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"Roland" à la loupe, J11...

Par Myrtille Rambion   le   mercredi 07 juin 2017
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Ce qu'il fallait retenir de la journée de mercredi, à Roland-Garros. Les infos insolites, les petites phrases, les analyses et les éclairages de nos experts : tout est là. Résumé en chiffres, en lettres et en images.

"L'an dernier, tout me semblait sensationnel. En fait, je ne pouvais que gagner, quoi qu'il se passe. Alors que là, je suis revenu pour défendre des points. Du coup, je pense que c'est un peu plus difficile. Attention, bien évidemment que l'an passé, je n'étais pas satisfait avec une demi-finale, mais cela restait quand même extraordinaire pour moi. Cette année, ce n'est pas que je m'y attendais, mais je voulais aller loin. Je suis dans un état d'esprit différent."

- Un an après sa première à ce stade de la compétition en Grand chelem, Dominic Thiem est de retour dans le dernier carré à Roland-Garros. Pour cela, l'Autrichien a corrigé le tenant du titre Novak Djokovic 7/6 6/3 6/0 en 2h15. -

Dominic Thiem

Une pause pour Djokovic ?

Défait 7/6 6/3 6/0 par l'Autrichien Dominic Thiem en quarts de finale de Roland-Garros ce mercredi, Novak Djokovic, ainsi dépossédé du dernier titre du Grand chelem encore en sa possession, n'a pas exclu de prendre le temps d'une pause. Si le tenant du titre déchu ne l'a pas explicitement énoncé, il a en revanche répondu sans complètement botter en touche en conférence d'après-match. A un journaliste qui lui demandait : "Si vous le pouviez, feriez-vous une pause maintenant ?", le n°2 mondial a ainsi rétorqué : "Croyez-moi, j'ai réfléchi à beaucoup de choses ces temps-ci, spécialement ces deux derniers mois. J'essaie seulement de ressentir ce qui serait le mieux pour moi. Il y a eu beaucoup de changements dans mon équipe. Je suis enthousiaste à l'idée de travailler avec Andre Agassi et ma nouvelle équipe. En même temps, j'ai des responsabilités envers ce sport et envers les autres. Alors, on verra. Ce n'est bien évidemment pas une décision facile à prendre. Je verrai comment je me sens après ce Roland-Garros et je déciderai de quoi faire." Novak Djokovic n'avait plus concédé un set 6/0 en Majeur depuis l'US Open 2005 et un premier tour où Gaël Monfils l'avait battu 7/5 4/6 7/6 0/6 7/5.

10

 

Rafael Nadal s'est qualifié pour la 10e demi-finale de sa carrière à Roland-Garros. Après sa victoire de ce mercredi 6/2 2-0 ab. sur Pablo Carreno-Busta, le Majorquin continue ainsi à asseoir un peu plus sa domination sur le livre des records du plus grand nombre de présences dans le dernier carré des Internationaux de France.

L'image du jour

Stan Wawrinka

A deux points d'un match qu'il a jusque-là survolé, Stan Wawrinka se bloque le pied droit dans une course vers l'avant et chute dans le filet. Mais la frayeur n'est que de courte durée car le n°3 mondial se relève aussitôt et se dirige vers sa serviette, histoire d'ôter l'ocre sur son short et son maillot. Face à lui, Marin Cilic n'a rien pu faire. "Stan the Man" a gagné le point et s'apprête à réussir un ace sur deuxième balle, sur balle de match.

Le Vaudois a une nouvelle fois impressionné pour se défaire en trois sets et moins de deux heures de Marin Cilic (6/3 6/3 6/1). Il retrouvera en finale Andy Murray, lequel a pris plus de temps mais est arrivé à la même conclusion face à Kei Nishikori, dominé 2/6 6/1 7/6 6/1.

Halep, le "thriller" du jour !

Au cinéma, on appelle cela un thriller. Au tennis, un match à rebondissements. Simona Halep, grande favorite de l'édition 2017 de Roland-Garros, a remporté un quart de finale riche en suspense après avoir sauvé une balle de match face à Elina Svitolina. Si l'Ukrainienne pouvait logiquement éprouver des regrets après avoir mené 6/3 5-1 et être passée à un point du bonheur, la Roumaine pouvait, elle, savourer l'extraordinaire preuve de nerfs dont elle a fait montre sur le court Suzanne-Lenglen.

