandre Coiquil   le   samedi 10 juin 2017
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Vainqueurs de la paire Santiago Gonzalez / Donald Young en finale du double messieurs de Roland-Garros (7/6(5) 6/7(4) 6/3), Ryan Harrison et Michael Venus ont remporté leur premier titre du Grand chelem à l'issue d'une finale de qualité.

C'était le Roland-Garros des premières. Quelques heures après le premier sacre aux Internationaux de France de la fougueuse Jelena Ostapenko, la paire Ryan Harrison / Michael Venus lui a emboîté le pas en remportant la finale du double messieurs en début de soirée. Toute jeune, cette doublette s'est ouvert les portes de la postérité avec la manière à son cinquième tournoi disputé ensemble. Ce premier titre à "Roland" n'est probablement que le début de quelque chose de plus grand.

Vainqueurs logique de Santiago Gonzalez et Donald Young en trois manches lors de la finale (7/6(5) 6/7(4) 6/3) sur le court Philippe-Chatrier samedi, les deux hommes ont eux aussi remporté leur premier sacre en majeur, simple et doubles confondus. Equilibrée et joueuse, cette jeune paire, déjà titrée cette saison à Estoril au mois d'avril, a parfaitement pris la relève de Marc Lopez et Feliciano Lopez, titrés l'an dernier face aux frères Bryan après une superbe finale.

Ryan Harrison et Michael Venus

Harrison et Venus ont mieux géré les moments importants

Cette victoire a eu une portée symbolique forte. Si la Lettonie n'avait rien gagné à Roland-Garros avant qu'Ostapenko ne vienne mitrailler les lignes blanches de la Porte d'Auteuil, la Nouvelle-Zélande avait elle tout simplement arrêté de compter ses vainqueurs dans les tournois majeurs. Excellent samedi, tant à la volée qu'en retour de service, Michael Venus a donc mis fin à 43 ans d'insuccès à Roland-Garros pour le "pays du long nuage blanc". Il fallait ainsi remonter à 1974 et au sacre d'Onny Parun aux côtés de l'Australien Dick Crealy pour trouver trace d'un Kiwi victorieux au "French Open". C'est dire si cette victoire a apporté un petit parfum de renouveau.

Très rythmée, fluide, parfois spectaculaire, mais surtout très indécise, cette finale du double messieurs, la première sans tête de série depuis 1993, a proposé un excellent combat tactique. Souvent jouée en fond de court, elle a opposé deux équipes en mode bagarre pendant plus de deux heures. La défense a d'ailleurs été la clé de cette rencontre équilibrée où la victoire finale ne s'est jouée qu'à la gestion des moments importants. A ce petit jeu, Harrison et Venus ont été les plus forts.

A 5/5 dans le premier set, quand il a fallu sauver trois balles de break, lors du jeu décisif de ce premier acte, puis au moment d'aller chercher à nouveau le break à 4-3 (après la perte du break d'avance), les deux compères ont été les plus enclins à forcer leur destin. Toute la force d'abnégation de Gonzalez et Young, excellents eux aussi, n'y a rien fait. Voilà les noms d'Harrison et Venus à jamais gravés dans le palmarès de Roland-Garros. Stellaire.

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