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"Roland" à la loupe, J13...

Par Myrtille Rambion   le   vendredi 09 juin 2017
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Ce qu'il fallait retenir de la journée de vendredi, à Roland-Garros. Les infos insolites, les petites phrases, les analyses et les éclairages de nos experts : tout est là. Résumé en chiffres, en lettres et en images.

"L'atmosphère était énorme. J'ai pris énormément de plaisir, j'ai adoré. Le public est derrière moi, il me soutient énormément. Cela a été comme ça depuis le début du tournoi et cela me fait très plaisir."

- Stan Wawrinka s'est qualifié pour sa deuxième finale à Roland-Garros, après celle gagnée en 2015. Il a pour cela livré, vendredi, une énorme prestation face à un Andy Murray passé à un tie-break de la victoire (6/7 6/3 5/7 7/6 6/1 en 4h34) et porté par le public du Central.-

Pour "Rafa", moins n'est pas forcément mieux

"Je me fiche des jeux ou des sets que j'ai perdus ou pas. Tout ce qui m'importe, c'est que j'ai très bien joué tout au long du tournoi et que j'ai été capable de gagner tous les matchs. C'est la seule chose qui compte." Lors de la conférence consécutive à sa (très nette) victoire sur Dominic Thiem, en demi-finales (6/3 6/4 6/0), Rafael Nadal a, bien évidemment, été amené à commenter 1) le fait qu'il n'avait pas perdu le moindre set en route vers la finale, 2) qu'il n'avait perdu que 29 jeux jusqu'ici, à trois unités du record absolu détenu par Borg (1978). La réponse du Majorquin a donc fusé. "Je suis très heureux de la manière dont tout s'est passé depuis le premier jour, a poursuivi 'Rafa'. Atteindre la finale, c'est toujours un résultat positif pour moi."

23

 

Rafael Nadal en est à 23 matchs gagnés sur terre battue cette saison. Le Manacori est en tête du classement ocre 2017, juste devant... Dominic Thiem, dont le compteur reste donc bloqué à 22. Avant la victoire de "Rafa" en demi-finales de Roland-Garros ce vendredi (6/3 6/4 6/0), l'Autrichien co-détenait le record de victoires sur terre cette année.

L'image du jour

Simona Halep

Simona Halep dans une loge du court Philippe-Chatrier, en train de regarder un match de tennis à la veille de disputer la finale du tableau féminin. L'image a de quoi surprendre et pourtant, la scène a bel et bien eu lieu, ce vendredi. Dans la foulée de sa conférence de presse d'avant-finale, la Roumaine a en effet parcouru les quelques mètres qui séparent, dans le ventre du Central, l'accès à la salle d'interview de celui de la tribune internationale pour venir se glisser dans la loge de Ion Tiriac, l'un de ses mentors. En compagnie de son coach, Darren Cahill, Simona Halep a assisté à la fin du premier set de la demi-finale entre Andy Murray et Stan Wawrinka. Une fois le tie-break remporté par l'Ecossais, le tandem est reparti.

Quelques instants plus tôt, elle s'était confiée sur la pression inhérente à la possibilité de gagner Roland-Garros samedi, si d'aventure elle parvenait à battre Jelena Ostapenko, et de devenir par la même occasion la nouvelle n°1 mondiale. "Bien sûr que ce match est important, a-t-elle confié. Et je ne vais pas mentir sur le poids que cela génère sur mes épaules. Si je gagne demain (samedi), ce sera énorme, mais je ne veux pas y penser de trop car cela rajoute de la pression. J'ai l'habitude de dire que je joue bien sous pression, simplement, là, je n'en ai pas besoin. Je suis prête pour ce grand jour." 

Stan Wawrinka

Wawrinka, un clan avec "le cœur qui bat fort"

Les sourires et les yeux qui pétillent côté suisse contrastaient avec les visages fermés du clan britannique. A la sortie des tribunes joueurs du court Philippe-Chatrier juste après la demi-finale en forme de chef-d'oeuvre ayant opposé Stan Wawrinka à Andy Murray, les proches du Vaudois ne boudaient clairement ni leur plaisir ni leur étonnement, une nouvelle fois, devant la performance de leur champion, tombeur au bout des cinq sets après 4h34 du n°1 mondial (6/7 6/3 5/7 7/6 6/1). Les stats du Suisse parlent d'elles-mêmes : 87 coups gagnants pour... 77 fautes directes. Une prise de risque maximum où tous les coups ont été, dès qu'ils le pouvaient, envoyés à pleine puissance. Et un mental d'acier au moment de sauver des balles de break (5/12 converties seulement pour l'Ecossais).

