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"Roland" à la loupe, J8...

Par Myrtille Rambion   le   dimanche 04 juin 2017
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Ce qu'il fallait retenir de la journée de dimanche, à Roland-Garros. Les infos insolites, les petites phrases, les analyses et les éclairages de nos experts : tout est là. Résumé en chiffres, en lettres et en images.

"Gaël ou un autre, peu importe : c'est un match de tennis, c'est un adversaire, même si c'est un ami. Mais je ne pouvais plus jouer. J'étais au bout. Ça faisait trop mal pour continuer, que ce soit Gaël ou quelqu'un d'autre en face."

- Victime d'une cruralgie, conséquence de sa blessure au dos, Richard Gasquet a été contraint de jeter l'éponge face à son ami Gaël Monfils, en huitièmes de finale ce dimanche (7/6 5/7 4-3 ab.) La bonne nouvelle dans tout ça ? "Le dos va mieux, a confié le Biterrois. Mais c'est descendu sur la cuisse et le nerf est douloureux." -

Nadal et Djokovic : l'effet métronome

Dans la série "il est vraiment très impressionnant" : depuis le début de cette édition 2017, Rafael Nadal n'a perdu que 20 jeux. Il n'y a guère qu'en 2012 qu'il avait fait mieux, avec 19 jeux seulement déboursés sur la route des quarts. "Est-ce que je suis satisfait ?, s'est étonné le Majorquin dans la foulée de sa victoire 6/1 6/2 6/2 face à Robert Bautista-Agut. Ce serait quand même très arrogant de dire le contraire après un tel résultat, non ?" L'autre grand favori à la victoire finale, Novak Djokovic, n'a pas, lui non plus, perdu un set en ce dimanche de huitièmes de finale. Malgré le score, la délivrance a été un peu longue à se dessiner pour le Serbe. La faute à Albert Ramos-Vinolas, toujours autant à la fête sur terre battue : le tenant du titre s'en est sorti en 2h27 : 7/6 6/1 6/3. "Merci pour l'ambiance ce soir !", a-t-il déclaré en français et avec beaucoup de succès sur le court. Visiblement, cette année à "Roland", la pression, il ne connaît pas.

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Comme le nombre de fois où Rafael Nadal et Novak Djokovic ont atteint (au moins) les quarts de finale à Roland-Garros. Les deux champions partagent désormais le record de l'ère Open avec Roger Federer. Le Serbe en est même à huit apparitions consécutives à ce stade de la compétition à Paris. Un seul homme a fait mieux que lui jusqu'ici... Roger Federer, encore lui !

L'image du jour...

Kristina Mladenovic

Les lèvres pincées. Pour ne pas laisser les larmes et l'émotion la submerger. Surtout ne pas se fier aux apparences : en cette fin d'après-midi d'un dimanche ensoleillé à la Porte d'Auteuil, Kristina Mladenovic est la plus heureuse des jeunes femmes et son bonheur visible. Pour cause : la n°1 française vient de faire chuter la tenante du titre, Garbiñe Muguruza, en la surclassant 6/1 3/6 6/3 en près de deux heures de jeu (1h59). La voilà qualifiée pour son premier quart de finale à Roland-Garros.

Sans produire son meilleur tennis, mais en étant, une fois encore, exceptionnelle sur le plan mental. Et en se nourrissant des vibrations et des encouragements du public."Merci à vous, a d'ailleurs lancé Kristina Mladenovic au micro de Fabrice Santoro à l'issue de la rencontre, devant un public qui lui a réservé une ovation. C'est un pur régal de jouer devant vous, je fais ce que je peux. Ce n'est pas parfait. J'ai dû faire au moins 35 doubles fautes devant vous ! Merci pour le courage et la force que vous me donnez, c'est inimaginable."

De fait, depuis le début du tournoi, une relation extrêmement forte s'est nouée entre "Kiki" et les spectateurs. D'abord parce que, comme le souligne Jennifer, croisée à la sortie du court Suzanne-Lenglen, "c'est vraiment super agréable de la regarder jouer". "Et puis elle a une énergie incroyable, terriblement communicative", complète quelques dizaines de mètres plus loin Fabrice. Mais cette alchimie incontestable, c'est finalement une famille d'Aveyronnais, eux aussi spectateurs ébahis de l'exploit du jour, qui l'analyse le mieux. Extraits de leur dialogue, dans les allées de Roland-Garros.

"AURORE. - Elle procure de l'énergie au public et c'est génial.

 JULIEN. - Ça donne carrément envie de l'encourager !