"A 5-2 contre moi, a-t-elle confié, je me suis assise sur ma chaise et j'ai pensé : 'ça y est, j'ai perdu. C'est mort.' Et c'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à me sentir plus relâchée. Peut-être parce que j'ai cru que c'était fini ? En tout cas, c'est là que tout est revenu."

Halep - Svitolina 1/4 : Les temps forts

Vilas, fan de Thiem !

Croisé dans les couloirs du court Suzanne-Lenglen quelques minutes après l'exploit de Dominic Thiem, Guillermo Vilas ne tarissait pas d'éloges pour l'Autrichien. "C'est un super joueur et un garçon que tout le monde trouve super sympa, a expliqué le champion de Roland-Garros 1977. Je sais qu'il voulait me parler, cela fait plusieurs fois qu'on essaie de se voir mais sans succès pour le moment. Ce que j'aime dans son jeu et son attitude, c'est qu'il est 'cool'. Toujours. Tout le monde l'apprécie. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui ne l'aime pas. En plus il est jeune, donc c'est encore mieux ! Il va devenir un grand champion." Tout particulièrement sur terre battue ? "Oui, a prédit l'Argentin avant de s'engouffrer dans le restaurant des joueurs. Et pourquoi pas ici ?"


Caroline Garcia

"C'est mon plus beau souvenir, je dois le dire, dans un tournoi du Grand Chelem et ici, à Roland-Garros. J'ai profité des bons moments sur le court, j'ai tout donné, je me suis battue et j'ai ressenti beaucoup d'émotions, notamment grâce au public."

- La belle histoire de Caroline Garcia dans ce 'Roland' 2017 s'est arrêtée en quarts de finale ce mercredi, où elle a été battue par la tête de série n°2, Karolina Pliskova (7/6 6/4).-

La question du jour : en quoi avoir joué aide-t-il à (bien) coacher ?

Dans le clan de Jelena Ostapenko, demi-finaliste surprise chez les femmes, une femme veille plus attentivement que les autres au parcours de la Lettonne. Sous sa visière, la même que celle qu'on lui connaissait sur le circuit, l'Espagnole Anabel Medina-Garrigues prend visiblement beaucoup de plaisir à occuper ses fonctions de coach. Au moins jusqu'à la fin du tournoi, nous a-t-elle confié. "Nous avions un accord jusqu'à "Roland", a-t-elle expliqué. On va voir ce qu'elle a en tête et ce que moi j'ai en tête et on décidera." A la sortie de l'entraînement, à la veille du match le plus important jusque-là de sa protégée, nous avons donc posé la question à l'ex-16e mondiale, deux fois sacrée en double à Paris (2008 et 2009) : en quoi avoir un passé à haut niveau peut aider à coacher ?

"Eh bien, parce que je ressens ce qu'elle ressent, a répondu Anabel Medina-Garrigues. Je sais ce qui marchait pour moi dans telle ou telle situation : dans un point sous pression, dans un bon moment du match, un mauvais moment... Je peux lui expliquer comment moi je me sentais dans ces moments-là et elle peut commencer à tout analyser. L'analyse de l'adversaire, de ses points forts, de ses points faibles, des balles qu'elle aime ou n'aime pas jouer, cela a toujours été une chose que j'aimais faire en tant que joueuse. Du coup, je peux transmettre ça à Jelena."

Et avec une joueuse aussi explosive et fougueuse qu'Ostapenko, sur quel aspect l'Espagnole met-elle tout particulièrement l'accent ? "La plupart du temps, quand je suis avec elle, j'essaie d'organiser son jeu, tranche Anabel Medina-Garrigues. Elle a cette mentalité d'être tout le temps très, très agressive. Or parfois, il faut qu'elle défende, il faut qu'elle mette une balle de plus dans le court donc j'essaie de lui expliquer que le tennis, ce n'est pas juste taper dans la balle. Dans ce domaine-là, elle se débrouille plutôt bien ! Et pour l'autre, elle fait d'énormes progrès : défendre un peu plus, choisir la bonne direction... Du coup, quand elle est très concentrée, qu'elle ne se disperse pas, elle est très dangereuse."

Le "petit" enjeu supplémentaire jeudi

A noter que son adversaire au stade des demi-finales, Simona Halep, peut quant à elle devenir n°1 mondiale en cas de titre dans ce tournoi de Roland-Garros.

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