"Stan a produit un tennis extraordinaire, a analysé Magnus Norman, le coach de Stan Wawrinka, avant de s'engouffrer dans les vestiaires. Même quand il était mené deux sets à un, j'étais toujours très content de la manière dont il jouait et dont il restait concentré. Ce n'était pas du tout douloureux, c'était au contraire de la joie pure de voir deux athlètes comme eux produire un tel niveau de jeu. Mais c'était aussi stressant, dans le troisième et le quatrième set surtout, car dans le cinquième, Stan était dans la zone, il réussissait des coups gagnants, se déplaçait vraiment bien à la fin." Isabelle, la maman du champion de Roland-Garros 2015, avait elle du mal à trouver les mots. "Je suis très émue, a-t-elle confié. Que peut-on dire après ça ? On ne s'habitue jamais au fait qu'il se qualifie pour une finale de Grand chelem. Nous, on ne joue pas du tout au tennis, alors on est très impressionnés de tout ce qu'il fait, de la manière dont il joue et réagit. C'est impressionnant jusqu'où il peut aller... Ce n'est jamais fini avec lui. Mais... j'ai le cœur qui bat fort ! (rires)"

Murray, c'est physique ?

Face à Stan Wawrinka en demi-finales ce vendredi, Andy Murray a peut-être un peu manqué d'énergie pour pouvoir réitérer le coup de l'an passé. Cela s'est surtout confirmé dans le cinquième set. "C'est clair que physiquement, je n'étais pas au top à la fin, a reconnu le n°1 mondial. En fait, c'était comme si mes coups n'avaient plus assez de poids en fin de match pour mettre Stan sous pression. Du coup, il dictait les points depuis le milieu du court, il distribuait et se donnait du temps pour réussir les coups qu'il voulait. Contre quelqu'un qui frappe aussi fort que lui, ce n'est bien évidemment pas l'idéal."

La question du jour : en tennis en fauteuil, que change la terre battue ?

Même Rafael Nadal, pour qui le naturel revient au lasso dès lors qu'il pose un orteil sur terre battue, il existe malgré tout un temps d'adaptation à la surface. Chez le Manacori, il est simplement beaucoup plus court que chez le commun des joueurs de tennis. A la sortie du court 6 de Roland-Garros, ce vendredi, après la qualification pour la finale du double en fauteuil de Stéphane Houdet et Nicolas Peifer, nous avons eu envie de demander aux champions olympiques de Rio si la terre battue était, selon eux, une surface très différente des autres. Et, le cas échéant, quelles étaient les adaptations, justement, qu'elles exigeaient des pratiquants en fauteuil.

"Contrairement au tennis debout, analyse Stéphane Houdet, on ne peut pas profiter de la glissade pour aller chercher une balle. Pour nous, une glissade ça veut dire perte d'adhérence, dérapage et que l'on va aller moins vite avec le fauteuil. Du coup, cela transforme la terre battue un peu en surface d'attaquant, parce que le premier qui attaque déborde l'autre du fait de ses difficultés à se déplacer." Son partenaire Nicolas Peifer le concède : "Le déplacement, c'est sûr que c'est plus compliqué. Sur le démarrage, il faut qu'on y aille moins fort, qu'on soit un peu plus relax pour être lancé et après seulement, on peut taper bien fort dans la balle."

Mais l'une des autres spécificités de l'ocre réjouit le Mosellan. "Moi, j'aime bien la terre battue, explique-t-il, parce que ça prend bien les effets. Avec mon revers (qu'il joue avec une rotation du poignet en fin de geste, ndlr) je peux bien tout lâcher et aussi bien gratter la balle." La science des effets, effectivement, en tennis en fauteuil également est essentielle pour bien figurer sur terre battue."On y fait des amorties qui là, sont gagnantes, alors que sur dur, elles ne le seraient jamais, confirme Stéphane Houdet. Il y a des slices, des chips très bas, durs à jouer sur terre. Et puis la gestion du rebond est un peu différente, il faut vraiment rentrer dans la balle pour ne pas le subir, qu'il soit très haut ou très bas."

Stephane Houdet et Nicolas Peifer
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