AURORE. - On la suivait déjà avant mais là, on va le faire jusqu'au bout, hein ! Je trouve qu'elle a progressé par rapport aux années précédentes. Même si sur ce match-ci, elle a moins bien joué que lors du troisième tour, par rapport aux doubles fautes, mais bon...

JOËLLE. - Oui mais ça, c'est le dos ! Elle a mal. Elle faisait beaucoup d'étirements... Le mal de dos, j'ai un peu peur de ça... Mais bon, elle s'en sortira au mental !

AURORE. - Le public la porte aussi, je pense.

JOËLLE. - Exactement. C'est : un prêté, un rendu. Elle nous donne, on lui donne (sourire)."

... et le "Ici, c'est chez moi !" du jour

Sebastian Korda : un air de famille

Les clameurs et les applaudissements provenant de "la campagne" en ce dimanche après-midi ne trompent pas. Alors que les "grands" en décousent, déjà, avec la deuxième semaine de Roland-Garros, les juniors, eux, commencent leur tournoi. Parmi les jeunes pousses à suivre tout particulièrement dans cette épreuve, outre les vainqueurs de Melbourne, Zsombor Piros et Marta Kostyuk, il y aura bien sûr les n°1 mondiaux Miomir Kecmanovic et Anastasia Potapova. Sans oublier les têtes de série n°2, tant chez les garçons que chez les filles, qui présentent le point commun d'avoir également tenté leur chance en "qualifs" chez les grands : Corentin Moutet et Amanda Anisimova. Mais c'est sûrement en présence d'un autre joueur que les plus "anciens" des fans présents à la Porte d'Auteuil éprouveront un pincement au cœur. En l'occurrence, l'Américain Sebastian Korda, fils du champion d'Australie 1998 et ancien 2e mondial Petr Korda. Pour ceux qui ont connu le père de "Sebi", voir le jeune homme attablé devant un plat de pâtes au restaurant des joueurs sous le court Suzanne-Lenglen relève clairement de l'expérience spatio-temporelle. L'air de famille est indéniable.

La question du jour : est-ce vraiment différent d'entraîner un homme ou une femme ?

Il paraît qu'on ne leur parle pas de la même manière et que les consignes ne sont pas les mêmes. Et que dire de la gestion du mental ! Entraîner une fille ou un garçon : rien à voir ! Vraiment ? Ou tout cela n'est-il finalement qu'idées reçues ? Avisant Thierry Ascione dans la box d'Elina Svitolina, lors de la victoire de la Russe sur la Polonaise Magda Linette (6/4 7/5), nous avons l'idée de lui poser la question. C'est que le Lyonnais a des arguments à faire valoir : Elina Svitolina s'entraîne désormais dans son académie et il officie lui-même comme consultant à ses côtés. Il est également le coach de Jo-Wilfried Tsonga. Sans oublier qu'il a également à son CV d'entraîneur Kristina Mladenovic et Nicolas Mahut. Pour en avoir le cœur net, nous lui avons donc demandé : est-ce que coacher un homme ou une femme est vraiment très différent ?

Thierry Ascione

"Tout dépend de la personne, tranche d'entrée Thierry Ascione (sur la photo, à droite). Il ne faut pas stigmatiser 'fille/garçon'. Je pense que cela dépend vraiment du joueur ou de la joueuse. Après, évidemment dans l'avant-match et l'après-match, les choses sont un peu différentes. Elina en tout cas, aura tendance à vouloir parler énormément avant et après ses matchs alors que les joueurs, eux, aiment bien, après leur match, être tranquilles dans leur coin et faire leur récup'. Je pense qu'ils ont moins besoin des infos tout de suite. Mais après, quand on se focalise sur le jeu, ça reste quand même les mêmes lignes, les mêmes balles donc moi, très honnêtement je ne vois pas trop de différence." Il existe peut-être un domaine, tout de même, où la dissimilitude est davantage marquée : l'attitude à adopter dans les tribunes pendant le match.

"Là, c'est vrai que les joueuses ont peut-être besoin d'un peu plus de communication, de regards, reconnaît l'ancien joueur pro. Après, il y a aussi des joueurs qui te regardent tout le temps, d'autres qui ne te regardent pas du tout. Mais là pour le coup, je pense que c'est plus une généralité avérée : les joueuses aiment bien regarder leur clan. En Grand chelem, contrairement au reste de l'année, elles n'ont pas de coaching sur le court, donc les infos qu'elles n'ont pas sur le banc aux changements de côté, peut-être les recherchent-elles dans le regard du coach ? Mais très honnêtement, il n'y a pas vraiment une grosse prise de tête dans l'appréhension du travail et de la façon de parler."

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